Vous êtes ici › Les groupes / artistesFFixmer / McCarthy › Into The Night

Fixmer / McCarthy › Into The Night

  • 2008 • Spv SPV 92612 CD • 1 CD

14 titres - 60:00 min

  • 1/ Into the Night
  • 2/ Like Voodoo
  • 3/ Banging down your Door
  • 4/ Love the Night
  • 5/ Look to me
  • 6/ And then finally
  • 7/ Blood and Music
  • 8/ Pistol Whipper
  • 9/ A Great and Distance Silence
  • 10/ Tonight I sleep
  • 11/ Hate me
  • 12/ Trans european
  • 13/ Make War
  • 14/ Tonight I sleep (Original Mix)

line up

Terence Fixmer (instrus), Douglas J. McCarthy (chant)

remarques

chronique

Styles
electro
new wave
techno
Styles personnels
synth pop gros calibre

Je ne passerai pas par 4 chemins pour vous parler du dernier Fixmer/McCarthy, en résumant par un mot abrupt tout ce que ça m’inspire : LOVELY. Nous tenons là l’essence même de ce que doit être un album d’electro pop/dance. Rien que ça… Enfin… quand je dis electro pop ; il y’a encore pas mal d’EBM là-dedans, des titres très musclor qui auraient pu figurer sur Between the Devil (en l’occurrence "Look To Me", "Blood And Music" et "Hate Me"), mais ça n’est pas vraiment l’essentiel. Et puis quand je dis dance, entendons nous bien : tout ça reste menaçant - et suffisamment sombre pour faire plaisir à un goth. Les deux lascars nous ont ici concocté quelque chose de fatal. Fatal, comme le tube dancefloor le plus imparable qui soit. Fatal, comme du DM seconde génération, couplé à du Nitzer Ebb de haute voltige, saupoudré d’une fine couche sucre-glace, rompu aux codes de la new wave comme une sale brute en marcel à qui on aurait appris l’amour après la baston, puis lâchée en costar sur la piste d’une boîte de nuit dernière génération – au milieu d’une assemblée d’allumeuses béates. Et bien que tout cela soit un peu sage et mollasson sur la deuxième moitié ("Trans-European" ou "Tonight I Sleep" et le remix en trop, qui coûteront sa sixième boule jaune au disque, comme ça c’est dit). Hormis ce surplus quelque peu regrettable, on tient tout de même une rafale conséquente de tubes pour s’en donner à cœur joie avec la touche repeat, les sept premiers titres passée l’intro étant sublimes. Nous avons entre les mains la version Lover du primaire Between The Devil, c’est à dire rough techno + chant charismatique, dans une présentation moins brute de pomme, aux sonorités plus airwaves que malabar – Si Between The Devil était une Porsche rouge sang roulant tous phares éteints dans un tunnel étouffant, Into The Night est une corvette noire traversant un Las Vegas brillant de mille feux. Une version plus subtile et sophistiquée, disons-le clairement, mais pas moins accrocheuse pour autant, non – que du contraire. Into The Night a une saveur très new wave que son prédécesseur n’avait pas. Douglas a gagné en charisme, sa voix chargée de menace continue de distiller son venin, sous cape, son chant - cette fois-ci bien mis en avant - s’est fait plus subtil, et en même temps plus appuyé ("who loves you knnnaaaaaoooooow"), crânement mâle, irrésistiblement séduisant. Terence, lui, a brodé des beats et un habillage plus subtils que sur le précédent album, moins poum-poum et écrasants comme un plafond s’abaissant sur nous, ici c’est plus aérien et aéré – synth pop oblige – en gardant tout de même une base clubbesque bien ronflante – C.V. Deejay gigolo oblige. Les deux lascars, enfin, ont main dans la main travaillé à la composition de vrais tubes, pas seulement des brouillons ou des esquisses de hits comme on pouvait en trouver sur Between, mais des couplets-refrains imparables (sublime "And Then Finally" et sa ligne-hommage à Soft Cell que les amateurs reconnaîtront), portant le niveau plusieurs crans au-dessus de la mêlée actuelle, qui ne fait bien souvent que reproduire le même schéma sans penser à la lassitude que provoquent les vieux clichés recrachés sans un minimum d’effort. Ici, les clichés fusent, avec un sens du vulgaire parfois gros comme le poing ("Make War"), mais le travail est tellement pro, et les montées en puissance tellement amples, qu’on oserait chipoter, on ne peut pas se cacher, inutile de fuir : le corps remue tout seul, et les yeux pétillent de plaisir. Le résultat est extatique au possible, donc. Une techno pop outrageuse, aux reflets assassins, qui fera fondre toutes vos résistances. Lovely. Si jusqu’ici vous vous êtes senti concerné par mon racolage maladroit, et qu’à l’écoute vous résistez aux tueries que sont "Like Voodoo" ou "Love The Night", alors je vous demanderais de me conseiller quelque chose de plus efficace en la matière, si ça existe – ou de retourner à vos Vitalic, le cas échéant. Fixmer a su dérouler le tapis rouge à McCarthy, qui n’avait plus qu’à laisser s’épanouir son charisme infailliblement british sur un dancefloor en béton armé. Son meilleur disque depuis le premier Nitzer Ebb, à n’en point douter, et accessoirement la promesse d’un album parfait à venir. On y croit fort. L’album qu’il vous faut absolument si vous pensiez, comme la naïve petite alouette que je suis, qu’on ne sortirait plus jamais de disque du genre qui approche le calibre d’un Violator. À faire péter à fond dans la caisse avec les ray ban bien vissées et le cure dent au coin du bec pour chasser tous les gymnastes qui tripent sur And One. Lovely, je vous dis.

note       Publiée le dimanche 11 janvier 2009

Dans le même esprit, Raven vous recommande...

réseaux sociaux

dernières écoutes

  • Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "Into The Night" en ce moment.

tags

Connectez-vous pour ajouter un tag sur "Into The Night".

notes

Note moyenne        10 votes

Connectez-vous ajouter une note sur "Into The Night".

commentaires

Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "Into The Night".

Raven Envoyez un message privé àRaven
avatar

Toujours de la balle cette fatalité nocturne, un charisme monumental de prédation ce Douglas chez Fixmer, tranchant comme un McConaughey filmé par Michael Mann, enfin du moins jusqu'à "Tonight I Sleep". Même si j'ai un faible pour "Make War", qui passe comme du bon INXS.

Note donnée au disque :       
allobroge Envoyez un message privé àallobroge

vu en live ray ban en belgique , ça tue la mort !

Note donnée au disque :       
Nokturnus Envoyez un message privé àNokturnus
avatar

aime la nuit, ouais

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht Envoyez un message privé àWotzenknecht
avatar

mais, c'est plus que porno, c'est... obscène

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht Envoyez un message privé àWotzenknecht
avatar

le premier était male porn, celui là est 80's porn, avec les reflets brillants dans les cheveux bouclés - et bon sang, quelle production aussi, tout est si... palpable, c'est le cas de le dire

Note donnée au disque :