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Baptiste Trotignon › Share

  • 2009 • Naïve NV814671 • 1 CD

cd • 11 titres • 58:34 min

  • 1First song 4:37
  • 2Samsara 5:06
  • 3Mon ange 6:26
  • 4Dexter 6:15
  • 5Peace 4:57
  • 6Flow 7:05
  • 7Blue 4:39
  • 8Grey 5:49
  • 9Waiting 4:48
  • 10Red light district 4:27
  • 11Vibe 4:17

enregistrement

Systems II, Brooklyn, New York, États-Unis, juin 2008

line up

Tom Harrel (flugelhorn), Baptiste Trotignon (piano), Matt Penman (basse), Eric Hartland (batterie), Otis Brown III (batterie), Mark Turner (saxophone ténor)

remarques

chronique

On dit de lui qu’il est le nouveau prodige du piano jazz made in France. En même temps, jamais jazz français n’aura sonné aussi américain depuis Michel Petrucciani. Et pour cause : c’est à Brooklyn que Baptiste Trotignon a voulu enregistrer sa nouvelle réalisation studio, accompagné par des musiciens tous rencontrés là-bas : Tom Harrell et Mark Turner, respectivement trompettiste et saxophoniste, mais surtout le contrebassiste Matt Penman et deux batteurs en les personnes de Otis Brown et l’explosif Eric Harland, ce dernier évoquant le jeu de feu-Tony Williams. Avec "Share", on découvre en effet un musicien plein d’allant, compositeur et improvisateur intuitif qui, littéralement, partage son désir de s’épanouir en musique dans différentes combinaisons, que ce soit en duo ("Blue"), en trio ("Mon Ange"), en quartette ou en quintette ("Samsara" et "Dexter"). C’est tout un monde qui s’échappe de ses doigts. Trotignon visite les genres et les styles avec une aisance qui force l’admiration, dotant sa musique de qualités tour à tour méditatives, introspectives, voire flamboyantes ou lyriques. La référence en la matière ces dernières années ayant été Brad Mehldau, il devient de plus en plus difficile d’échapper à ce pis-aller. Pour sa capacité jamais démentie à nous surprendre avec des mélodies qui s’imposent facilement à nous sans pour autant reléguer au second plan le challenge permanent que consiste une performance jazz, pour son utilisation consommée mais redoutablement efficace des fluctuations de dynamiques qui donnent une ampleur délectable à des pièces comme "First Song" ou "Grey", il faut reconnaître à Baptiste Trotignon un réel talent qui, sans rire, l’impose dès à présent parmi les tous grands.

note       Publiée le samedi 21 février 2009

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Coltranophile › dimanche 22 février 2009 - 17:41 Envoyez un message privé àColtranophile

Pas du tout. C'est un pianiste virtuose, à mon avis très très chiant qui a beaucoup bouffé aussi bien du Jarrett que du Hancock. Ca ressemble d'ailleurs un peu en trio au son du trio de Hancock avec Carter et Williams à le fin des années 70. J'ai souvenir d'un dramatique concert qui devait être au Duc des Lombards ou à coté en trio et qui m'a ennuyé à mourir. Je ne connais pas ce disque donc je m'abstiendrais de le juger mais comme je n'ai jamais été fan de Mark Turner ( qui vient pourtant pour la première fois de jouer sur un disque que j'ai aimé, le dernier Enrico Rava) et Tom Harrell est un bon trompettiste mais dont le jeu n'est pas toujours au top (le monsieur se bat contre sa schizophrénie depuis des lustres avec des moments difficiles). Harland est un batteur Blue Note attitré qui a joué sur de bons disques (notamment avec Jason Moran, pianiste d'une veine pas éloignée mais en taille au-dessus) et sur des choses aussi inintéressantes que du jacky Terrasson (zzzzzzzzzz!) ou du Kenny Garrett ou Joshua Redman.

Neocreed › dimanche 22 février 2009 - 17:12 Envoyez un message privé àNeocreed

le Peter Cincotti français?