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Ashen Simian › Omicron In Ostrobothnian Finsternis

8 titres - 53:57 min

  • 1 Vaporizer 6:40
  • 2 Footprints in the Sky 5:33
  • 3 Meteorstorme 6:31
  • 4 Start Before You Stop 5:51
  • 5 Omicron 3:58
  • 6 Finsternis 4:22
  • 7 Ostrobothnia 7:37
  • 8 Absit Invidia 13:25

line up

Ami Hassinen : Keyboards, synthétiseurs, guitares, basse & FX

remarques

Pour en savoir plus sur Ashen Simian et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://www.nettilinja.fi/~ahassine/news.htm

chronique

Ashen Simian est l’anagramme d’Ami Hassinen du groupe Nemesis. Groupe qui orientait sa musique entre une techno aux couleurs nébuleuses et un retro Berlin School. Omicron In Ostrobothnian Finsternis est sa 1ière œuvre solo. Un album où les 8 titres présentés démontrent la très grande versatilité de ce synthésiste Finlandais, qui n’a pas peur d’emprunter des sentiers audacieux tout en respectant une éthique musicale mélodieuse.
De brèves respirations haletantes métalliques ouvrent Vaporizer. Une hyperventilation saccadée qui respire sur des percussions martelantes et de beaux accords mélodieux, avant de s’engouffrer dans une techno impétueuse à la Juno Reactor. Aimant jouer avec ses structures rythmiques, tout en les assaisonnant de passages cosmiques, Ashen Simian brouille le tempo par de courtes intercades, tantôt modérées tantôt spatiales, faisant de Vaporizer une techno qui oscille entre la frénésie des rythmes et les espaces sphériques. On observe la même structure sur Start Before You Stop, quoique plus progressif que techno. Tout à l’opposé Footprints in the Sky est une sombre mélodie, enrobé d’une sensualité cosmique à la Patrick O’Hearn. Une très belle pièce avec une basse roucoulante. On tombe dès la 1ière écoute. De fins arpèges tournoient comme un carrousel cosmique pour introduire Meteorstorme. Une intro nébuleuse et spatiale qui entame son tempo avec des percussions roulantes et en cascade, dans un sombre océan étoilé d’accords d’une guitare solitaire. Imprécis, le rythme s’engage dans une forme de boléro incomplet qu’un synthé tente de stabiliser avec des strates en crescendo qui bifurquent sur des violons aux lourds accords orchestraux.
Avec Omicron et Finsternis nous pénétrons dans le domaine de l’étrange. Comme une horloge aux tic-tacs hors du temps, Omicron carillonne doucement sur une belle flûte et de fins arpèges mélodieux. En peu de temps, le titre prend une tangente plus lourde avec une guitare pesante et un rythme au débit plus fluide. Quand à Finsternis, d’étranges pulsations croassent dans un univers atonal. À mi-chemin le synthé ourle de belles strates mélodieuses qui enveloppent ses curieux bourdonnements sans pour autant réussir à moduler un rythme harmonieux. Ostrobothnia nous introduit dans un univers prog rock avec ses accords d’une guitare acoustique et son mellotron flûté en ouverture. Un tempo martelant, mais souple, allume le rythme sur un mellotron prédominant qui passe de la flûte aux chœurs denses sur une cadence légèrement à la hausse. Des accords de claviers sautillent sous un synthé symphonique qui coule de superbes solos à la Wakeman.
Pièce de résistance, Absit Invidia débute avec un vent strié d’ondes synthétisées. Une intro ambiante qui embrasse une douce séquence sautillante et pulsative, dans un contexte musical incohérent. Séquences sur séquences, la cadence se subdivise sur un synthé aux solos indisciplinés et une structure séquentielle minimalisme qui ondule dans une féerie sonore errante. Les strates se multiplient alors qu’une guitare explose de solos forts juteux, qu’un synthé souffle un solo doucement harmonieux sur une structure séquentielle aux ajustements névrotique. Du Tangerine Dream, de l’époque Baumann, Franke et Froese sur une structure musicale contemporaine fait de Absit Invidia un titre incontournable pour ceux qui aimerait savoir à quoi sonnerait le TD des années 70, en 2010. Superbement bon, même si totalement décontenançant.
Assez représentatif d’Omicron In Ostrobothnian Finsternis lorsqu’on s’y arrête. Un très bon album...je sais vous allez encore dire que Phae a la quote facile, mais si il y avait un volet excellent, un très bon aurait un 4 étoiles!!! Ça vaut un 4/6

note       Publiée le jeudi 19 mars 2009

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