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Coil › Love's Secret Domain

cd • 13 titres • 66 min

  • 1Disco Hospital2:20
  • 2Teenage Lightning 11:52
  • 3Things Happen4:24
  • 4The Snow6:43
  • 5Dark River6:32
  • 6Where Even The Darkness Is Something To See3:07
  • 7Teenage Lightning 25:11
  • 8Windowpane6:13
  • 9Further Back & Faster7:57
  • 10Titan Arch5:04
  • 11Chaostrophy5:39
  • 12Lorca Not Orca2:06
  • 13Love's Secret Domain3:52

informations

1988 à 1990. Produit par Danny Hyde

l'édition vinyle est amputée de quatre titres donc fortement déconseillée, si ce n'est pour l'artwork sompteux !

line up

John Balance, Peter Christopherson, Stephen Thrower

Musiciens additionnels : Marc Almond (chant), Gini Ball (violon), Sue Dench (alto), Rose Mcdowall (chant), Jocelyn Pook (aka Jos Pook (alto)), Audrey Riley (violoncelle), Juan Ramirez (guitare), Charles Hayward (percussions), Annie Anxiety-Bandez (chant), Mike McEvoy (claviers), Cyrung (didgeridoo), Billy McGee (orchestration), Jane Fenton (violoncelle), Julia Girdwood (hautbois), Andrew Davies (violon), Clive Dobbins (violon), Sally Herbert (violon)

chronique

ambient / electro / folk / indus / ovni inclassable / techno / orgasme scintillant

Love's Secret Domain (LSD pour les intimes) est l'album le plus fou et surchargé de Coil. Trop à en dire, trop de styles, trop de sentiments sollicités, trop de sons différents, trop de couleurs, tant et tant qu'il faudrait non seulement élargir la roue chromatique pour pouvoir parler synesthésie mais aussi le champ des mots ; c'est d'ailleurs une liberté que se sont permis nos protagonistes en parlant de musique 'hyperdélique', sorte d'orgasme psychédélique organisé de façon vaguement consciente. On croit Peter, John et la quinzaine d'autres sur parole lorsqu'ils confessent non seulement qu'ils n'avaient presque aucune idée du résultat cinq jours auparavant mais aussi lorsqu'ils se demandent comment nul n'a péri d'overdose durant cet enregistrement, qui les a ensuite motivés à lâcher du lest sur la consommation de drogues de synthèse. Du reste, le résultat parle de lui-même. Pour commencer, il y a ces amas de bruitages parfois synthétiques, parfois samplés et tressés avec un raffinement que l'on retrouvera chez Skinny Puppy dans sa grande période (Too Dark Park, Last Rights, The Process). Il y a ensuite cet amalgame instrumental qui brouille sévèrement les hiérarchies stylistiques : les guitares folk rejoignent les rythmiques électroniques, un orchestre entier vient interpréter le très cinématographique 'Chaostrophy', tandis que l'excellente déviation acid house 'The Snow' (virage amorcé au même moment par Cabaret Voltaire et Psychic TV) clairsème le brouillard sonore après une ballade new-wave bien imbibée, 'Things Happens'. Toujours sur le même album, un titre downtempo outrageusement érotique : 'Windowpane' ; un peu partout, l'amorce d'une longue suite de variations de 'Teenage Lightning' : en version électronique par deux fois, puis flamenco sur 'Lorca not Orca', avant d'en retrouver deux versions plus tristes dans le millénaire suivant, l'une sur 'Black Antlers' et l'autre sur 'The Ape of Naples'. Ai-je parlé de William Blake, qui voit sa Sick Rose malmenée sur une version, hum, malmenée ; parlons du très calme et reposant 'Dark River', petite perle éthérée à écouter seul en regardant le vide : « N'écoute les mots d'aucun homme, n'écoute que le son du vent et les vagues de la mer » disait Debussy. Exit Debussy, on croirait les Swans invités sur Titan Arch, titre grinçant sur lequel Marc Almond pousse la chansonnette sur un fond râpeux qui rappelle les moments les plus dissonants de 'Scatology'. Plus je tenterai de faire la liste exhaustive du contenu de cet abyssal kaléidoscope et moins cela aurait de sens, aussi ne saurais-je que vous inviter à y rentrer par la voie douloureuse – l'écoute donc, qui ne retiendra rien ou presque sur les quinze premiers passages – et vous laisser emporter dans le flot gluant de cette éjaculation en arc-en-ciel, si bien résumée par Steven Stapleton sur la pochette : du sang, du sperme, de la drogue, des anges, de la lumière, des ténèbres, la justice, le Diable, la mort, Jésus et Dieu et bien plus encore. Tout ça en une grosse pilule à avaler tout rond : gageons que votre gorge soit assez large.

Chef-d'oeuvre
      
Publiée le vendredi 16 janvier 2009

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Note moyenne        40 votes

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zugal21 Envoyez un message privé àzugal21
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Je suis sidéré impressionné de lire qu'ils ont parfois ne pas dormi sur 72 heures pendant l'enregistrement, et que plusieurs participants ont eu des hallus collectives.

Message édité le 14-06-2025 à 14:57 par zugal21

Note donnée au disque :       
Sam Hall Envoyez un message privé àSam Hall

Merci pour l'info, ça fait super envie mais 46 balles !!!

Aladdin_Sane Envoyez un message privé àAladdin_Sane

Je me replonge dans ce disque (et je me tâte pour acheter le recueil de conversations du groupe qui vient de paraître au Camion Blanc)

Aladdin_Sane Envoyez un message privé àAladdin_Sane

Après Horse Rotor vator, je continue mon exploration tardive de la discographie du groupe avec cet album.

Message édité le 11-03-2024 à 23:23 par Aladdin_Sane

Fryer Envoyez un message privé àFryer

Les remixes sur le 2nd CD de la réédition de 2021 sont vraiment extras