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The Cure › 4:13 Dream

  • 2008 - Geffen, B001091302 (1 cd)

cd | 13 titres

  • 1 Underneath the stars
  • 2 The only one
  • 3 The reasons why
  • 4 Freakshow
  • 5 Siren song
  • 6 The real Snow White
  • 7 The hungry ghost
  • 8 Switch
  • 9 The perfect boy
  • 10 This, here and now, with you
  • 11 Sleep when I'm dead
  • 12 The scream
  • 13 It's over

line up

Jason Cooper (batterie, percussions, loops), Simon Gallup (basse), Robert Smith (chant, guitare, basse, claviers), Porl Thompson (guitare)

chronique

Je n'ai pas réfléchi, quand on renoue une idylle, on n'a pas le temps d'hésiter. Vous l'avez peut-être remarqué, j'ai souvent été assez dur avec les Cure dans mes chroniques. Ils n'ont jamais été mon groupe favori et pourtant je réalise à quel point ils m'ont marqué et accompagné depuis près de 22 ans. En devenant adulte, je remarque chaque jour d'avantage ce que leur musique signifie pour moi, je saisis tellement mieux la portée des textes de Robert (ce type a du génie). Ces années de rejets que je me suis stupidement imposées m'ont marqué plus que je ne l'aurais pensé. L'opus précédent m'avait conquis, je retrouvais mes Cure chéris mais la galette en question n'avait pas fait l'unanimité. Je craignais un peu que mon enthousiasme n'ait été que purement émotionnel, c'est pourquoi quand '4:13' est sorti, je n'ai pas réfléchi, j'ai acheté. Je ne pouvais pas être déçu une nouvelle fois, admettre que l'opus précédent n'était qu'un sursaut au cours d'une longue agonie... Il fallait exorciser ces craintes (mon Dieu, quel mélo ! C'est ça l'effet Cure). Si l'idylle était renouée, ce disque et moi nous sommes toute de même regardés en chien de faïence pendant quelques écoutes. 'Underneath the stars' débute de manière bien agréable mais ses cascades cristallines, ses rythmes lents évoquent furieusement l'époque 'Wish' ou 'Bloodflowers', 'The only one' est bon mais sa basse prononcée, ses arrangements et même le chant rappellent beaucoup 'Just like heaven'... Fallait-il s'attendre à une réinterprétation d'anciens feelings ? Bon signe, les mélodies étaient agréables, identifiables certes mais qui pouvaient appeler à de nouvelles écoutes. Tiens, 'Real Snow White' a quelque chose de plus cru dans ses guitares, 'The hungry ghost' sonnerait même un peu cold wave. D'ailleurs à y songer de plus près, les chansons n'auraient-elles pas tendance à sonner plus sombre à mesure qu'on avance dans le disque ? Les accords acides et torturés, la batterie rapide de 'Switch' le laisserait à penser... Très correct tout ça mais bon... Si, 'The perfect boy' était un bon choix pour un single, voilà l'aspect pop efficace dont les Cure sont capables et personnellement, j'aime ce refrain avec les choeurs de Robert. Et soudain ! La piste 11, 'Sleep when I'm dead' ! Un choc ! Une mélodie qui m'a marquée comme je ne l'avais plus été depuis 'Love song', vous savez celle qui vous hante une journée entière, celle qu'on s'écoute en boucle une heure à la suite (Ah ? Ça ne vous arrive jamais ?). Tout tremblant, je passe au morceau d'après, 'The scream' ; avec ses guitares inquiétantes et glissantes, son chant d'abord résigné qui s'enfle pour finir en cri, voilà le morceau le plus sombre de '4.13', une merveille. 'It's over', un brin plus rock poursuit dans cette voie obscure et torturée, légèrement psychédélique dans certains riffs. Encore sous le coup de 'Sleep when I'm dead', je me suis réécouté l'album, encore et encore, lui découvrant des charmes certes surannés mais si agréables. Voilà un disque qui ne se livre pas facilement et c'est tant mieux. Les Cure ont définitivement retrouvé une fraîcheur de composition plus directe (est-ce dû au personnel restreint quasi limité aux amis des débuts ?) qui puise dans le terreau de leur propre passé, ne mentons pas. Pourtant j'ai retrouvé quelque chose que j'avais perdu depuis trop longtemps: l'émotion pure, irrationnelle, qui frappe au cœur, celle qui a toujours défini mes relations avec la musique de nos Anglais. Si l'opus précédent m'avait plu comme une sorte de tout cohérent, celui-ci qui s'inscrit dans sa continuité, s'est présenté comme un grenier en désordre où l'on fouille, découvrant trésor après trésor. De toute manière, j'ai mon nouvel hymne, 'Sleep when I'm dead' et rien que pour lui, je ne regrette pas mon achat. Je saurai quel titre passer à la prochaine soirée où je mixe... 4,5/6

note       Publiée le jeudi 22 janvier 2009

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Kagoul › jeudi 10 mars 2016 - 23:30  message privé !

Beurk ! écouté que deux fois ... j'aime pas du tout ce Cure là ... de toute après desintregation j'ai décroché de the cure sauf en concert. j'avais retenté avec bloodflower et celui ci.. pas aimé du tout.

Note donnée au disque :       
caténaire › jeudi 10 mars 2016 - 21:47  message privé !

@Klari: je te rassure, quand on peut à nos âges, on se satisfait d'une place assise :)))

Klarinetthor › jeudi 10 mars 2016 - 21:42  message privé !

je compatis pour les vertebres des vieux goths

torquemada › jeudi 10 mars 2016 - 20:37  message privé !

Deux heures ? Le dernier Bercy, c'était 3h30 !

Dioneo › jeudi 10 mars 2016 - 19:54  message privé !
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Sinon y'a l'option "24h de la noise" nonstop de Bruitisme (la version 12h faite à Lyon m'a convaincu que ça devait pouvoir se faire) ou d'autres trucs où les groupes s'enchaînent expressément sans pauses... Mais c'est une autre expérience encore, et donc ce n'est en général pas un seul artiste.