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Nucleus › Solar Plexus

cd | 6 titres | 45:08 min

  • 1 Elements I & II [2:18]
  • 2 Changing Times [4:51]
  • 3 Bedrock Dreadlock [6:59]
  • 4 Spirit Level [9:21]
  • 5 Torso [6:12]
  • 6 Snakeship's Dream [15:27]

enregistrement

Trident Studios, Londres, Angleterre, 14 et 15 décembre 1970

line up

Harry Beckett (trompette), Ian Carr (trompette), Jeff Clyne (basse), Karl Jenkins (saxophone, hautbois, piano électrique), John Marshall (batterie), Tony Roberts (saxophone, clarinette), Brian Smith (flûte, saxophone), Chris Spedding (guitrare électrique), Kenny Wheeler (trompette), Ron Matthewson (basse), Keith Winter (synthétiseur), Chris Karan (percussions)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
jazz
canterbury
progressif
Styles personnels
british jazz > fusion

En terme de clarté, les choses se compliquent un petit peu à partir d'ici. De temps en temps, certains albums apparaîtront sous l'intitulé Ian Carr's Nucleus, voire Ian Carr tout court. Et pourtant nous parlons toujours du même Nucleus, même si, c'est vrai, le groupe va essuyer de nombreux changement de personnel... Pour "Solar Plexus" cependant, l'origine de cette confusion est simple : il s'agissait à la base d'une oeuvre commissionnée par le British Art Council, une oeuvre sur laquelle Ian Carr travaillait avant même que le groupe ne soit formé ! C'est donc tout naturellement qu'il mettra à contribution tous les membres de Nucleus avec même quelques invités de marque, comme Harry Beckett ou Kenny Wheeler qui viennent superbement le suppléer à la trompette, donnant encore plus d'amplitude à leur son. "Elements I & II" a de quoi surprendre : abstraction électronique esseulée que l'on doit à Keith Winter - au passage éclair - elle a pour délicate tâche de donner l'amorce à un album qui, à priori, veut jouer la carte de la différence. Mais en dépit de ces efforts, "Solar Plexus" assurera en réalité la continuité de l'oeuvre entreprise jusqu'ici, devenant presque par dépit la presque parfaite émulation de leurs deux albums précédents. On sent très nettement toute l'ambition placée dans le disque tout particulièrement à travers deux plages : "Spirit Level", introspectif et réfléchi à la fois, comme sur "Elastic Rock", et la longue pièce Davisienne "Snakeship's Dream", alors que des morceaux comme "Bedrock Dreadlock" ou encore l'extrêmement funky "Torso" misent tout sur l'énergie déployée, juste comme sur "We'll Talk about It Later". La puissance des cuivres et leur lyrisme, au point de presque en occulter un piano électrique étonnamment peu loquace, est un des éléments prépondérants qui rendent l'écoute de "Solar Plexus" viscéral. L'album signera en même temps la fin d'une époque puisque, dès l'album suivant, Nucleus devra composer avec les départs conjugués de Jeff Clyne, Karl Jenkins et John Marshall, ces deux derniers ayant entretemps rejoints les rangs de Soft Machine !

note       Publiée le jeudi 5 mars 2009

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