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Coil › presents Black Light District - A Thousand Lights in a Darkened Room

  • 1996 - Eskaton, ESKATON 008 (1 cd)
  • 1996 - Eskaton, ESKATON 009 (2 vinyle)

cd | 11 titres | 65 min

  • 1 Unprepared Piano [1:44]
  • 2 Red Skeletons [7:34]
  • 3 Die Wölfe Kommen Zurück [10:26]
  • 4 Refusal Of Leave To Land [7:29]
  • 5 Stoned Circular I [4:30]
  • 6 Stoned Circular II [6:45]
  • 7 Green Water [5:28]
  • 8 Cold Dream Of An Earth Star [9:01]
  • 9 Blue Rats [3:10]
  • 10 Scratches And Dust [0:55]
  • 11 Chalice [8:15]

enregistrement

Slut's Hole Studio, 1995/1996

line up

John Balance, Peter Christopherson, Drew McDowall, Jenny De'Ath, John Absolom, Louise Weasel, Otto Avery, Rufus Pool

chronique

Styles
ambient
ovni inclassable
Styles personnels
drug music

La chambre d'écho. Je n'avais plus que ces mots en bouche en ce mémorable weekend de psychonautisme où la cueillette de l'un faisait le voyage des autres. Et s'il y a une chose sur lequel nous sommes tous tombés d'accord, c'est que lorsque les murs ont la fâcheuse tendance à se transformer en accordéons, mieux vaut éviter de s'isoler dans une pièce, ornée d'un miroir qui plus est. Coil, sous l'appellation Black Light District, nous fait revivre l'expérience des drogues hallucinogènes prises dans un espace clos. Ce n'est ni un voyage astral, ni – à l'instar de Time Machines – un simulacre d'enthéogènes sous forme auditive : c'est plutôt l'effet qui est ici diablement bien retranscrit. Comme le personnage de la pochette, on est invités à se démultiplier pour pénétrer à l'intérieur du mur, pour un trip horizontal, pas effrayant mais pas rassurant, dans une chambre d'écho devenu hypertore. Une description pleinement consciente me ferait dire que l'introduction est un petit hommage à John Cage, que 'Red Skeletons' ressemble à du Scanner (d'ailleurs cité dans les remerciements) ou du cEvin Key, je dirai aussi que 'Die Wölfe Kommen Zurück' rappelle furieusement 'Astral Disaster' ; mais de vous à moi, est-ce bien pertinent de décrire des trucs aussi camés, subliminaux que 'Green Water', ou oser aborder le claustrophobique et pétrifiant 'Cold Dream of an Earth Star' ? John est là, il parle par moments comme pour s'assurer que nous sommes toujours sous contrôle, puis il nous laisse à nouveau choir seul dans la spirale silencieuse que notre cerveau se déroule en guise de tapis rouge. A la frontière du bad trip, Black Light District a la gentillesse de nous quitter avec le presque new-age 'Chalice' pour nous éviter de chuter plus loin dans la 'darkened room'. Complètement halluciné donc, ce disque qui se fait passer pour de l'ambient mais qui n'est autre qu'un des meilleurs pièges silencieux qu'il m'ait été donné d'entendre. Pour terminer par une phrase de sagesse entendue au sortir de cette état liminal : « La destination du voyage n'appartient qu'à toi ».

note       Publiée le dimanche 22 mars 2009

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vargounet › mercredi 7 septembre 2011 - 00:52  message privé !

Entre intriguant et malsain, quelques pièces qui me laissent sans avis concret mais j'aime ce sentiment brouillé après chaque écoute.

lachiassure › jeudi 10 décembre 2009 - 13:54  message privé !

Black light district ou le bad trip nitrique (hihi!!). Coil ou l'oreille d'un Art du visuel, ici une "musique" cinématographique fantastique (demeurant toujours obscure putain...) qui mériterait davantage d'intérêt et de reconnaissance. Heureusement, Les rats bleus rongent encore les parois carcerales des peureux... Enfin j'me comprends!!!

Note donnée au disque :       
Coltranophile › jeudi 10 décembre 2009 - 12:22  message privé !

Il existe des chambres aveugles, et dans certains cauchemars des chambres sans issue. En voici l'équivalent musical. On y entre mais en sortir? Par où? Surtout si on ne se sent ni l'envie ni même la possibilité d'appuyer sur "eject".

Note donnée au disque :       
Tallis › mardi 11 août 2009 - 18:28  message privé !

Réécouté aujourd'hui, toujours aussi flippant ce truc: claustrophobique, labyrinthique, humide et froid. Une fois rentré dedans, impossible d'en sortir...

kama › dimanche 22 mars 2009 - 17:14  message privé !

Je prefere ça qu'un dessin ;) Cela dit, pafois, on a beau choisir la destination, le voyage finit mal. Bref, je choppe l'album.