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Nucleus › Roots

  • 1973 • Vertigo 6360 100 • 1 LP 33 tours
  • 2002 • BGO BGOCD567 • 2 CD

cd • 7 titres • 37:16 min

  • 1Roots 9:17
  • 2Images 4:52
  • 3Caliban 4:33
  • 4Whapatiti 3:21
  • 5Capricorn 4:01
  • 6Odokamona 3:25
  • 7Southern Roots and Celebration 7:47

enregistrement

Phonogram Studios, Londres, Angleterre, août 1973

line up

Ian Carr (trompette), Dave Macrae (piano), Jocelyn Pitchen (guitare), Brian Smith (flûte, saxophones ténor et soprano), Roger Sutton (basse), Clive Thacker (batterie), Aureo de Souza (percussions), Joy Yates (chant)

remarques

Cet album est proposé avec "Labyrinth" dans une réédition double cd parue chez BGO en 2002

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
fusion

"Roots", comme un retour à la normale ? Alors que rien n'a jamais été stable dans la carrière de Nucleus, en tout cas jamais suffisamment longtemps, comment y croire ? Il est un fait certain que ce n'est pas avec cet album-ci que Ian Carr introduira un changement, si tel était toutefois son intention de départ. À l'instar de "Solar Plexus", "Roots" termine le second cycle du groupe articulé autour de l'axe Brian Smith/Dave Macrae/Clive Thacker, bientôt démantibulé. Roger Sutton à la basse et Jocelyn Pitchen à la guitare font leur entrée, assurant ainsi la transition vers un devenir toujours aussi incertain. "Roots", le titre, démarre plutôt bien en donnant un coup d'envoi énergique au disque. De loin le plus uptempo des albums réalisés jusqu'ici par Nucleus, il en ressort un côté jazz funk assez prononcé, pas désagréable, mais finalement quelque peu éloigné de nos préoccupations véritables. Comme pour corroborer cette approche plus carrée, Nucleus va même jusqu'à tâter de la samba sur "Caliban". Sans effets particuliers. La première face oscille donc entre service minimum et tentatives d'hybridation peu concluantes (le chanté "Images", dispensable). Même si on n'est pas emballé par ce qui se déroule, fondamentalement, il n'y a rien à reprocher à "Roots", album souple et alerte. On passe donc à la seconde partie du disque pour se rendre compte que, là encore, rien de mémorable ne se produit. Il faudra attendre "Odokamona" et sa ligne de basse proméninente pour se sentir à nouveau captivé par ce qui se passe. Sur un thème répétitif qui va en crescendo, Ian Carr pique à Miles les effets wah wah que celui-ci avait abusivement employé sur "On The Corner". L'album s'efface ensuite derrière "Southern Roots and Celebration", se développant en deux temps comme son titre l'indique ; très inspiré des musiques du monde, à la manière de Weather Report, pour atteindre l'apothéose sous forme de jam nerveuse et endiablée. Quelque peu décousu, privilégiant l'efficacité à l'inspiration, "Roots" se contente donc d'assurer. Mais de fort belle manière.

note       Publiée le jeudi 5 mars 2009

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