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Dzyan › Time Machine

  • 1973 • Bacillus BLPS 19161 Q • 1 LP 33 tours
  • 1993 • Bellaphon 288-09-108 • 1 CD

cd • 4 titres • 37:44 min

  • 1Kabisrain 7:59
  • 2Magika 8:45
  • 3Light shining out of darkness 3:13
  • 4Time machine 17:47

enregistrement

Dieter Dirks Studio, Stommeln, Allemagne, 1973

line up

Reinhard Karwatky (basse, contrebasse, claviers), Peter Giger (batterie, percussions), Eddy Marron (guitare, saz, voix)

remarques

chronique

Styles
jazz
rock
psychédélique
world music
Styles personnels
fusion

"Time Machine" et son succésseur, "Electric Silence", voient Dzyan se recroqueviller dans une formule en trio. Du groupe d'origine ne reste plus que le bassiste Reinhard Karwatky auquel s'adjoignent désormais Peter Giger aux percussions et Eddy Marron à la guitare. "Kabisrain" met les pendules à l'heure ; déjà, nous n'avons plus l'impression d'entendre le même groupe. En un sens, c'est plutôt normal puisque c'est exactement de cela qu'il s'agit ! Derrière une puissante chambre d'écho voici qu'arrivent des arabesques d'abstractions aux percussions et à la guitare classique qui charrient avec elles un parfum d'étrange, commun à Oregon ou à certaines productions ECM, et je pense plus particulièrement à Codona. C'est alors que déboule sans coup férir "Magika" qui prend tout le monde à rebours en réintroduisant un discours électrifiée, plus proche d'une certaine idée du rock. Une certaine énergie se dégage de ce titre, mais sa structure mouvante laisse à penser qu'il s'agit d'une improvisation. La première face se referme sur "Light Shining Out of Darkness", autre exercice de style à la guitare acoustique. Le nouveau Dzyan a parlé, et effectivement, tous nos repères semblent s'être dissous face à cette musique qui ne se laisse pas facilement dompter. La longue plage titre de dix sept minutes qui conclut le disque avec un sens du drame consommé résume les approches abordées jusque là, à savoir l'urgence et la fébrilité des amplifications électriques aux songes éveillés d'un ailleurs possible. Les nouvelles recrues, c'est un fait, ont clairement plus de bagage que les personnes qu'ils remplacent au pied levé, et la musique de Dzyan s'en ressent, plus sérieuse, plus cérébrale aussi, n'ayons pas peur des mots. Eddy Marron double ses parties de guitare : les rythmiques assurent une assise solide (chapeauté par l'imperturbable Karwatky à la basse) alors que les solii se révèlent incendiaires au point d'évoquer le Mahavishnu Orchestra. Du jazz fusion psyché ? Ça existe, Dzyan l'a inventé.

note       Publiée le dimanche 29 mars 2009

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