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Nucleus › Elastic Rock

cd | 13 titres | 41:16 min

  • 1 1916 [1:01]
  • 2 Elastic Rock [4:05]
  • 3 Striation [2:15]
  • 4 Taranaki [1:36]
  • 5 Twisted Track [5:17]
  • 6 Crude Blues, part 1 [0:54]
  • 7 Crude Blues, part 2 [2:35]
  • 8 1916 (Battle of Boogaloo) [3:07]
  • 9 Torrid Zone [8:41]
  • 10 Stonescape [2:39]
  • 11 Earth Mother [5:16]
  • 12 Speaking for Myself [1:29]
  • 13 Persephones Jive [2:12]

enregistrement

Trident Studios, Londres, Angleterre, janvier 1970

line up

Marshall Allen (batterie, percussions), Ian Carr (trompette), Jeff Clyne (contrebasse), Karl Jenkins (saxophone baryton, hautbois, piano, piano électrique), Brian Smith (flûte, saxophones ténor et soprano), Chris Spedding (guitare électrique)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
jazz
canterbury
progressif
Styles personnels
british jazz

À circonstances exceptionnelles, cas exceptionnel. Le 25 février dernier, Ian Carr, auteur de "La définitive biographie de Miles Davis", ouvrage de référence s'il en est, et par ailleurs mentor du groupe de jazz fusion britannique Nucleus, nous quittait. L'occasion de se pencher enfin sur ce groupe était donc trop belle, histoire de combler cet acte manqué toujours reporté et qui, de surcroît, me permettra d'atteindre le chiffre symbolique des 2600 chroniques ! Tout commence donc en 1970 avec la publication de "Elastic Rock", premier volet d'une longue collaboration qui les liera avec le label Vertigo. À ce stade, Nucleus contribue à sa manière à l'émergence d'une approche nouvelle qui, concrètement, voit liberté jazz et énergie rock se téléscoper. Des débuts timides donc, en totale symbiose avec ce qu'on écoutait alors. "Elastic Rock" est d'ailleurs en grande partie constitué de courtes plages à vocations atmosphériques. De l'introduction du thème "1916", qui annonce la couleur, aux errances abstraites de "Striation", façon "Moonchild", la musique de Nucleus se développe en catimini. Et tout particulièrement sur cette première face illuminée en bout de sillon par le upbeat "Twisted Track", seul moment relativement enlevé. Encore fort marqué par le blues, le guitariste Chris Spedding est pour beaucoup dans la coloration hybride de ce premier disque, rappelant le George Benson de "Miles Ahead", à défaut de faire la nique à Larry Corryel. Sur la deuxième face, "Torrid Zone" et son faux coda "Earth Mother", avec leur progression d'accord à la Herbie Hancock, ancrent l'album dans une approche plus en adéquation avec les fraîches expériences électriques du Miles Davis Band (la ligne de basse de Jeff Clyne). Sur la plage titre, "Battle of Boogaloo" ou "Crude Blues", les thèmes écrits par Ian Carr ou Karl Jenkins témoignent encore d'une autre source d'inspiration qui serait, elle, à situer quelque part entre "ESP" ou "Nefertiti". De fait, l'esprit de Miles est omniprésent sur ce disque. L'enchaînement des plages fait en sorte que "Elastic Rock" se présente à nous en tant que tout solide et insécable, où chaque musicien apporte sa pierre à l'édifice par le biais d'interventions toujours balisées tout en laissant à chacun le soin de briller (fantastique Brian Smith à la flûte et au soprano, explosif John Marshall sur un "Speaking for Myself" qui se paye un clin d'oeil à "If I Were A Bell"). Un début fringuant quoique encore un peu trop timide.

note       Publiée le jeudi 5 mars 2009

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mangetout › lundi 4 avril 2016 - 21:12  message privé !

Marrants ces commentaires sur ce disque, on y fête le retour (temporaire à l'époque, si je me souviens bien) du chroniqueur... tout en oubliant ce que renferme l'album chroniqué ici !
Ne connaissant rien à Nucleus, j'ai commencé par celui-là, au pif comme on dit, et bien je dirais, bonne pioche pour ma part. Quand on apprécie le Miles Davis électrique on ne peut qu'être sensible à ces échappés chaloupées ou trompette, saxophones et instruments électriques, jouent une danse où la gracile et chaude séduction se pare d'une haute et ferme tenue. Je pense creuser plus en avant le reste de la discographie de ce "groupe" (c'est surtout Ian Carr, semble-t-il, qui tient la barre)

Wotzenknecht › lundi 4 avril 2011 - 17:33  message privé !

2600 (Proggy) + 400 (Hellman) = 3000... le compte est bon, Chris. CQFD

julayss › lundi 9 mars 2009 - 05:11  message privé !

"Tu crois sérieusement que Proggy aurait foutu 6/6 au deuxième album des Martin Circus? (j'hallucine complètement)"

Très bien, je m'excuse.

Raven › dimanche 8 mars 2009 - 23:32  message privé !
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welcome back docteur Proggy

matstriker › samedi 7 mars 2009 - 17:45  message privé !

Mince, juste après avoir relu avec nostalgie les chros des Miles Davis, voilà que je vois revenir Progmonster en personne...