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Mercury Rev › Snowflake midnight

9 titres - 41 :34 min

  • 1/ Snowflake In A Hot World (3:58)
  • 2/ Butterfly's Wings (4:06)
  • 3/ Senses On Fire (3:30)
  • 4/ People Are So Unpredictable (There's No Bliss Like Home) (6:40)
  • 5/ October Sunshine (2:13)
  • 6/ Runaway Raindrop (5:55)
  • 7/ Dream Of A Young Girl As A Flower (7:55)
  • 8/ Faraway From Cars (3:19)
  • 9/ Squirrel And I (Holding On...And Then Letting Go) (3:54)

enregistrement

Produit par Dave Fridmann et Mercury Rev - Masterisé par Scott Hull - ingés-son : Frank Moscowitz , Scott Petito

line up

Jonathan Donahue, Dave Fridmann, Grasshopper

Musiciens additionnels : Jeff Mercel, Jeff Mercel, Carlos Anthony Molina (basse aditionnelle), Jason Miranda (batterie additionnelle)

chronique

Styles
electro
pop
Styles personnels
pop orchestrale planante et electronique

Mercury Rev, après avoir été, tout à tour, l’un des groupes les plus joyeusement siphonnés de la planète (je reviendrai sur cette glorieuse période sous peu), et les tenants d’une pop orchestrale à la beauté sidérante, ne pouvait que tomber dans le classicisme ou s’arrêter tout net… Ainsi le groupe du très grandiloquent mais fascinant Jonathan Donahue avait un peu perdu de sa superbe avec un The Secret Migration plus lumineux et moins habité. Mais encore tout à fait pourvu en mélodies féériques et arrangements capiteux. Avec ce "Snowflake…", on descend clairement un cran en dessous. Où sont passés les compos ? Peut-être égarées parmi les lapins, chats, écureuils, champignons et autres sauterelles (à la gratte, pour vous servir) qui constellent l’univers du groupe. Donahue écrit toujours des paroles pétries de mysticisme et de panthéisme de bon aloi, mais la flamme semble vraiment s’être retirée, bien que ce ne soit pas la catastrophe annoncée par beaucoup. Certes, les arrangements électroniques, beaucoup plus présents qu’avant, nous font quelque peu regretter les délices très "musique de chambre" des précédents opus (40), mais tout cela s’écoute malgré tout avec bon plaisir, la tête dans les feuilles mortes en fixant le ciel, où contre la vitre d’une voiture qui traverse un paysage engourdi par l’hiver. N’espérez quand même pas trouver ne serait-ce qu’un début de mélodie à fredonner ici, Mercury Rev a pris le virage de l’atmosphérique pour cacher son manque total d’inspiration. Dream of a young girl as a flower sauve quand même un peu les meubles, de par sa mise en scène remarqualbe... Mais c’est encore assez léger. En fait, ce qui handicape le plus ce disque, c’est cette impression d’album instrumental auquel on aurait rajouté des paroles, qui sera confirmée lorsque le groupe annonce la mise à disposition gratuite sur son site de Strange Attractor, album instrumental (pour de bon, lui) jumeau de ce Snowflake Midnight, et qui semble surtout délesté d’un sacré poids comparé à ce dernier… À la limite, on peut reconnaître au groupe l’honnêteté de ne pas prétendre avoir toujours l’inspiration des grands jours, et de balancer discrètement un album sans fioritures, sans trop se fouler. Précision utile : sur scène, les morceaux de cet album prennent une bouffée d’ampleur dramatique qui les rend beaucoup plus attachants…

note       Publiée le vendredi 30 janvier 2009

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necromoonutopia666 › vendredi 30 janvier 2009 - 22:20  message privé !

Je trouve la note assez sévère, la chronique un peu moins, mais dans l'ensemble je trouve que l'album ne mérite pas d'être relégué dans la section "coup de gueule" du site. Je suis tout à fait d'accord, Mercury Rev à perdu de sa superbe. Mais là ou les précédents opus était lumineux ou plus clair obscur, celui ci et nettement plus "torturé" (je sais que le terme est galvaudé, mais je n'en vois pas d'autre).Le songe se mue parfois en cauchemar ou en bad trip mais quant à moi il comporte son lot d'inventivité et d'onirisme qu'on est en droit d'attendre d'un tel combos. Certainement pas leur meilleur album mais une bonne douceur en attedant une suite peut être plus "larger than life", comme à la grande époque.

Note donnée au disque :