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Volt › HJVI

4 titres - 76.29 min

  • Primaeval| 21:09
  • Atavistic| 20:16
  • Signals| 20:45
  • Extinction| 14:17

enregistrement

Enregistré en concert au Hampshire Jam 6,Liphook, Hampshire, UK le 20 Octobre 2007

line up

Michael Shipway et Steve Smith: Claviers, séquenceurs, synthés et FX

remarques

chronique

Enregistré en concert, au célèbre festival de Musique Électronique; Hampshire Jam de 2007, “Hj Vi” démarre sous les chapeaux de roues. Après une intro test où une lourde sirène se métamorphose en effet sonore à la THX, "Primaeval" déboule sur des séquenceurs lourds et sautillants dans un rythme infernal saisi dans une dense nébulosité mellotronnée tailladée de nappes flottantes et arrosée de juteux solos de synthés. L’intro de Primaeval éclate dans les oreilles avec une intensité séquentielle qui est à l’image du duo Anglais qui semble fortement inspiré de Tangerine Dream des années 70. C’est une ouverture lourde qui tranquillement s’assagit sur une séquence plus limpide qui roucoule en cascade sous un synthé plus serein et un mellotron aussi dense qu’enveloppant, créant le paradoxe rythmique dont Volt se nourrit. S’ensuit un étrange combat de percussions irréels qui fragmente le tempo sous des synthés aux sirènes apocalyptiques, nous guidant vers une finale où les lourds solos se perdent dans une douce mélodie minimalisme qui s’arrime à l’intro de "Atavistic". Une sombre douceur morphique s’enroule dans le cosmos alors que le synthé souffle de lourds bourdonnements noyés dans un mellotron qui valse en solitaire. De douces notes de piano émergent de cette nébulosité astrale, prélude à un mouvement séquentiel léger et minimalisme qui est ceinturé d’un synthé charmeur dont les lignes enchanteresses se multiplient dans son écho. Ce mouvement hoquette sur des percussions à doubles effets échoïques, alors qu’une guitare synthé se lamente dans une structure ambiante qui n’est pas sans rappeler Robert Rich. "Signals" débute aussi tièdement. C’est de l’ambiant sombre qui valse sur de doux mellotrons avant que des bip bip sonores éveillent le mouvement avec un séquenceur lourd crachant un tempo nerveux. Un tempo résonnant, toujours enveloppé de belles nappes mellotronnées, qui embrassera une lourdeur folâtre sous des synthés dont les lourdes réverbérations empruntent des textures de guitares. Du TD à l’état pur. Tout simplement divin. "Extinction", le rappel, s’initie avec de doux mellotrons flottants. Un peu avant la 4ième minute le mouvement s’accentue avec une belle séquence et un doux synthé à la Wavelenght. Le rythme devient plus limpide avec des séquences entremêlées, créant un rythme moulé dans des sautillements alambiqués qui explose sur de solides percussions électroniques et déboule sous une pluie de solos dans une finale lourde et explosive, commandant une autre écoute de ce 5ième opus de Volt.
Pour plusieurs “Hj Vi” est l’œuvre la plus complète et achevée de Volt. Sans prétendre connaître par cœur tout le catalogue du duo Shipway/Smith (j’ai bien aimé Nucleosynthesis), “Hj Vi” est sans contredit une œuvre majeure. Je dirais même une incontournable qui ravira les amateurs de séquences lourdes et puissantes, empruntées au Berlin School du Tangerine Dream des années 70 et plus près de nous à l’orgueil et la pesanteur de Ramp et Redshift, avec une audacieuse ingéniosité qui se moule parfaitement à une ère plus contemporaine. À écouter avec l’intensité qu’il commande.

note       Publiée le vendredi 12 décembre 2008

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