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D.A.F. (Deutsch Amerikanishe Freundschaft) › Für Immer

cd | 10 titres

  • 1 Im Dschungel Der Liebe
  • 2 Ein Bisschen Krieg
  • 3 Die Götter Sind Weiss
  • 4 Verlieb Dich In Mich
  • 5 Geheimnis
  • 6 Kebabträume
  • 7 Prinzessin
  • 8 Die Lippe
  • 9 Verehrt Euren Haarschnitt
  • 10 Wer Schön Sein Will Muss Leiden

line up

Gabi Delgado-lopez (chant), Robert Görl (machines)

chronique

Styles
ebm
new wave
Styles personnels
neue deutsche welle

Il est très moche ce dernier DAF. Enfin, dernier… paraîtrait qu’ils en ont sorti un dans le nouveau millénaire, mais ce retour était inutile. Gabi l’avait lui-même résumé très justement : "on avait déjà tout dit, pas la peine d'en rajouter". C’est vrai. T'aurais même pu t’arrêter à Gold Und Liebe ma Gabrielle – mais tu as quand même préféré sortir Für Immer, peut être parce que tu avais toi aussi succombé au sirop, comme tous les autres. Tout aurait pu s'arrêter avec Gold Und Liebe, et pourtant ce troisième n'est pas une redite, il est différent des deux autres: plus chochotte, plus… gay, oui, même si on a encore un peu droit à de la grosse body music qui fait plaisir aux mollets (goûtez-moi ce "Ein Bisschen Krieg" massif et tribal, mmmmh), ici c’est beaucoup plus… kitsch, déjà, mais kitsch à mort, kitsch comme du Kano sur une bonne moitié des titres, ou n’importe quelle autre daube italodisco de seconde zone, avec des sonorités de synthés paradoxalement plus datées que celles des deux albums précédents, pour vous donner une idée de ce vulgaire purulent imaginez le thème de Rocky – ce côté très pouet-pouet cacahuète est assez gênant (par exemple sur "Verehrt Euren Haarschnitt"). Pour le reste la production est très inégale, c’est soit glacial comme les anciens, avec un titre surprenant au son très crade et indus ("Die Lippe") soit parfaitement guimauve, une espèce de DAF qui essaierait de faire du Soft Cell, mollement et pathétiquement, en s’enfonçant dans des sucreries kitschouilles que même un fan de Invisible Touch comme moi ne peut entendre sans sourire ("Verlieb Dich In Mich", horrible, ou "Geheimnis", digne des B.O. de Bilitis et La Boum réunies). Mais Gabi et Robert savent quand même composer des ballades neuneus succulentes, talent pour la ballade allemande à la naïveté brute et faussement niaise qu’aura plus tard Rammstein, et, tout comme "Der Rauber Und Der Prinz" ou "Goldenes Spielzeug" avant elle, "Prinzessin" est terrible dans ce style ich bin eineu grosseu neuneu, peut être même leur meilleure comptine, le charme ambigu et rustaud opère à merveille, c’est délicieux. Pour ce qui est du reste, j’avoue que j’aime bien "Kebabtraüme" (rien que le titre déjà), mais rien qui soit du niveau des deux anciens. Trop ramollo, bizarroïde oui, mais trop moche – la laideur peut être une arme, ici c’est un peu un handicap. Für Immer a bien mal vieilli comparé à Alles Ist Gut et Gold Und Liebe, leur album le plus synth pop sans doute, mais (quitte à sortir une connerie, je suis pas à ça près) tout ça vaut bien Frankie Goes To Hollywood.

note       Publiée le lundi 2 février 2009

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kfigaro › mercredi 9 septembre 2009 - 23:30  message privé !

Pas si mal cet album, j'adore vraiment le titre "Prinzessin", très reptilien et visqueux... vraiment pas putassier, ni commercial ce disque en tout cas, même pour l'époque...

PS : sinon "Kebabtraüme" est en fait une version réarrangée d'un single de 1980 qu'on peut écouter sur Youtube, l'original est d'ailleurs un peu mieux (le son est plus cru encore que la version 82)