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David Wright › Dreams and Distant Moonlight

15 titres - 77:17 min

  • Procession under Moonlight| 1:47
  • Dreams| 2:53
  • Velvetude| 3:07
  • Just an Illusion- Part I| 6:49
  • Just an Illusion- Part II| 4:45
  • State of Peace| 1:14
  • Cry to the Moon- Part I| 4:31
  • State of Confusion| 4:27
  • Cry to the Moon- Part II| 3:37
  • Heatwave in Blue| 8:02
  • Amorphous| 7:58
  • State of Bliss- Part I| 4:53
  • State of Bliss- Part II| 6:43
  • Sun Dust| 7:28
  • The Canyon| 8:44

line up

David Wright : Synthé AccesS Virus KB, Kawai K500S, Yamaha EX5, Korg Karma, Roland XV5050 Kurzweil Piano,Moog Modular, ARP26000, M-Tron, Albino 3, PC Softwares Andy Lobbam :Guitares sur 4,5,8,12,13, et 15 Nigel Turner:Bass sur 4,5,12,13,14 et 15

remarques

Pour en connaître davantage sur David Wright et entendre des échantillons musicaux, visitez son site web au http://www.davidwrightmusic.com/

chronique

Pour son 19ième opus David Wright s’entoure de 2 copains de Code Indigo, Andy Lobbam, dont la guitare flotte au dessus les effluves de Pink Floyd et Nigel Turner, bassiste. Le résultat est un album superbement mélodieux, comme David Wright à l’habitude d’offrir, avec un audacieux zest de progressif capturé dans de beaux arrangements orchestraux et d’intense mellotrons enveloppants qui viennent chercher la dernière once d’émotion refoulé. Dreams and Distant Moonlight est un beau rendez-vous musical dont les prémices rythmiques et atmosphériques se situent entre des œuvres majeures tels que Walking With Ghosts et Momentum ainsi que les œuvres plus progressives de Code Indigo. Composé de 15 titres, Dreams and Distant Moonlight se déroule en 2 actes. Dreams émerge de la céleste introduction qu’est Procession Under Moonlight. L’ambiance est romanesque avec un superbe piano dont les accords épousent la beauté d’un coucher de soleil. Un compositeur qui peut être complexe, David Wright est avant tout un poète d’une musique sans paroles où les accords et les arrangements font office d’odes musicales. On le sent! Le synthésiste Anglais est empreint d’une mélancolie qui se reflètera tout au long de cette 1ière phase de Dreams and Distant Moonlight. Velvetude poursuit sur les douceurs de Dreams avec de suaves orchestrations et un mellotron qui libère des lamentations féminines sur un tempo qui va en croissant aux sons de fines percussions, juste avant de verser dans Just an Illusion et son synthé aux souffles spectraux. C’est à ce stade que Lobbam et Turner font leurs apparitions. Le beat est sec et saccadé par les riffs d’une guitare sobre, mais ce qui étonne le plus est le jeu des synthés et claviers. Aux travers les solos qui coulent d’un peu partout, Wright façonne des sonorités composites qui dessinent une paranoïa sonore efficace sur un titre qui pourrait fort bien faire le répertoire de Pink Floyd, notamment à cause de la guitare de Lobbam et de ses juteux solos. State of Peace ramène le rythme à la case départ avec un bref passage atmosphérique comme dans Procession Under Moonlight. Cry to the Moon-Part 1 suit la tangente musicale de Just an Illusion. Les orchestrations sont splendides et se moulent à un synthé aussi mielleux que fantomatique ainsi qu’à des percussions électroniques feutrées papillonnant autour d’un superbe mellotron qui valse avec douceur sur ses sonorités hybrides. State of Confusion est plus corsé avec un synthé dont les serpentins métalliques éveillent les riffs d’une guitare lourde. C’est un étrange titre qui croise les sonorités orientales sur un gros rock progressif. Encore là, David Wright nous en met plein les oreilles avec de superbes arrangements et des effets sonores qui frappent fort au travers un synthé aux solos torsadés qui débouchent avec lourdeur dans Cry to the Moon-Part 2, qui est nettement plus lourd et ce même avec un synthé dont la mélodie minimalisme fraye dans une explosion musicale lourde avec la splendide guitare de Andy Lobbam. Heatwave in Blue sort du contexte mélodieux progressif pour nous diriger dans un territoire plus atmosphérique. David Wright est l’un des rares artistes à produire de l’ambiant riche et palpable. On se croirait dans un désert de space-cowboy avec un cavalier solitaire qui chevauche sur le rythme flou des pulsations d’une ligne de basse aux courbes croissantes et des effets sonores de sabots légers. Nous flottons dans une très belle ambiance avec des effets sonores à la Schulze, une ligne de synthé aux accords d’une guitare country et les souffles sombres d’un mellotron austère. Un léger piano allume les flammes d’Amorphous avec des accords sombres et nostalgiques. Un rythme zigzagant emprisonne ce piano qui voyagera dans une progression rythmique nerveuse et hachurée, nappée de chœurs féminins, d’un synthé en boucle et d’un mellotrons valsant. States of Bliss offre une intro morose avec piano et une guitare esseulée qui se lamente dans le néant avant de glisser sur une 2ième partie plus rythmique avec un très beau jeu de percussions et un synthé aux ondes du Moyen Orient. Un autre très beau titre. On peut établir un parallèle entre ces 2 dernières pièces et Sun Dust ainsi que The Canyon, sauf que The Canyon est aussi lourd que mélodieux avec une approche sensuelle sur de très beaux arrangements orchestraux et une superbe guitare qui s’enroule autour d’un mellotron saisissant. Un titre fort qui conclut un album splendidement bien produit où David Wright n’a rien laissé au hasard. Bien au contraire, Dreams and Distant Moonlight est une superbe production dont le mélange de rythmes progressifs et des ambiances autant cosmiques qu’éthérées nous ramènent indéniablement aux portes de son sublime chef d’œuvre; Walking with Ghosts. C’est tout à fait indiquer pour ceux qui cherchent en la musique un antidote à la froideur hivernal….Encore une fois, j’ai dépassé mes 30 lignes!

note       Publiée le dimanche 11 janvier 2009

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Sheer-khan › lundi 19 janvier 2009 - 15:25  message privé !
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... et j'en profite à mon tour pour saluer le retour de Magister Phae! Avec cette pochette qui à elle seule et sans musique me fait plus voyager encore que certains 6/6 que j'ai pu mettre.