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John Martyn › Solid Air

  • 1973 - Island, CID 9226 (1 cd)

cd | 9 titres | 34:48 min

  • 1 Solid air [5:46]
  • 2 Over the hill [2:51]
  • 3 Don't want to know [3:01]
  • 4 I'd rather be the devil [6:19]
  • 5 Go down easy [3:36]
  • 6 Dreams by the sea [3:18]
  • 7 May you never [3:43]
  • 8 The man in the station [2:54]
  • 9 The easy blues [3:19]

enregistrement

Island et Sound Techniques Studios, Angleterre, novembre - décembre 1972

line up

Tony Coe (saxophone), John Martyn (chant, guitare éléctrique et acoustique, synthétiseur), Dave Mattacks (batterie), Danny Thompson (uk) (contrebasse), Richard Thompson (mandoline, violon), Dave Pegg (basse), Neemoi Acquaye (congas), John "Rabbit" Bundrick (piano, piano électrique, orgue, clavinet), Tristan Fry (vibraphone)

remarques

http://www.johnmartyn.com/

chronique

Que les choses soient claires : on n'a pas réquisitionné mes services pour alimenter la rubrique nécrologique de ce site. Mais il est des événements sur lesquels nous n'avons aucune incidence, donc autant leur donner la priorité, même si ceux-ci me forcent, un tout petit peu plus à chaque fois, à remettre à plus tard les objectifs que je m'étais initialement fixés... Ce 29 janvier 2009 disparaissait John Martyn. Ce britannique appartient à l'école folk qui nous a donné Richard Thompson et Nick Drake. Mais son parcours, semé d'embûches lui aussi, n'a rien de commun avec les deux artistes précités. Il n'a pas la respectabilité du premier et qui participe tout de même au présent disque, ni l'aura noire du second qu'il connaissait pourtant bien et à qui il dédie d'ailleurs sa plage titulaire. L'oeuvre tout à fait personnelle de John Martyn, aussi modeste soit-elle, mérite d'être honorée comme il se doit, touchante dans sa simplicité, jusque dans ses orientations pas toujours pertinemment négociées. Il a donné ses lettres de noblesse à l'expression consacrée qui veut que pour bien parler l'anglais, il faut le pratiquer avec une pomme de terre en bouche. John Martyn a une façon bien a lui d'articuler. Il aspire les syllabes au point de transformer ses mots en onomatopées qu'il est finalement bien le seul à pouvoir prononcer. Un peu à la Van Morrison mais avec un timbre beaucoup plus feutré. C'est au gré de ses parutions successives qu'il peaufinera ce style, cette marque de fabrique si vous voulez, mais certainement pas un but en soi ni un travers qu'il cultivera pour se forger une identité. "Solid Air", son album de 1973, est sans doute parmi une de ses plus belles réalisations. Une de ses plus authentiques aussi. Sobre, mais pétrie d'une évidence désarmante. Simple, charmant, émotionnellement chargé d'une mélancolie qui reluit sur des plages comme "I Don't Want to Know", "Go Down Easy" ou "May You Never" avec pour seuls guides dans cette nuit étrange sa voix et sa guitare. Sa fascination pour le jazz, notamment électrique, l'amène tout naturellement à utiliser un piano électrique au son si connoté et des passages rythmiquement plus enlevés comme sur "I'd Rather Be The Devil" ou le très funky "Dreams by the Sea" qui montrent, s'il fallait un argument ultime pour vous en convaincre, qu'il partage finalement plus de points communs avec Tim Buckley.

note       Publiée le dimanche 8 février 2009

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Aladdin_Sane › mardi 26 novembre 2013 - 22:19  message privé !

Je viens de découvrir "I'd rather be the devil". Cette façon particulière de jouer de la guitare, c'est tout simplement somptueux. Encore un artiste à sérieusement creuser en ce qui me concerne.

Everlasting › lundi 9 février 2009 - 12:47  message privé !

"Soulful" comme ils disent. J'aime sa voix de saxophone et l'atmosphère naturelle de ses chansons. Un type injustement sous-estimé.

Note donnée au disque :       
empreznor › dimanche 8 février 2009 - 13:13  message privé !

La pochette est de surcroit tres attirante...

empreznor › dimanche 8 février 2009 - 13:07  message privé !

je viens de decouvrir on the radio... je vais me pencher sur son cas tres bientot