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Malombra › Our Lady of the Bones

cd • 11 titres

  • 1The arrival0:50
  • 2Magna Mater4:54
  • 3D.D.D. (deviated dopamines dance)1:40
  • 4La venta quemada7:23
  • 5A song for Sylvia Plath8:07
  • 6Our Lady of the Bones19:13
  • 7Sinister morning8:44
  • 8Oniria11:39
  • 9Stonehenge (Prophecy/ Moon goddess shines on/ Dance of druids)7:20
  • 10Requiem for the human beast6:06
  • 11Lost in time, lost in space and in the meaning1:40

extraits vidéo

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enregistrement

Musical Box Studio, Gênes, Italie, printemps 1995

line up

Mercy (chant, percussions, programmation), Fabio Casanova (orgue Hammond, synthé, piano, Moog, programmation, récitation), Matteo Ricci (guitare, choeur), Mario Paglieri (basse), Andrea Orlando (batterie, percussions), Andrea Cardinali (violon), Bernardo Donati (flûte), Marco Galvagno (guitare espagnole), Cristina Usai (voix féminine)

remarques

chronique

Le progressif, ce n'est pas vraiment mon rayon; non pas que j'aie quelque chose contre mais je suis plutôt rejeton du post-punk donc ces constructions alambiquées, ces démonstrations techniques et autres morceaux de vingt minutes, je ne suis pas très fan. J'ai pourtant fait exception pour une formation italienne du nom de Malombra, simplement parce que j'adore la voix de son chanteur Mercy découverte au sein des projets Ianva et Helden Rune. J'ai donc souhaité en découvrir plus. Si la démarche est avant tout influencée par le rock progressif, les influences gothiques ne sont pas loin non plus, même si moins présentes que sur le premier essai éponyme. 'Our Lady of the Bones', second opus de Malombra, s'inscrit dans une démarche spirituelle comme un rite initiatique, une approche de la mort et de l'au-delà. Pas question de brusquer les choses qui démarrent avec un court instrumental aux ambiances mi-chamaniques (les percussions) mi-folkoriques (la flûte) qui enchaîne sur un tempo plus martial à la manière du Bolero de Ravel...Quelques bruitages, des constructions néo-classiques étouffées, puis une voix féminine incantatoire qui s'adresse à Lilith...Tout semble exploser mais pas pour longtemps, la batterie s'efface peu à peu, de même que les guitares. Il faut attendre le quatrième titre pour que Mercy se mette à chanter; les ambiances sont mélancoliques servies par le violon puis plus grandiloquentes sur fond d'orgue et de tempi lents. Après quatre minutes, le morceau s'emballe, les atmosphères se font inquiétantes, la batterie roule puis tout éclate en un hard rock sombre; les étiquettes sont réductrices tant les techniques se mêlent: jeu de cymbales jazzy par instants, farandole de violon hanté, soli de guitare, climats obscurs...Si les breaks et le changements sont nombreux, les musiciens prennent la peine de laisser les ambiances se poser. Mercy n'a pas encore développé la texture grave qui caractérisera ses travaux
suivants mais se montre déjà efficace et contribue au feeling gothique de la musique. Après ce sabbat
endiablé, 'Our Lady of the Bones' démarre de manière plus tranquille avec notamment l'apport du piano et d'atmosphères pas toujours éloignées du Pink Floyd de 'The Wall'. Rien n'est jamais joué pourtant et à nouveau la transe se profile sur des rythmes plus rituels, des sonorités folles comme autant de spectres glissant à toute vitesse. La batterie s'accélère, le côté hard rock revient à la charge, vite complété par des montées d'orgue psychédéliques...Dix minutes, tout retombe, pas pour longtemps, l'accélération reprend, l'auditeur est balloté dans cette danse macabre qui paraît ne jamais se terminer. Avec ses vingt minutes, le titre éponyme est le plus long du disque. 'Sinister morning' se présente d'emblée comme plus sombre,
plus désespéré et je songe parfois à Saviour Machine. Le voyage n'est pas fini, la tempête intérieure se lève, le violon serpente entre les riffs, les touches de l'orgue; le rythme d'abord rituel, s'emballe...se casse et la chanson s'achève de manière nettement plus calme pour céder la place à 'Stonehenge' divisé en trois parties, la première consistant en une récitation, la seconde en quelque chose de plus atmosphérique et psychédélique (encore Pink Floyd) avant un final totalement barré accéléré à l'extrême qui glisse sur 'Requiem for the human beast' dont les orgues funèbres apportent une touche de mélancolie bienvenue; Mercy opte enfin pour son timbre grave, l'émotion se fait plus noire, le rythme s'apaise, violon, guitare sèche, puis tout repart avant que le voyage ne s'achève pour de bon sur une petite mélodie cabaret, laissant l'auditeur que je suis, les habits en lambeaux, le visage en sang, le regard empli
d'images à la fois belles et effroyables...Expérience positive ? Je ne saurais le dire, intense, c'est certain.

note       Publiée le dimanche 29 mars 2009

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