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Nucleus › The Snakehips Etcetera

  • 1975 - Vertigo, 6360 119 (1 vinyle)
  • 2002 - BGO, BGOCD568 (2 cd)

cd | 6 titres | 43:10 min

  • 1 Rat's Bag [5:49]
  • 2 Alive and Kicking [9:28]
  • 3 Rachel's Tune [6:58]
  • 4 Snakehips Etcetera [10:28]
  • 5 Pussyfoot [4:05]
  • 6 Heyday [6:22]

enregistrement

Phonogram Studios, Londres, Angleterre, 1975

line up

Bob Bertles (flûte, saxophones alto, baryton et soprano, voix, percussions), Ian Carr (trompette, piano, moog, percussions), Geoff Castle (clavier, synthétiseur, percussions), Roger Sellers (batterie, percussions), Ken Shaw (guitare, percussions), Roger Sutton (basse, percussions)

remarques

Cet album est proposé avec "Under The Sun" dans une réédition double cd parue chez BGO en 2002

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
fusion

Le retour en forme et en force de Nucleus sur "Under The Sun", déjà fort éloigné de l'habillage soigné et mûrement réfléchi de leurs tous premiers albums, laissait présager un nouveau départ tonitruant pour la bande à Ian Carr. Le groupe désormais stabilisé avec l'arrivée du batteur Roger Sellers aurait donc du nous livrer, en toute logique, quelque chose d'au moins tout aussi contagieux. Pour une raison que je ne m'explique pas, "The Snakehips Etcetera" s'enfonce dans une sorte de pastiche du genre qui ne rend pas justice au potentiel réel du collectif. Les groupes fusion de ce genre ne seraient rien sans leur bassiste. Mais Sutton est bien seul à défendre le navire. Sellers n'est pas Spring. Il joue juste, mais droit, trop droit peut-être, au point de renforcer malgré lui le côté prévisible et rigide d'une musique qui ne nécessite pas qu'on la conforte dans ses travers les moins glorieux. "Alive and Kicking" démarre sur des notions floues pour rapidement se stabiliser autour d'une jam interminable, interrompue à intervalles réguliers par les rappels de thème joués de concert par Carr et Bertles. C'est une definition qui s'applique à peu de choses près à chaque titre de l'album, si bien que l'intérêt véritable se loge dans les premières minutes de chaque morceau, histoire de découvrir ce qui s'y trame, la suite finissant par nous lasser assez vite. Dans un certain sens, "The Snakehips Etcetera" serait à ranger dans la même catégorie que "Labyrinth". Sauf que les quelques entorses à la règle qui égrainent le présent disque ne semblent pas avoir de portée réelle si ce n'est celle d'enrober dans une esthétique vaguement recherchée un propos qui finalement s'égare dans des banalités. Et ce n'est pas la présence renforcée de la guitare qui pourra faire maigre lot de consolation. Sous sa pochette du JB's période disco, le Nucleus de "The Snakehips Etcetera" ne restera pas un des plus mémorables, lorgnant, en étant large et conciliant, du côté du Soft Machine post "Six" et "Seven", celui qui a vite préféré se réfugier dans un conformisme sans saveur.

note       Publiée le jeudi 5 mars 2009

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