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Angelo Badalamenti › Twin Peaks – Fire Walk With Me

cd • 12 titres • 57:01 min

  • 1Theme From Twin Peaks - Fire Walk With Me6:40
  • 2The Pine Float3:58
  • 3Sycamore Trees3:52
  • 4Don't Do Anything (I Wouldn't Do)7:17
  • 5A Real Indication5:31
  • 6Questions In A World Of Blue4:50
  • 7The Pink Room4:02
  • 8The Black Dog Runs At Night1:45
  • 9Best Friends2:12
  • 10Moving Through Time6:41
  • 11Montage From Twin Peaks - Girl Talk / Birds In Hell / Laura Palmer's Theme / Falling5:27
  • 12The Voice Of Love3:55

enregistrement

Enregistré à Excalibur Sound par Art Pohlemus, sauf "The Pink Room" enregistré à Capitol Recording par David Bianco et "Best Friends" enregistré à Fantasy Studios par Michael Semanick. - Masterisé par Ted Jensen à Sterling Sound, NYC. - Produit par David Lynch et Angelo Badalamenti

line up

Angelo Badalamenti (claviers, arrangements, chant), Vinnie Bell (basse, guitare électrique), Myles Boisen (guitare), Ron Carter (double basse), Kinny Landrum (claviers), David Lynch (lyrics, percussions, arrangements), Al Regni (saxophone ténor), David Slusser (arrangements, claviers), Grady Tate (batterie), Buster Williams (double basse), Jimmy Hynes (trompette), Brian Kirk (batterie), Ken-Ichi Shimazu (piano), Alvin Flythe Jr. (saxophone), Rufus Reid (double basse), Bill Mays (piano), Jay Hoggard (vibraphone), Don Falzone (basse), Steven Hodges (batterie), David Jaurequi (guitare), Andy Armer (claviers), William Fairbanks (basse), Donald Bailey (batterie), David Cooper (vibraphone), Bill Mays (claviers), Bob Rose (guitare)

Musiciens additionnels : Julee Cruise (chant 6), Jimmy Scott (chant sur Sycamore Trees)

remarques

chronique

Styles
ambient
heavenly
jazz
musique de film
Styles personnels
smooth jazz / dreampop / lynchien

Bien avant Silent Hill, il était une ville où jamais rien ne se passait. Twin Peaks, prototype du trou perdu au calme suspect, où des centaines de démons vieux comme le monde grouillent sous la surface, est à la fois, une ville, un film, une série, et une bande-son culte des années 90. Lynch, toujours adepte du raffinnement le plus total quant à ses films, avait comme toujours bichonné son bébé en s’investissant lui-même dans la bande-son. Loin du kitsch malsain du Silence des Agneaux, où de la brutalité un peu primaire des bandes-sons/compiles de Fight Club, Tueurs Nés ou même Lost Highway du même Lynch, Twin Peaks est une bande-son où rien ne se passe, à l’image de la ville. En apparence, bien sur. Car en réalité, Twin Peaks fout d’inexplicables frissons le long de l’échine. Ce que Lynch et son compère Badalamenti font ici, non sans un humour très particulier (A Real Indication, où Badalamenti lui-même empoigne le mic pour un rap entre Tom Waits et Patton période FNM), c’est entretenir une ambivalence toute en subtilité, insidieuse et veloutée. Comme quand débarque la voix d’outre-tombe (et dieu sait que le qualificatif prend tout son sens ici) de Jimmy Scott, sorte de Billie Holiday androgyne et inquiétant, sur un Sycamore Trees à se jeter par la fenêtre. Tout le disque, à priori, flotte dans un Jazz atmospherique que l’on qualifierai de "Doom-jazz", à la lumière des œuvres de Bohren & Der Club Of Gore, parues depuis. Tempo lents, contrebasses bien sages, claviers délicats, ambiances pénétrantes et sombres juste ce qu’il faut… Tout contraste avec le free jazz agressif que le héros de Lost Highway jouera quelques années plus tard. On sent que Lynch a exigé que tout apparaisse comme irréel, et surtout les voix, dont le traitement est tout bonnement inouï (écoutez moi ce Black Dogs Runs at Night à minuit pour voir). Les effets sont extrêmement réfléchis, différents pour chaque morceau où elles apparaissent. La première perle du disque, Questions in a world of blue, de Julee Cruise, peut en attester. C’est une prouesse stylistique de Dreampop, réalisée avec une économie de moyens absolument imbattable. Et quand survient la deuxième perle de l’album, le medley montage from twin peaks, contenant l’emblématique thème de Laura Palmer, on réalise qu’on est soudain arrivé au pinnacle du disque, savamment préparé par la magie noire des deux farceurs David et Angelo. Sorcellerie. Grâce. Dissimulation. "Ce chewing-gum que tu aimes est en train de redevenir à la mode"

note       Publiée le vendredi 26 décembre 2008

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Demonaz Vikernes Envoyez un message privé àDemonaz Vikernes

J'ai profité des (belles) rééditions LP de ces dernières années pour chopper les BO de la série et du film. Très complémentaires, j'ai une petite préférence pour les morceaux présents sur la BO de la série quand même. Mais l'idéal reste de les écouter à la suite. 5/6 pour l'ensemble, même si la meilleure moitié, c'est l'autre. Très dubitatif sur l’intérêt d'écouter ces BO sans avoir vu série et film, mais c'est souvent le cas après tout.

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Shelleyan Envoyez un message privé àShelleyan
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http://welcometotwinpeaks.com/music/xiu-xiu-twin-peaks-album-stream/

Raven Envoyez un message privé àRaven
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@Rikkit : oui, depuis 2007 je crois. Le temps se jauge par décennie en ces lieux (par contre celle de Blue Velvet, ça devrait pas trop tarder...en précisant que je jauge ici en mois).

Note donnée au disque :       
Shelleyan Envoyez un message privé àShelleyan
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Pas mal du tout mais assez particulier...Assez rêche, tendu contrairement à la douceur triste de Badalmenti...

Klarinetthor Envoyez un message privé àKlarinetthor

et le Chiou Chiou plays twin peaks, il vaut le coup?