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U2 › The unforgettable fire

  • 1984 • Island 822 898-2 • 1 CD

cd • 10 titres • 42:42 min

  • 1A sort of homecoming5:28
  • 2Pride3:49
  • 3Wire4:19
  • 4The unforgettable fire4:56
  • 5Promenade2:33
  • 64th of july2:13
  • 7Bad6:10
  • 8Indian summer sky4:18
  • 9Elvis presley and america6:23
  • 10Mlk2:32

extraits vidéo

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enregistrement

Produit et enregistré par Eno/Lanois. Enregistré au Slane Castle, Co. Metah, et Windmill Lane studios, Dublin.

line up

Bono (voix); The Edge (guitares, claviers, voix); Adam Clayton (Basse); Larry Mullen Junior (batterie) - voix, instruments et traitements aditionnelles : Eno/Lanois - fairlight : Paul Barrett.

remarques

chronique

Styles
gothique
pop
rock
Styles personnels
the unforgettable sound

Il s'en est passé des choses, depuis. Le succès galactique de "Joshua Tree", la révolution Zoo Tv, l'installation en croisière à jouir d'une stature qu'on s'acharne à ne plus mériter à coup d'albums faciles; en 1984, année bénite, U2 n'est déjà plus l'auteur explosif du très respecté "War", et il n'est pas encore ce fameux "plus grand groupe de rock du monde". Pourtant, ce disque, ce son, cette musique, est toujours la première chose qui me vient à l'esprit, aujourd'hui encore, lorsque j'entends prononcer ces deux syllabes sans doute trop célèbres : U2. Première collaboration avec le tandem Eno/Lanois, "The unforgettable fire" va sceller, et incarner définitivement le "son" U2. C'est ici que la guitare papillon de The Edge ne ressemble plus à aucune autre; ici que la basse de Clayton est la plus ronde, grave et nocturne, assumant la mélodie fondamentale et les courbes rythmiques quand The Edge fait l'avion; ici que Larry Mullen Jr impose cette approche absolument unique du rythme et de son instrument, aussi enclin aux toms qu'à la caisse claire dans un travail roulant et plombé d'accents profonds qui tient autant des percussions que de la batterie rock; ici, enfin, que Bono est un chanteur foncièrement lyrique et engagé qui a offert à ses compatriotes l'hymne "Sunday bloody sunday" et s'est révélé au reste de l'europe en charismatique leader d'un rock sombre et fantasque, au travers d'un clip de pleine nuit, de forêt et de buées hivernales : le superbe "New year's day"... à l'époque, Bono n'agace pas encore : il fascine. Les 20 premières secondes de ce disque, "A sort of homecoming", portent en elles seules tout l'album "Joshua tree". Elles nous mènent néanmoins vers une musique encore obscure, à la fois triste et lumineuse, mêlant l'espoir à la douleur et la sincérité au lyrisme; une musique incroyablement soignée, riche et puissamment atmosphérique, crépusculaire, limpide et brumeuse à la fois. Avec "Wire" ou "Indian summer sky", U2 traite le post punk en esthète, avec "homecoming" et "unforgettable fire" dont les superbes harmonies s'enfoncent dans le velours gothique de ses cordes profondes, il donne à la new wave une dimension musicale inédite; U2 impose sa très grande classe mélodique, son sens du clair obscur, cet univers sublime, depuis perdu dans l'explosion. Le célèbre "Pride" n'est que la partie émergée de l'iceberg : si le solaire "Joshua tree" explosera les ventes, "The unforgettable fire" est un album entièrement voué à la beauté du soir, au brouillard, et à l'amour du son. Passé un morceau titre parmi les plus classieux de la décennie, le groupe se plonge dans une longue suite de pièces purement atmosphériques, vibrantes, fantomatiques et étoilées; "Promenade", "4th of july", "Bad" la merveilleuse; le temps de revenir à ses ombres post punk pour un "indian summer sky" qui s'ajoute aux 4 joyaux new wave qui ont ouvert l'album, et le sorcier indocile "Elvis Presley and America" reprend la route du mystérieux, jusqu'à l'aurore "Mlk", diaphane... religieuse. L'influence des deux producteurs est majeure, évidente. En arrière plan des dentelles de guitares reverbérées passent les voiles tour à tour profonds et éthérés d'ondes de claviers spectrales; chacune des notes volatiles de l'inimitable The Edge brille et virevolte comme une luciole. Une guitare en argent, des nuages et des cordes, des choeurs au lyrisme exacerbé : c'est fini, c'est vrai : il n'y a plus aucune racine punk dans cette messe pop ouvragée, mais U2, qui s'ouvre soudain en grand au plaisir du sonore, n'a sans doute jamais été aussi gothique. Oui, il s'en est passé des choses, depuis. Le succès galactique du très beau "Joshua tree", la révolution Zoo Tv, ou comment définir les nouvelles pistes de la pop pour les 20 ans à venir. Pourtant, dès qu'on me dit U2, c'est ce son, cet album, cette musique, à chaque fois, qui me vient en premier à l'esprit. Et aujourd'hui encore, à chaque fois, je me dis : quel groupe extraordinaire...

note       Publiée le lundi 9 mars 2009

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notes

Note moyenne        16 votes

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vigilante › jeudi 3 décembre 2020 - 18:37 Envoyez un message privé àvigilante

Je rends hommage au pouvoir évocateur et sincère de cette musique, que je n'ai pas écouté depuis plus de 15 ans...The Edge porte le disque sans être starisé, alors qu'il a inventé un son. Un vrai groupe. On se foutait de leur gueule quand on qualifiait ça de Rock Héroïque. C'est pas plus con que les déclinaisons contemporaines ou l'appellation Rock Gothique. 'Till death. Encore un...

Dane › mercredi 19 octobre 2016 - 16:45 Envoyez un message privé àDane

Elvis et MLK je zappe, Pride et Bad c'est selon l'humeur, Wire et Indian Summer Sky très bon comme A Sort Of Homecoming et le morceau titre même si j'ai toujours trouvé le passage du refrain inapproprié. Un bon album tout de même.

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Seijitsu › vendredi 25 juillet 2014 - 23:34 Envoyez un message privé àSeijitsu

Un album de transition ? Un disque qui n'aurait pas dû rester sans suite oui ! Ils n'ont jamais fait une musique aussi planante mais, paradoxalement, aussi intense. Pas mal de titres sonnent comme du For Against voire du Comsat Angels d'ailleurs (merci Brian Eno et The Edge). Ce qui peut paraitre bizarre quand on ne connait de U2 que ses tubes. Bref des VRAIES chansons + des atmosphères superbes = un de leurs meilleurs albums.

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Ramon › mardi 18 mars 2014 - 22:21 Envoyez un message privé àRamon

Bah le voilà l'album de transition par excellence, donc concernant l'excellence il faudra patienter jusqu'au suivant parce que celui-ci est tout de même un poil chiant pour cause de manque de vraies chansons si on excepte THE tube, Bad et la chanson titre.

zugal21 › jeudi 13 juin 2013 - 19:34 Envoyez un message privé àzugal21

Travaillé, intense et relaxant

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