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The Moody Blues › Days of Future Passed

cd | 7 titres | 41:34 min

  • 1 The day begins [5:50]
  • 2 Dawn : dawn is a feeling [3:48]
  • 3 The morning : another morning [3:56]
  • 4 Lunch break : peak hour [5:29]
  • 5 The afternoon : a forever afternoon (tuesday ? ) / time to get away [8:23]
  • 6 Evening : the sun set / twilight time [6:40]
  • 7 The night : nights in white satin [7:24]

enregistrement

Londres, Angleterre, octobre 1967

line up

John Lodge (basse, guitare, chant), Ray Thomas (flûte, percussions, claviers, chant), Justin Hayward (guitares acoustiques et électriques, piano, claviers, chant), Mike Pinder (claviers, piano, mellotron, chant), Graeme Edge (batterie, percussions) et le London Festival Orchestra conduit par Peter Knight

remarques

http://www.moodyblues.co.uk/

chronique

1967, une année charnière, on ne le répètera jamais assez ; Pink Floyd explore notre psyché avec "The Piper At The Gates of Dawn", Jimi Hendrix nous balance deux albums, "Are You Experienced ?" et "Axis : Bold As Love", jetant les bases d'un hard rock aventureux et inventif, les Beatles, enfin, nous délivrent leur "Sgt.Pepper's Lonely Hearts Club Band" qui va durablement changer notre manière d'appréhender la musique populaire. Tout ça en quelques mois à peine, rendez-vous compte ! Pourquoi tant de noms illustres comme entrée en matière à cette chronique des Moody Blues ? Tout simplement parce qu'on peut difficilement passer sous silence l'influence toute relative de nos cinq britanniques, même si celle-ci fût en quelque sorte plutôt un prolongement de la démarche entreprise par les quatre garçons de Liverpool, et non pas une révolution en soi. L'angle d'approche des Moody Blues va conforter celles et ceux qui croient que la musique pop peut s'élever et, avec elle, élever le débat. Dans cette préciosité des arrangements, et plus particulièrement avec cet album, "Days of Future Passed", l'art des chansonniers se décline en cortège princier, requiem flamboyant, grandiloquence au romantisme exacerbé (le mégatube planétaire "Nights in White Satin" qui conclut le disque de fort belle manière). Comme les Stones et les Beatles, les Moodies viennent du rhythm'n'blues. Cela fait alors déjà trois ans qu'ils s'échinent à vouloir percer mais décidément la sauce ne prend pas. Le groupe s'accorde alors le temps de la réflexion, puis nous revient avec un projet ambitieux, dans l'air du temps, qui les voit s'associer au chef d'orchestre Peter Knight. C'est le London Festival Orchestra qui va apporter cette touche onirique déterminante, collision jusque là inédite entre classique et musique rock, ouvrant ainsi à la musique pop des autoroutes de possibilités qu'il reste à construire et dans laquelle de nombreuses formations vont venir s'engouffrer, à commencer par le premier King Crimson. Les facettes rock (le très Who "Peak Hour"), psychédéliques ("The Sun Set" d'inspiration indienne) et progressives (la suite "The Afternoon") qui modèleront le visage de la musique mondiale pour les dix prochaines années prennent leur source ici même.

note       Publiée le samedi 21 mars 2009

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bubble › mardi 9 octobre 2018 - 20:42  message privé !

Oui il a d’ailleurs bossé avec Leslie Bradley de streetly electronics.(fabricant initial du mellotron )

Klarinetthor › mardi 9 octobre 2018 - 19:58  message privé !

C'est pas eux aussi qui ont aidé à populariser le mellotron, né - lui-aussi - à Birmingham?

Rastignac › mardi 9 octobre 2018 - 12:59  message privé !  Rastignac est en ligne !
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Je continue dans la musique excessive... qu'est-ce qu'ils tartinent du violon sur celui-là... mais dans le genre groupe de rock + orchestre symphonique, c'est pas le plus moche. Les morceaux psyché sont agréables, le hit je le connais depuis un "les plus beaux slows", compilation qui m'a quand même marqué (même si c'est pour repêcher ce groupe ou Procol Harum, hem...). Oui, on entend toute l'époque en un disque, comme une compilation "les plus beaux hits de maintenant", mais les morceaux orchestraux sont la marmelade de trop... PS : quand j'écoute tous ces groupes qui emploient des orchestres j'ai Prokoviev qui rôde... je veux pas trop m'avancer, niveau histoire de la musique, mais j'ai l'impression qu'il a quand même eu une influence considérable sur la pop qui se veut "classe" avec des violons.

PechMayneau › samedi 3 septembre 2016 - 01:47  message privé !

Le premier album ou un groupe maitrise a la perfection le mellotron ... 2 titres ici sont carrément divin, le reste pas mal du tout ...

Note donnée au disque :       
dariev stands › mercredi 11 février 2015 - 20:49  message privé !
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Oui ou anti-Satin, voire anti Blues, non ? Un peu de sérieux.