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Nitzer Ebb › Ebbhead

10 titres - 44:13 min

  • 1/ Reasons
  • 2/ Lakeside Drive
  • 3/ I Give To You
  • 4/ Sugar Sweet
  • 5/ DJVD
  • 6/ Time
  • 7/ Ascend
  • 8/ Godhead
  • 9/ Trigger Happy
  • 10/ Family Man (Remixed Version)

enregistrement

Alan Wilder & Flood

remarques

chronique

Showtime était sympatoche, sans être renversant. Ebbhead n’est pas trente niveaux au-dessus non plus mais il a un charme bien à lui, à la fois bien direct et ambigu, qui demande plus qu’une écoute distraite pour être cerné (d’ailleurs j’ai hésité à lui coller un 5 mais je ne peux quand même pas lui mettre la même note que Belief ou le dernier Fixmer/McCarthy). Un 4 banal… et pourtant, ce disque je l’aime beaucoup. Malgré ses défauts (deux trois titres un peu en-dessous, "Time" par exemple). Du Nitzer enrichi en sons, en mélodies, en instrus. Plus groovy. Plus catchy. Plus… rocky – eheh. Douglas et ses (son ?) acolyte(s) nous pondent en 1991 un NE version rock indus. Nitzer a enfilé un costar – qui n’est autre que Alan Wilder (quand je dis "enfilé" c’est une image, hein). Wilder, l’ancien membre de DM s’il fallait encore le présenter, le mec qui a été pour beaucoup dans la production du monument Violator, excusez du peu. On retrouve bien cette patte racée et subtile du DM cru 90 sur Ebbhead, le même son organique, la même élégance, toutes proportions gardées bien entendu, parce que niveau compo on en est quand même assez loin. Samples, violons, orchestrations, et même un peu de guitares, toute l’armada est là. Cette prod plus mainstream et cossue (eheh) n’a pas pour autant castré Nitzer de son côté rough : la base reste le rythme, gros comme le poing, façon Laibach – le rythme baby, carré, plombé, sans fioritures, ici dans un habillage classieux. Limite hip hop sur "DJVD" ou "Trigger Happy". Avec un ptit sursaut EBM old school sur "Lakeside Drive" ou "Godhead". Toujours bien marqué par Jim Thirwell le père McCarthy nous fait de la vocalise tantôt rauque façon Beefheart tantôt claire façon chanteur de synth pop sans le côté fleur bleue (ne pas oublier que Doug est une brute de british mal léchée), quand il ne donne pas dans la Gahan touch ("Ascend", mortelle), façon tough guy. J'ai envie de dire qu'on a déjà ici le McCarthy qu'on connaîtra sur les collab avec Fixmer. Pour en revenir au disque, on est toujours dans une espèce de simili-Foetus mais Ebbhead est plus que ça. C’est un album qui aurait pu être culte quand on voit les tubes imparables (il va falloir que je me calme avec cet adjectif) que sont "Reasons" (délicieusement bassueux), "Family Man" (délicieusement EBM'n'roll) ou ce putain de hit "I Give To You" avec son refrain mortellement jouissif (ouais j’en fais des caisses - mattez le clip si vous avez l’occase, Douglas avec les cheveux longs qui fait sa Geri Halliwell c’est du bonheur). Aaah, si toutes les pistes avaient pu être de ce niveau... On aurait tenu une bombe à 6/6, assurément. Si vous pensez que Nitzer Ebb n’a fait que de l’EBM old-school et si vous n’êtes pas insensibles aux charmes d’un Thirwell, jetez-y quand même une oreille. Mon petit doigt me dit que ça pourrait vous plaire.

note       Publiée le mardi 20 janvier 2009

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Twilight › mercredi 21 janvier 2009 - 00:39  message privé !
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assez mitigé sur celui-ci qui a été une déception. J'aime des titres comme 'Godhead' mais l'ajout de guitares est selon moi assez catastrophique.