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Wolfgang Dauner › The oimels

  • 1969 - Mps, 15248 (1 vinyle)

8 titres - 32:59 min

  • 1/ Oh baby i don't love you anymore (4:23)
  • 2/ Take off your clothes to feel the setting sun (4:03)
  • 3/ My man's gone now (3:31)
  • 4/ Come on in on in (3:36)
  • 5/ Dig my girl (7:33)
  • 6/ Greensleeves (3:56)
  • 7/ UWIII (3:00)
  • 8/ A day in the life (2:57)

enregistrement

MPS Studio, Villingen, Allemagne, 1969

line up

Wolfgang Dauner (piano, orgue, chant), Eberhard Weber (basse, violoncelle, chant), Pierre Cavalli (guitare), Siegfried Schwab (guitare, sitar), Roland Wittich (batterie, chant)

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
beatnik fusion

Intéressons nous à présent à une figure importante de la scène jazz européenne. Wolfgang Dauner est un pianiste allemand qui s'est illustré tout au long de sa carrière par un désir d'expérimenter quasi permanent. Une curiosité presque infantile qui va lui permettre de jongler avec des tas de grammaires musicales différentes. Il est ainsi un des tous premiers musiciens européens à enregistrer des sessions free, qui finiront par déboucher sur la constitution du collectif United Jazz + Rock Ensemble au milieu des années soixante-dix, en compagnie de Jon Hiseman, Volker Kriegel, Albert Mangelsdorff et Ian Carr entre autres. De quoi vous ouvrir l'appétit... Mais, on s'en serait douté, c'est une toute autre affaire avec "The Oimels". Il faut bien commencer quelque part... C'est la première fois que Dauner évolue en quintette, après ses essais en trio ("Dream Talk") et en septet ("Free Action"). Le flot des modes aidant, cet album enregistré à la fin des années soixante a tout récemment commencé à jouir d'une excellente réputation, réédition cd à l'appui, porté par un groove lancinant qui fait encore le bonheur des dj's qui aimeraient se la jouer chercheur d'or. À mi-chemin entre les enregistrements de "The Prisoner" et "Fat Albert Rotunda", tout comme Herbie Hancok, Wolfgang Dauner s'essaye à une forme encore immature de jazz aux accents vaguement psychédéliques. Parmi les quelques reprises et autres standards imposés par un tel exercice ("My Man's Gone Now", "Greensleeves" et même le "A Day in the Life" des Beatles), le combo du pianiste se promène dans des allées étroites où british beat à la Trinity ("UWIII"), expérimentation sonore (les bidouillages électroniques de "Come On In on In") et engouement pour les cultures musicales étrangères (le sitar de "Dig My Girl") cohabitent bon gré mal gré pour aboutir à un résultat tout à fait respectable, quoi que désuet. "The Oimels" témoigne déjà néanmoins d'une carrière en perpétuel développement appelé à un bel avenir.

note       Publiée le dimanche 5 octobre 2008

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