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Gert Emmens / Ruud Heij › Silent Witnesses Of Industrial Landscapes

7 titres - 78:58 min

  • Silent Witnesses of Industrial Landscapes (Overture)| 10:06
  • Elements in Decay| 12:59
  • Liquid Ore Finding its Way| 13:02
  • When Night Falls| 8:28
  • Point of no Return| 7:55
  • Setting the Wheels in Motion| 18:12
  • Silent Witnesses Of Industrial Landscapes (Finale)| 8:04

line up

Emmens & Heij: Boss DR-660, Clavia Nord Modular, Clavia Nord Micro Modular, Elka Solist 505, EMS Synthi A, EMU E6400 Ultra, Emu Vintage Keys Plus, Korg MS-2000r, Korg Wavestation EX, Roland M-VS1, Roland SH-32, Yamaha A4000 sampler w/Mellotron and Stringensemble sets, Yamaha AN1x (*2), Yamaha S-30 w/PLG150-AN, Yamaha SY85

remarques

Pour en savoir plus sur Gert Emmens & Ruud Heij et entendre des échantillons sonores, visitez le site web; http://home.versatel.nl/emmens_heij/

chronique

L’association Emmens/Heij vient d’accoucher d’une superbe odyssée musicale. L’union des séquences lourdes et nerveuses de Ruud Heij à des rythmes imaginés et tissés par Gert Emmens façonne de la grande MÉ qui transcende la Berlin School et bifurque vers le lourd style de la Netherlands School où l’influence de Ron Boots et Tangerine Dream se fait entendre sur d’envoûtantes structures évolutives. Silent Witnesses of Industrial Landscapes (tout un titre) est le 4ième témoin de cette fructueuse association. C’est un album où la musicalité est confortablement assise sur de superbes séquences, de belles percussions et lignes de basse-séquence qui ondulent et tressaillent sous de superbes solos d’un synthé qui échappe de belles brumes mystiques. Des éléments qui ont charmés les amateurs de Berlin School, mais cette fois-ci l’approche est diablement plus lourde. "Overture" nous propulse dans les sphères moulantes du dernier Emmens; The Nearest Faraway Place Vol. 1avec une intro sombre, mais moins métallique, où l’on entend des séquences serpentées dans une nébulosité cosmique. Un clavier solitaire poinçonne ce nerveux mouvement séquentiel de ses arpèges moroses, alors que "Overture" continue sa lente ascension et s’attache à de sobres percussions tout en s’emmitouflant sous de beaux solos d’un synthé rêveur. Des solos immergés d’une étrange nostalgie et qui sifflent dans une belle approche mélodieuse jusqu’aux pénombres du cosmos. Des séquences limpides sautillent et s’entrecroisent avec finesse pour ouvrir le long et envoûtant "Elements in Decay". Une fine brume chtonienne s’étend sur ce mouvement zigzagant et s’alourdit avec de denses nappes de synthé qui recouvrent des séquences devenues plus intenses et rappellent indéniablement le travail de Chris Franke. Lourd et envoûtant, "Elements in Decay" progresse au dessous d’un ciel dardé de solos aux larges arcs sinueux et tombe sous le joug de percussions qui épousent à merveille une approche séquentielle revivifiée ainsi que des solos de synthé plus incisifs. Des solos qui se réfugient dans des nappes de synthé aux sonorités très près du terroir de Tangerine Dream pour ressurgir en douces brises spectrales et conclurent l’un des très bons titres sur cet album. "Liquid ore Finding its Way" présente une intro truffée de sonorités très éclectiques d’un monde animal abstrait qui croise les stries hurlantes d’un cosmos cracheur de feu. Une superbe séquence hyper active ressort de cette atmosphère bariolée. Elle ondule avec vélocité parmi de sobres et mélodieux accords de clavier, des percussions lentes, des lourdes envolées séquencées et des solos spectraux, dessinant un subtil paradoxe entre les rythmes et ambiances. C’est un vrai tourbillon de séquences qui ceinture nos oreilles lorsque le rythme permute vers une chevauchée séquentielle solitaire, dont les fébriles accords alternent avec une vitesse étourdissante. Une vitesse qui s’amenuise sous des souffles d’un synthé aussi mystérieux qu’imprévisible. Beau, sombre et ambiant, "When Night Falls" laisse filer des accords d’un clavier solitaire. Elles traînent dans un cosmos imprégné d’une mélancolique brume irisée qui échappe de fins solos rêveurs parmi le doux miroitement d’un délicat carillon aux mélodieux tintements. Tout y est beau et transpire la sensibilité d’Emmens avec ces touches hésitantes et ces complaintes sidérales qui fusionnent dans un taciturne paysage cosmique. Une belle séquence ascendante émerge d’une intro atmosphérique, et très électronique des années vintage, pour sortir "Point of no Return" de son nid cosmique. Elle monte et descend, entourée d’une brume irisée, d’étoiles et autres effets sonores électroniques, pour s’arrimer à de bonnes percussions et pilonner un tempo lourd et lent, irradié de nappes sèches. Sous l’épais manteau d’un dense mellotron, les percussions et les séquences se chamaillent et moulent un rythme imperméable et une très belle mélodie cosmique. Un rythme qui continue sa chevauchée sous un ciel barbouillé de stries filantes, de brume cosmique et de suaves solos d’un synthé toujours aussi onirique. "Setting the Wheels in Motion" débute avec un lourd et sombre voile mellotronné qui libère une panoplie de sonorités électroniques. Une ligne de basse séquencée pulse de façon arythmique, alors qu’une autre ligne séquencée libère des arpèges limpides qui sautillent lentement sous de belles strates de violons chimériques. Les séquences s’unissent pour créer un rythme désordonné où les accords alternent avec plus de vélocité, dans un mouvement qui n’est pas sans rappeler un mythique trio Berlinois, et trouvent refuge sous d’intenses solos torsadés qui ont émergé de cette énorme brume mellotronnée. Un peu après la marque des 9 minutes, des percussions viennent seconder cet hypnotique tempo oscillatoire. Le rythme devient alors plus complexe avec l’ajout d’une autre séquence qui serpente à pleine vitesse une structure toujours nappée de furieux solos et d’une tranquille brume irisée. "Silent Witnesses Of Industrial Landscapes (Finale)" clôture ce 4ième effort de Gert Emmens et Ruud Heij avec une structure similaire à "Overture", mais avec un tempo plus fluide et une mélodie plus présente. Un très bel album de MÉ où des séquences houleuses et progressives se joignent à de superbes approches mélodieuses, Silent Witnesses of Industrial Landscapes mérite une place de choix dans toute bonne discothèque de MÉ contemporaine. Le duo Emmens/Heij plonge à plein rythmes sur des structures lourdes et puissantes qui sont l’apanage de la Netherlands School et qui font revivre les belles années d’un Tangerine Dream de l’ère Baumann, Franke et Froese.

note       Publiée le vendredi 13 mars 2009

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gkar02300 › vendredi 13 mars 2009 - 08:05  message privé !

Pour moi l'album de la maturité.......tout est présent dedans,ambiance,séquences,mélodies......l'album parfait.

Note donnée au disque :