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Compilations - Tribute Albums › Four Ways Of Saying H₃O

5 titres - 75 min

  • 1/ Aube-Clarity Bounce (15:00)
  • 2/ Lilith-Tributorium (15:00)
  • 3/ P.A.L.-When You Thought Your Hard Disk Was Going To Die (15:00)
  • 4/ Propeller-Mouths Like Bailing Twine (15:00)
  • 5/ Untitled (15:00)

remarques

La piste de P.A.L. n'utilise que des samples de 'Ignotum Per Ignotius' and 'A Bag Of Cats' (The Hafler Trio)

chronique

Ah, Andrew McKenzie et son Hafler Trio, en voilà un qui n’a pas volé l’étiquette d’ovni inclassable, avec sa quantité de sorties toutes plus abstraites les unes que les autres, aux intitulés absurdes et aux objets surréalistes. Musicalement proche d’une musique concrète extraterrestre à la narration cryptique, il a dérouté plus d’un musicien et ici quatre d’entre eux lui rendent hommage, certains en réutilisant même son matériel pour en fournir un remake de quinze minutes. Akifumi Nakajima (Aube) d’abord, proche voisin musicalement (quoi que beaucoup plus clair sur sa façon de travailler !) forme une trame granuleuse foisonnante quoique humainement concevable, ce qui en soi est rassurant pour la suite. Lilith (Scott Gibbons) propose un titre plus ambient, sur lequel se greffent tout un tas de bidouillages électroniques plus ou moins noyés d’effets. Ca commence à prendre une forme reposante vers la cinquième minute avec des coups ultra graves qui rythment lentement le paysage sonore avant de changer drastiquement vers la huitième minute pour une plongée glaciale dans un univers abstrait ma foi assez fascinant, qui rappelle la clarté d’un Hrvatski. Arrive Christian Pallantin alias P.A.L, larron habituel de chez Ant-Zen mais tout autant porté sur l’indus bizzaroïde qui se trouve donc tout à son aise dans un exercice de cut-up de haute volée qui accuse toutefois quelques longueurs. Le quatrième luron c’est Propeller aka Mark Spybey (ex-Zoviet France, Dead Voices on Air, Ambre) qui part dans un trip ultra minimaliste avec deux sons de trompette, une respiration et quelques crépitements et drones dont les mouvements discrets mais sensibles rappellent les structures isolationnistes de Zoviet France. Surprise, un cinquième quart d’heure est livré en bonus track et après quelques recherches personne ne sait visiblement de qui il s’agit, s’il s’agit d’Andrew McKenzie, des quatre artistes réunis ou d’un cinquième invité mystère ? Un sifflement aiguë se promène dans l’espace sonore, de gauche à droite et semble s’éloigner tandis qu’une série d’évènements surgissent de façon similaire dans la surface d’écoute – une expérience à la fois abstraite et fascinante pour peu que l’on se prenne au jeu. Dans cette scène sans limites où l’ennemi n°1 – l’indulgence – est souvent présent, force est de reconnaître que j’en attendais beaucoup moins de cette compilation qui s’avère au final délectable dans le sens où chaque participant propose quelque chose de travaillé, complexe, singulier et personnel tout en restant dans le ton de The Hafler Trio.

note       Publiée le vendredi 13 février 2009

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brighter_paëlla_now › vendredi 13 février 2009 - 13:36  message privé !

Ca m'a l'air aussi cool introuvable et chimiquement erroné (H30+ bordel).

taliesin › vendredi 13 février 2009 - 12:04  message privé !

Tout à fait d'accord avec ta chro, Wotz !

Note donnée au disque :