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Dupont › Intermezzo

cd • 13 titres • 58:37 min

  • 1Casino
  • 2Why Must I Die ?
  • 3Ghostdance
  • 4Bells Are Ringing
  • 5Master Of The Herd
  • 6Planless Exhibition
  • 7Why Don't You Dance With Me ?
  • 8Unknown Airspace
  • 9Motel Lover
  • 10Rio
  • 11Yorkdale
  • 12Motel Lover (Remix by Johakim Montelius)
  • 13Why Don't You Dance With Me ? (Remix by Interlace)

enregistrement

Cutting Room, Stockholm

line up

Riccardo (chant), Danucci (claviers, programmation)

Musiciens additionnels : Juan (invité au chant sur "Motel Lover"), Johan Kinde (invité au chant sur "Planless Exhibition")

remarques

chronique

Styles
ebm
techno
pop
Styles personnels
future pop virile

Des bons groupes de future pop, j’en ai cherché, longtemps. J’ai été naïf. J’ai cru qu’il y’en avait à la pelle. Il fallait chercher plus au Nord... Dans votre œil brillant comme celui d’un enfant innocent aguiché par les couleurs des chupa-chups, réglisses, car-en-sac et autres tagadas mais ne soupçonnant pas encore les trésors cachés de ce monde fait sucreries, j’aperçois la lueur d’un désir secret, inavouable : savoir si Raven a oui ou non trouvé la petite perle dans le coin à champignons jalousement gardé des trésors cachés du genre. Vous êtes de ceux qui trouvent qu’il manque quelque chose à Covenant. Ne dites pas non, Raven sait de quoi il retourne, et il voit clair dans votre œil. Vous savez comme moi que Covenant c’est bien mignon mais que ça n’est pas beaucoup plus que mignon. Ce quelque chose qui leur manque, entre vous et moi, c’est peut être tout simplement une paire de couilles. Dupont en a, et pas qu’un peu, attendez de voir. Si vous êtes de ceux qui comme moi pensez que Steve Naghavi ferait bien d’ouvrir un salon de coiffure tendance au lieu de se prendre pour le successeur du grand Dave Gahan, ou si vous avez longtemps désespéré à trouver, dans tout ce fatras Combichrist – In Strict Confidence – And One – Funker Vogt et consort un disque electro pop à ossature EBM un tant soit peu singulier et capable d’offrir autre chose que du commun en utilisant pourtant les mêmes éléments que toute cette bande de seconds couteaux putassiers mais fades comme une guimauve sans sucre, j’ai peut être trouvé quelque chose qui pourrait vous intéresser… Si le duo – autrefois trio mais délesté de son chanteur Juan - nous vient de Scandinavie, terre des pandas et surtout de A-Ha, ça n’est peut être pas pure coïncidence. Après un Ukraina extra mais encore un peu trop balisé, Dupont nous livre un Intermezzo qui se place direct dans ma catégorie coup de cœur du moment. Plus haut comme vous aurez pu le remarquer, j’ai employé le terme putassier - ce n’est pas par hasard. Dupont, tout comme le pire des Mesh, n’hésite pas à se vautrer dans une vulgarité FM éhontée à relents eurodance/trance/techno ("Bells Are Ringing", "Planless Exhibition") en balançant en veux-tu en voilà des sonorités clichesques à mort, avec un son pumping qui mise autant sur les basses que sur les nappes de synthétiseurs eighties. Oui mais voilà : il y’a la patte personnelle, la touche racée, le style, l’originalité, peu importe comment vous l’appelez, qui changent la donne du tout au tout et touchent le cœur direct. La prod d’abord, bien plus puissante et riche que celle du précédent. Le chant de Riccardo ensuite, qui fait plus que remplacer l’ancien, Juan, qui n’était de toute façon qu’un gros bourrin. Riccardo est beaucoup plus classe : une espèce d’Eskil Simonsson version testostérone croisé avec Peter Steele, capable de passer de la grosse brute EBM constipée et menaçante (le très Laibach "Casino") au chant synth pop nonchalant voire carrément à la roucoulade goth avec souplesse et aisance. Des nappes de synthétiseurs polaires en background aux paroles réjouissantes, des couplets-refrains imparables à ce sens de l’humour bien torve et décalé ("Motel Lover" où ils invitent l’ex-chanteur Juan), Intermezzo est une singulière usine à tubes. Essayez par exemple de rester de marbre à l’écoute de "Ghostdance", LE tube monstre de l’album, qui ne parle pourtant que d’une bonne pipe. Essayez de ne pas succomber au glucose nappage glacé de "Why Must I Die ?", ou à la mélancolie sublime d’un "Unknown Airspace". Essayez de rester de marbre sous le plombage lobotomisant de "Master Of The Herd". Excepté les deux remix inutiles, tout est sublime, même le minimal kraftwerkien "Yorkdale" ou l’atmosphérique "Rio". Il y’a chez ses gaillards l’art et la manière de manier les clichés les plus casse-gueule en orfèvres et de pondre des hits mortellement new wave que trois pelés et deux tondus s’arracheront sur le dancefloor avec une rare élégance… Vulgaire, mais magique. I say get dooown on your kneees. Please me please me…

note       Publiée le lundi 19 janvier 2009

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Note moyenne        13 votes

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Klarinetthor › samedi 26 octobre 2013 - 19:34  message privé !

hop op hop pas noté, pas vu pas pris

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Klarinetthor › samedi 26 octobre 2013 - 19:33  message privé !

samedi night oblige, je vais être forcé (au sens propre) de le ressortir.

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Dioneo › samedi 26 octobre 2013 - 19:27  message privé !
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"You don't have to say pleeaase !/Get down on your kneeeees/SuckMyyyCOOOOCK !"

Ah p... C'est malin, ce machin va encore squatter ma tête pendant des plombes, maintenant !

(Vive le songwrinting tellement pointu qu'il en devient quasi-précieux, ouais, ah ah... Hum).

Rodrigayz › samedi 26 octobre 2013 - 12:36  message privé !

I said: get down on your knees. I said: Please me, please me. 'Vache, Bennett aurait pu chanter ça!

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Wotzenknecht › vendredi 18 octobre 2013 - 09:37  message privé !
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http://www.youtube.com/watch?v=ZuCFPnsDuhQ

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