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Evoken › Antithesis of light

7 titres - 71:41 min

  • 1/ Intro
  • 2/ In solitary ruin
  • 3/ Accursed premonition
  • 4/ The mournful refusal
  • 5/ Pavor nocturnus
  • 6/ Antithesis of light
  • 7/ The last of vitality

enregistrement

Hermit hole studios.

line up

John Paradiso (chant, guitares, basse), Nick Orlando (guitares), Vince Verkay (batterie) Denny Hahn (claviers)

chronique

Styles
metal extrême
doom metal
Styles personnels
doom/death metal

Il y a des groupes comme ça, on sait toujours que ça sera bon. Evoken c'est un peu la disco sans fautes. Les albums tombent les uns après les autres, pas trop vite, pas trop lentement, ils évoluent tous doucement, et se révèlent tous d'excellentes qualités. Au vu de la note ci-dessous, vous avez compris que ce "Antithesis of light" ne déroge pas à la règle, en plus de porter magnifiquement son nom. Avec cet album, les américains basculent pour de bon dans le côté glauque du doom/death. Adieu ambiances monasteriennes et autres atmosphères apaisantes ("The last of vitality" s'y rapporte tout de même encore un peu), Evoken s'est terré dans une grotte et ne compte pas en sortir. La pochette illustre d'ailleurs à merveille le propos : cadavres, décharnement, intensité, obscurité, lourdeur... En fait, j'ai envie de dire que ce disque est... humide. C'est ça, il sent la grotte oubliée, celle qui pue le renfermé, les esprits ancestraux et les créatures lovecraftienne de l'ancien temps. Il faut dire, avec ce gimmick de la "guitare claire qui fait plic ploc", l'ami Nick Orlando a trouvé une idée assez merveilleuse car utilisée à très bon escient. L'ensemble de l'album tourne principalement autour d'une structure faite de grosses rythmiques dissonnantes, en soutien d'une guitare claire au son inimitable, véritable artisane des atmosphères, parfois renforcée de claviers bien obscurs en nappes... Et bien sûr ce jeu de batterie qui évite les clichés du genre, on y sent l'influence d'un Disembowelment d'ailleurs notamment ("In solitary ruin"). L'ensemble se révèle fort bien construit, bien qu'il faille l'avouer, un peu redondant. Mais comment résister à l'atmosphère phénoménale qui se dégage de ce disque, tou est ici parfaitement à sa place, Evoken ne fait jamais dans la surenchère, jamais dans le trop cheap, tout est impeccable... Et puis il y a ces coups d'éclats, ces passages qui filent le frisson ("Antithesis of light" et sa symbiose claviers/guitares, "The mournful refusal et ses leads de guitares), ces moments qui vous rappellent à quel point le doom peut être bon quant il se fait écrasant, lourd, obscur et pétri d'ambiances uniques. Evoken c'est un peu ça il faut le dire, la crème du genre, le groupe qui ne déçoit pas et qui lorsqu'il vous emmène dans sa grotte, ne fait pas semblant et vous y enterre pour de bon. Le seul bémol sera attribué au son de batterie, un peu trop metallique, et surtout vraiment pas carré parfois, mais l'ambiance s'en voit pas mal renforcée. Le début d'une nouvelle ère plus "méchante" et glauque pour Evoken qui se pose là définitivement comme un ténor du genre, le genre de groupe à l'inspiration "au dessus des autres"... Quelque part ça doit être cool d'être troglodyte quand même...

note       Publiée le samedi 6 décembre 2008

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Wotzenknecht › dimanche 7 décembre 2008 - 14:06  message privé !

Même mort, Beksinski continue à faire vendre !

Møjo › dimanche 7 décembre 2008 - 01:59  message privé !

Perso c'est simple c'est le seul Evoken qui m'ait accroché (jusqu'ici du moins.. les autres un jour peut-être..). La prod de catacombes est au poil, bien humide et sépulcrale, et les morceaux contiennent quelques accélérations et breaks terrible, tout particulièrement dans la deuxième partie du disque.

Note donnée au disque :       
vargounet › samedi 6 décembre 2008 - 19:21  message privé !

J'avais pris une bonne baffe à sa sortie mais au fil du temps ça s'est un peu essoufflé, il manque une certaine profondeur à la chose. La première moitié de l'album est aussi beaucoup plus accrocheuse que le reste ... Préfère Quietus sur la durée.

Note donnée au disque :       
Nerval › samedi 6 décembre 2008 - 17:02  message privé !

Je l'avais justement acheté il n'y a pas longtemps. Tuerie.

Note donnée au disque :       
toxine › samedi 6 décembre 2008 - 16:10  message privé !

"guitare claire qui fait plic ploc" - Quelle expression juste!