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Susan Christie › Paint a lady

8 titres - 30:54 min

  • 1/ Rainy day (3:10)
  • 2/ Paint a lady (3:22)
  • 3/ For the love of a soldier (3:55)
  • 4/ Ghost riders in the sky (3:26)
  • 5/ Yesterday, where's my mind ? (9:05)
  • 6/ Echo in your mind (3:17)
  • 7/ When love comes (2:18)
  • 8/ No one can hear you cry (2:21)

enregistrement

Sigma Sound, Philadelphie, États-Unis, 1969

line up

Susan Christie (chant), Kirk Hamilton (basse), Jim Valerio (batterie)

remarques

chronique

C'est l'histoire d'un acharné comme il en existe probablement des milliers, avide de découvertes sensationnelles, mécène de fortune qui se laisse guider par son instinct afin de mettre la main la première sur un trésor enfoui et oublié. C'est l'histoire de cet enregistrement sensationnel de Susan Christie, produit par John Hill, et rejeté par la maison de disque qui au départ s'était engagée à l'éditer. Il faudra attendre plus de trois décennies, malgré un marché du disque en pleine déconfiture, pour qu'un label comme Finders Keepers fasse preuve du courage nécessaire pour le publier. C'est en mettant la main sur l'un des trois exemplaires pressés à l'époque que la renaissance de "Paint a Lady" fût possible. Mais pourquoi donc avoir enterré cet album de folk song bien dans l'air du temps ? C'est sans doute dans l'intro audacieuse du trip acide "Yesterday, Where's My Mind ?" qu'il faut aller trouver un premier élément de réponse. Susan Christie prend son rôle à coeur et en trois petites minutes, montre en main, nous transcrit les effets des petites pillules qui font rire, de l'état comateux à la pure hystérie. Ce moment clef ouvre la seconde face du disque et fait voler en éclat ses ballades surannées mais envoûtantes dont le charme exquis se logeait quelque part entre les guitares folk, les choeurs chatoyants et les violons langoureux. On passe de Dusty Springfield au Velvet Underground. À l'opposé, la rythmique assurée par la paire basse - batterie Kirk Hamilton et Jim Valerio fleure bon le rhythm n'blues, et la rondeur qu'ils possèdent et prodiguent également sur des titres comme "For The Love of a Soldier" ou "No One Can Hear You Cry" pourrait expliquer l'intérêt soudain suscité par cet enregistrement, au même titre que la redécouverte des Electric Prunes et David Axelrod par tout un cortège de producteurs en quête de fat beat. "Paint a Lady" est un rêve sans conséquences spéciales, mais un rêve tout de même bien agréable.

note       Publiée le dimanche 28 septembre 2008

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