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The Drones (aus) › Havilah

cd | 10 titres | 53:23 min

  • 1 Nail it down [6:53]
  • 2 The minotaur [3:25]
  • 3 The drifting housewife [4:01]
  • 4 I am the supercargo [6:20]
  • 5 Careful as you go [5:02]
  • 6 Oh my [4:43]
  • 7 Cold and sober [5:05]
  • 8 Luck on odd numbers [8:36]
  • 9 Penumbra [3:53]
  • 10 Your acting's like the end of the world [5:21]

enregistrement

Melbourne, Australie, janvier 2008

line up

Gareth Liddiard (chant), Fiona Kitschin (basse), Dan Luscombe (guitare), Michael Noga (batterie)

remarques

http://www.thedrones.com.au

chronique

Styles
rock

De l'Australie, on ne connaît que leurs vieilles gloires ; Inxs et Midnight Oil, portes étendards à la réussite incontestable mais à l'intégrité discutable, Kylie Minogue au rang de popstar féminine, et Nick Cave comme unique représentant du côté obscur. The Drones est peut-être bien la relève tant espérée. Les services de presse ne mentent pas quand ils disent que "Havilah", le nouvel album des rockers de Melbourne, est une affaire de contradiction. Ils auraient même pu aller plus loin en parlant plutôt d'affaire de contrastes. Car il se dégage de cette session d’enregistrement une atmosphère particulièrement fataliste et dépressive, et ce au travers de textes qui, quand ils ne le frôlent pas, tombent carrément dans le domaine de la misanthropie pure et dure. Toutefois, il ne s'agirait pas de faire des d'amalgames à l'emporte pièce : The Drones n'est pas adepte de black métal. Le groupe pratique un rock inspiré, fringant mais terreux, de celui qui vous colle à la peau avec un effet goudronneux des plus déplaisants. The Afghan Whigs sans le côté soul sirupeux de Greg Dulli si vous voulez. Toujours au bord de la rupture, les guitares, tranchées, lyriques juste quand il le faut, flirtent avec les fausses notes pour mieux révéler le fragile équilibre qui fait que tout cela tient miraculeusement debout, on ne sait trop comment. Ce sont ces petites doses de déviances, au travers de diverses apparitions disséminées un peu partout sur le disque, qui donnent à celui-ci son aura si particulière, aux contours finalement plus pervers et plus sournois que l'habillage grand public qu'il est sensé revêtir. C'est ce qui sauve le groupe d'un parallèle pas nécessairement flatteur avec les Tindersticks, au chant maniéré, et au background nettement moins ancré dans le blues. À s’écouter les soirs de déprime, histoire de se sentir moins seul quand vous viendra l’envie irrépressible de pester sur tout, tout le temps et sur tout le monde.

note       Publiée le samedi 21 février 2009

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(N°6) › jeudi 20 juin 2013 - 23:54  message privé !
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Et ben je ne savais même pas que c'était chroniqué ça !! Ah, le bonheur des archives... Je les avais vu en concert à l'époque, grosse claque dans la gueule. L'album est loin d'être aussi violent que leur performance scènique, mais très beau malgré tout. Le Gareth il dégage sévère.

Kadamonra › jeudi 20 juin 2013 - 23:45  message privé !

Album très sympa! Méconnu..

Cependant je trouve que le dernier album, "I See Seaweed" est encore meilleur. "I See Seaweed" m'accompagne partout depuis sa sortie, quelle puissance, quelle profondeur. Certains passages me clouent le bec: La montée en puissance sur le morceaux "Laika" se finissant avec des violons.. wow..