Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesCMichael Cashmore › Sleep England

Michael Cashmore › Sleep England

12 titres - 47 min

  • 1/ Twilight Empire
  • 2/ I Killed Dusk
  • 3/ Dream England
  • 4/ Broken Seas
  • 5/ If We Knew Silence
  • 6/ The Way They're Found
  • 7/ Passed To Snow
  • 8/ Eight White Stars
  • 9/ Sleep England
  • 10/ Vernon Road
  • 11/ Keepsake
  • 12/ Flowers Under Snow
  • 13/ (sans titre)

enregistrement

2004-2005

line up

Michael Cashmore (guitare élctrique, basse)

chronique

Styles
folk
Styles personnels
guitare seule

La plus grande qualité de Michael Cashmore outre son talent, c’est sa persévérance. Voilà bientôt vingt ans que le bonhomme travaille ses compositions dans un quasi-anonymat et pourtant nombre d’entre vous connaissent ses œuvres ; avec son groupe Nature And Organisation et ses nombreux invités (David Tibet et Douglas Pearce entre autres) puis évidemment dans sa longue collaboration avec Current 93, pour lequel il a composé non seulement la plupart des titres depuis 1990, mais parfois même des albums entiers : ‘Soft Black Stars’, ‘Sleep Has His House’, ‘Of Ruine Or Some Blazing Starre’ (mais si, allez voir les livrets) ; Tibet n’ayant plus qu’à poser les textes sur ses mélodies souvent très touchantes qui ont fait de Current 93 la plus prestigieuse des formations dark folk. Avec ‘Sleep England’, Cashmore se décide enfin à voler de ses propres ailes et pousse le dépouillement bien plus loin en nous offrant une collection de titres très minimalistes qui peuvent dérouter l’auditeur qui s’attendait à un nouveau recueil dark folk. Ici chaque note est pesée, comptée ; les accords s’étalent comme des évidences avec une délicatesse rare, elles semblent simplement attendre un accompagnement, qu’il s’agisse de la pluie ou d’un chanteur ; ses compositions ont une sorte de familiarité qui mettent immédiatement en confiance et quoi qu’il puisse jouer tout converge vers une certaine forme de mélancolie nostalgique, comme si ses mélodies sans âge s’inspiraient autant d’une Angleterre médiévale que d’un forme de folk désuète un brin naïve et tendre. Naïf, Cashmore l’est sûrement pour avoir donné tout son savoir faire à un groupe sans avoir demandé le moindre royaltie en retour ; gageons que cela lui serve de tremplin car sa rare sensibilité mérite bien plus qu’un simple statut de musicien lambda.

note       Publiée le mardi 10 février 2009

partagez 'Sleep England' sur les rseaux sociaux

ajoutez des tags sur : "Sleep England"

Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "Sleep England".

ajoutez une note sur : "Sleep England"

Note moyenne :        5 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Sleep England".

ajoutez un commentaire sur : "Sleep England"

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Sleep England".

Wotzenknecht › samedi 14 février 2009 - 16:41  message privé !

waou, pas mieux. j'aurai bien mis ton intervention à la place de ma chronique.

Note donnée au disque :       
jean-ryu › vendredi 13 février 2009 - 21:02  message privé !

Remarquable par sa faculté à évoquer de manière presque visuelle de somptueux paysages musicaux ; mélancolique et contemplatif jusqu'à l’excès, Sleep England est un disque d’exception qui ne manquera pas de laisser sur le bord de la route quiconque se risquera à une écoute superficielle.



Et pourtant il convient à mon sens de ne pas lui accorder non plus une approche trop attentive car Sleep England à toutes les qualités d’une description lacunaire : Michael Cashmore ménage les espaces et nous livre des blancs à remplir, comme un bon bouquin sait ne pas trop en dire, de sorte que chaque lecteur puisse faire la moitié du boulot et investir les vides de paysages intimes.

Ceux qui disposent de suffisamment de matière pour construire une écoute immersive de Sleep England vont découvrir un voyage musical remarquable. Les autres vont sans doute se faire profondément chier tout au long de ces treize plages facilement poussives, souvent faciles et pauvres, tant en termes de composition que d’interprétation. Je leur conseillerai malgré tout de ne pas revendre tout de suite leur album, mais plutôt de le garder dans un coin, dans l’éventualité ou un jour, la vie leur donnerait une occasion de trouver un sens à la pluie, de se perdre dans la contemplation d’un immeuble en ruine ou de ne plus trouver dans l’ivresse qu’un prétexte à rêver.

Wotzenknecht › mercredi 11 février 2009 - 17:34  message privé !

Moi aussi les premières écoutes m'ont paru fastidieuses mais c'est clairement le genre de disque qui mérite plus d'un retour, et comme tu le dis, qui nécéssite une écoute particulière. L'autre jour, il a servi de bande-son à ma journée impossible-de-bouger-du-fauteuil-de-l'après-midi, c'était parfait.

Note donnée au disque :       
Solvant › mercredi 11 février 2009 - 13:04  message privé !

Sûrement s'est il ennuyé à l'écoute de cette délicate petite chose. C'est vrai qu'il faut être bien disposé, assagit voir carrément ensommeillé pour l'apprécier.

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht › mercredi 11 février 2009 - 12:05  message privé !

Monsieur Neon Rain, j'attends des explications pour cette outrageante note !

Note donnée au disque :