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The Fireman › Electric arguments

cd • 13 titres

  • 1Nothing Too Much Just Out Of Sight4:55
  • 2Two Magpies2:12
  • 3Sing The Changes3:44
  • 4Travelling Light5:06
  • 5Highway4:17
  • 6Light From Your Lighthouse2:31
  • 7Sun Is Shining5:12
  • 8Dance 'Til We're High3:37
  • 9Lifelong Passion4:49
  • 10Is This Love?5:52
  • 11Lovers In A Dream5:22
  • 12Universal Here, Everlasting Now5:05
  • 13Don't Stop Running10:31

enregistrement

Produit par Paul McCartney & Youth - Enregistré et mixé par Clive Goddard à Hog Hill Mill – Programmation par Tim Bran et David Nock – Masterisé par Steve Rooke aux Abbey Road Studios

remarques

chronique

Styles
ambient
pop
rock
psychédélique
Styles personnels
“ambient dreams in rainbow arches”

Me voilà obligé de vous parler de The Fireman plus tôt que ce je ne l’avais prévu. McCartney et Youth (de Killing Joke, what else ?) viennent de sortir du placard : c’est officiel, ce sont eux qui se cachaient derrière The Fireman depuis toutes ces années. Faut dire, tout ceux qui connaissaient le groupe le savaient déjà depuis un moment, sauf qu’ils n’étaient pas nombreux, justement ! Et c’est avec un petit pincement au cœur que l’on ouvre ce 3ème véritable album (10 ans après le précédent, quand même), portant désormais la mention "Paul Mc Cartney Youth" imprimée sur la pochette… Le morse s’en est allé, encore une fois, insaisissable. Difficile de continuer la supercherie désormais puisque chaque titre de ce disque comporte le chant reconnaissable malgré la forte reverb de Sir Paul McCartney, nouvel élément dans une discographie jusqu’ici entièrement instrumentale et surtout… expérimentale. Car McCartney est gutsien par définition, de la même façon que Youth a une deuxième vie de producteur mainstream en dehors de ses mauvaises fréquentations… D’où le deuxième petit pincement au cœur entraîné par cet album : The Fireman a pas mal perdu de son côté expérimental débridé, reflet des années de doute et de dépression de Macca.Mais on lui pardonne facilement… Il fait des concerts dans des stades à 150 livres la place dans lesquels on peut rentrer à une demie heure de la fin comme dans un moulin (vous n’avez jamais essayé ? c’est l’avantage paradoxal d’être une hénaurme structure : la petite souris peut toujours s’infiltrer…), et en plus il nous sort un magnifique digipack luxueux entièrement en matériaux recyclés, que demande le peuple ? Un album encore meilleur que les précédents, peut-être ? Ce n’est pas vraiment le cas, même s’il s’agit tout de même d’une grande première dans la vie artistique de l’ex Fab Four : pour la première fois, Paul le gentil milliardaire de droite et Macca l’expérimentateur malade et control freak sont réconciliés et s’affichent au grand public ! Si le premier morceau semble conçu spécialement pour provoquer une crise cardiaque chez les vieux fans du gentil Paul, la suite renoue bien vite avec les atmosphères ambient naturalistes propre au groupe. On finit tout de même par tomber sur le chef d’oeuvre du disque, Travelling Light, merveille d’ambient-pop rêveuse où des mélodies parfaites se déploient dans un espace sonore incroyablement ample… Les grands moments sont en général ceux où chacun fait ce qu’il sait le mieux faire : McCartney des entêtantes mélodies garanties sans niaiserie ou minauderie, et Youth un son ultra-profond et spacieux pour les mettre en valeur (Sing the Changes, Dance ‘til we’re high, Lifelong Passion). Electric Arguments donne une impression de hauteur permanente, d’avoir la tête au dessus des sommets enneigés et des nuages, apercevant des dragons arc-en-ciel mugir parmi les cornemuses célestes… Beaucoup de morceaux ressemblent à s’y méprendre à du Beck période Odelay, que ce soit dans le minimalisme en espadrilles (Two Magpies, charmant et désuet) où surtout dans les effets de production (Highway, qu’on jurerait produit par les Dust Brothers). Cerise sur le gateau, Electric Arguments s’ouvre sur le morceau le plus gueulard de McCartney depuis Helter Skelter, un Nothing too much just out of sight qui aura suffi à justifier l’adjectif "Zeppelin-esque" dans les critiques de l’album. Harmonica débraillé, gros riffs confus, chant crié écorché comme à la grande époque… Un vrai bonheur, a écouter bien fort pour laver 35 ans (quand même !) de musique sirupeuse, introduction parfaite pour la discographie hasardeuse de ce vrai-faux groupe qui avait jusqu’ici réussi à se faire totalement oublier, malgré la présence de McCartney. Il est l’heure, désormais, de lever le voile sur la longue relation adultère qu’entretient Macca avec la musique expérimentale depuis les années 60.

note       Publiée le mardi 23 décembre 2008

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nowyouknow › lundi 19 octobre 2015 - 00:54 Envoyez un message privé ànowyouknow

L'association de la pochette avec certains délires vocaux et autres instrumentales bontempi... Oui, l'album kitch et ringard par excellence pour ma part. Ça fait aussi son charme. Je crois que les futurs Wings jouent pas mal sur Ram, c'est sur Chaos & Creation qu'il fait presque tout tout seul.

dariev stands › lundi 19 octobre 2015 - 00:48 Envoyez un message privé àdariev stands
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Ringard, mc cartney II, on aura tout entendu. Coming Up est un tube, du Peter Gabriel ou Talking Heads en avance. Et Temporary Secretary, putain. Et oui les bonus de la rééd sont excellents. Par ailleurs, il est quasiment en solo sur Ram aussi non ?

nowyouknow › dimanche 18 octobre 2015 - 21:36 Envoyez un message privé ànowyouknow

Nan mais j'aime bien en plus. Je prends même du plaisir à écouter les bonus de la réédition. C'est une curiosité un peu ringarde et inégale que j'affectionne pourtant. Un peu son "Trans" à lui.

mangetout › dimanche 18 octobre 2015 - 21:02 Envoyez un message privé àmangetout

Ah ouais tu y va fort mais je peux concevoir. Et la pochette je la trouve choupinette comme tout au contraire.

nowyouknow › dimanche 18 octobre 2015 - 20:43 Envoyez un message privé ànowyouknow

Quand même pas mal de mauvais goût sur Mcartney II, ridicule jusque dans sa pochette. Des ballades sirupeuses qui (comme souvent) fonctionnent, des trucs étranges parfois intéressants parfois immondes... Je le rangerais plutôt dans les moins bons si il fallait trancher.