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Wolfram Der Spyra › Gasoline - 91 Octane

6 titres - 66:41 min

  • 1 Shirogane 9:32
  • 2 Rantum Random 10:26
  • 3 Operation PPG 16:30
  • 4 Treskow Bridge 7:10
  • 5 Below 20 19:09
  • Bonus Track:
  • 6 Future Of The Past EleKtriK 3:50

line up

Spyra: Synthé, claviers, programmes et FX

remarques

Pour en connaître un peu plus sur l'univers de Spyra, visiter son site web au http://www.derspyra.de

chronique

Plus j’écoute Spyra, plus je découvre un artiste intéressant et audacieux qui n’a pas peur de mailler la MÉ contemporaine à la Berlin School rétro, avec un zest de jazz lounge. Inspiré par les nombreux voyages entourant ses tournées, Gasoline-91 Octane est un savoureux mélange des genres électroniques. De l’ambiant envoûtant au soft techno, en passant par les subtiles modulations d’une musique électronique progressive qui défile avec un charme absolu. De la superbe musique.
Des pulsations éoliennes introduisent les notes limpides de Shirogane qui tanguent nerveusement sous une délicate basse groovy. Avec son doux tempo fluide, sensuel et minimalisme, qui se vêt tranquillement d’un mellotron flottant, accompagné de fines percussions, Shirogane accroche l’oreille avec son synthé qui ‘’jazze’’ d’une douce voix céleste aux souffles racoleurs. Avec une intro plus légère où les notes semblent onduler à fleur d’eau, Rantum Random épouse un style plus près du ‘’modern electronica’’. Toujours aussi limpides, les notes de claviers sont soutenues par des percussions plus prononcées, sur une structure plus lourde et un synthé qui demeure aussi ‘’jazzant’’. Spyra met l’accessibilité de côté avec Operation PPG, un titre qui emprunte tous les sentiers d’une MÉ moderne avec une intro vaporeuse, ceinturée d’un collier serpentin qui scintille d’un prisme aux milles reflets. Le tempo gagne délicatement en intensité à l’aide de cymbales qui permutent en percussions légèrement névrosées. Un lourd mellotron cortège ce rythme, fusant de superbes passages flûtés sur une structure de ‘’dance music’’ qui s’effrite lentement dans les aléas d’un Berlin School progressif; remous galactique avec percussions égarées qui tentent de restructurer le rythme, sirènes apocalyptiques qui cernent le mouvement sans pour autant l’animer et de superbes fions analogues qui ornent un mouvement éteint avant de renaître de son rythme avec une finale à clouer les oreilles aux écouteurs.
Treskow Bridge est une superbe ode mélancolique qui déploie sa nostalgie avec un beau piano et des percussions errantes qui s’entrechoquent dans une harmonie échotique. De la belle musique qui nous guide jusqu’au délicieux Below 20; un Berlin School aromatisée aux huiles contemporaines avec ses douces pulsations séquencées dans un univers métallique. Below 20 progresse comme un rêve avec ses chœurs sombres et son doux tempo hypnotique flagellé de paradisiaques solos de synthé. Titre à structure progressive et créative, Spyra exploite ses 19:09 avec dextérité, nous plongeant un court moment ambiant, avant de nous étonner avec une finale rythmique à faire pâlir le tandem Schulze-Namlook. Tout simplement exquis, à l’image de Gasoline-91 Octane.

note       Publiée le samedi 29 novembre 2008

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gkar02300 › samedi 29 novembre 2008 - 20:53  message privé !

Plus le temps et les albums passent,plus Spyra démontre son savoir faire. A ranger maintenant parmi les plus grands de la musique électronique.

Note donnée au disque :