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Coil › Constant Shallowness leads to Evil

  • 2000 • Eskaton ESKATON 024 • 1 CD

cd • 23 titres

  • 1Higher Beings Command 4:09
  • 2I Am The Green Child 13:45
  • 3Beige 5:57
  • 4Lowest Common Abominator 5:00
  • 5Freebase Chakra 5:14
  • 6Tunnel Of Goats I5:00
  • 7Tunnel Of Goats II0:29
  • 8Tunnel Of Goats III0:21
  • 9Tunnel Of Goats IV0:23
  • 10Tunnel Of Goats V2:00
  • 11Tunnel Of Goats VI2:00
  • 12Tunnel Of Goats VII2:00
  • 13Tunnel Of Goats VIII2:00
  • 14Tunnel Of Goats IX2:00
  • 15Tunnel Of Goats X2:00
  • 16Tunnel Of Goats XI2:00
  • 17Tunnel Of Goats XII2:00
  • 18Tunnel Of Goats XIII2:00
  • 19Tunnel Of Goats XIV1:00
  • 20Tunnel Of Goats XV1:00
  • 21Tunnel Of Goats XVI0:15
  • 22Tunnel Of Goats XVII0:51
  • 23Tunnel Of Goats XVIII0:17

line up

John Balance, Peter Christopherson, Thighpaulsandra

remarques

Distribué lors d'un concert puis sur par World Serpent dans une coque rose

chronique

Coil n’est décidément jamais là où on l’attend et nombreux sont ceux qui sont restés sur le carreau avec cette sortie. Point de musique astrale ou de mélancolie exacerbée : si l’on retire la bizarroïde fresque électro-rituelle ‘I am the Green Child’, ‘Constant Shallowness leads to Evil’ est un album purement et simplement bruitiste. ‘Higher Being Command’, ‘Beige’, ‘Lowest Common Abominator’, ‘Freebase Chakra’, ‘Tunnel of Goats I-XVIII’ : tous ne sont qu’une succession de nappes de synthétiseurs distordus au maximum dont chaque canal fonctionne indépendamment. Oui, c’est le ‘Metal Machine Music’ de Lou Reed en version synthé. Passé la surprise, on s’interroge : pourquoi un tel disque ? Venant de la part de John, Peter & leurs acolytes ponctuels, on se doute qu’il y a quelque chose dans leur intention. Alors on plonge, on se replonge."Persistance Is All" nous disait le titre du concert. Certes, ce n’est pas aussi agressif ou chargé qu’un Merzbow, même si on retrouve le même plaisir masochiste dans ce bain de textures abrasives, rêches et saturées. Seulement, ‘Constant Shallowness…’ n’a pas vocation d’ouragan sonore : il avance doucement, comme s’il nous poussait en avant sur son paysage électrostatique. John récite de façon détachée quelques incantations, comme s’il invoquait quelque Dieu pyrique tandis que nous nous carbonisons dans son bûcher de distorsions. Et sur la longueur, ça commence à faire effet, ses contours prennent sens – si ‘Queens of the Circulating Library’ était la sérénité incarnée, ‘Tunnel of Goats’ est l’épreuve du feu, le rite purificateur sans lequel on ne saurait apprécier notre état à sa juste valeur. A l’arrivée, John éclate de rire, peut-être pour nous accueillir, peut-être pour se moquer - un disque difficile d’accès donc qui mérite une attention accrue car s’il est gratifiant dans certaines conditions, il peut tout aussi bien s’avérer insupportable dans d’autres.

note       Publiée le dimanche 29 mars 2009

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notes

Note moyenne        4 votes

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novy_9 › vendredi 8 novembre 2013 - 15:45  message privé !

un des rares Coil revendu direct, pas pour moi trop de bruit, s'est avéré insuporatable ....

Note donnée au disque :       
empreznor › jeudi 16 juillet 2009 - 16:10  message privé !

Trop de n renversés ces temps-ci, rien ne peut plus m'arrêter.

Note donnée au disque :       
Damodafoca › jeudi 16 juillet 2009 - 15:08  message privé !

"tu vieux d'inventer un truc là": Et toi une expression.

empreznor › jeudi 16 juillet 2009 - 14:55  message privé !

tu vieux d'inventer un truc là, peut-etre pour se moquer, à l'arrivée. Passé la surprise, c'est un album purement et simplement bruitiste.

Note donnée au disque :       
kama › jeudi 16 juillet 2009 - 13:53  message privé !

Oh? Perso je dirais qu'il mérite une attention accrue car s’il est gratifiant dans certaines conditions, il peut tout aussi bien s’avérer insupportable dans d’autres.