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Laura Allan › Reflections

lp • 4 titres

  • 1As I am10:20
  • 2Waterfall7:32
  • 3Nicasio2:16
  • 4Passage19:08

enregistrement

États-Unis, 1979

line up

Laura Allan (chant, zither), Dallas Smith (synthétiseur), Geoffrey Chandler (synthétiseur), Kent Middleton (clochettes), Paul Horn (flûte)

remarques

chronique

Laura Allan a volé un coin de paradis. Ou alors elle a découvert le passage secret qui y mène sans rien dire à personne. "Reflections" est son deuxième disque, publié à l'aube des années quatre-vingt. Un disque qui ne paye pas de mine. Un disque peu engageant en apparence, c'est vrai, même si on nous annonce en toutes lettres disgracieuses que Paul Horn, un des plus grands flûtistes contemporains, fait partie du casting... On aurait bien tort de négliger cet album mais pas vraiment pour cette raison. Il faut aimer la flûte. D'accord. Mais en proportion, ses interventions demeurent très discrètes. Plus que tout, c'est le zither-harpe et les voix féminines éthérées qu'il faut apprécier. "As I Am" descend sur nous comme une cascade de larmes angéliques, une lumière divine qui transperce le ciel, célébration au caractère ésotérique d'une agape grecque où raisins et liqueurs des dieux brillent par leur abondance. "Reflections" n'est pas vieillot : il est intemporel. "Reflections" bascule en permanence entre rêve et réalité. Celle qui se voulait chanteuse pop, celle qui, il y a peu, était encore entourée de la fine fleur des requins de studios (Jeff Porcaro, Leeland Sklar, Abraham Laboriel, Bill Champlin, Jim Keltner, Rick Marotta, etc), a sans doute du se surprendre elle-même à la réalisation de ce disque aux vertus elfiques ! Qui eut cru en effet qu'une artiste aux prétentions de singer/songwriter à la Joni Mitchell puisse nous délivrer un album aux antipodes du genre, quasi new age ? Les compositions sont éclatées et s'étalent en de longues cascades de fil d'or et d'argent chahutées par de jeunes éphèbes aux formes voluptueuses. Les adjectifs "magiques" ou "merveilleux" sont souvent galvaudés quand survient le moment de décrire une musique qui nous transporte. Pourtant, nul autre adjectif ne pourrait mieux définir l'atmosphère présentée sur ce disque de Laura Allan. Amateurs de Loreena McKennitt et Joanna Newsom, prosternez vous.

note       Publiée le dimanche 28 septembre 2008

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Moonloop › mardi 12 janvier 2021 - 22:04  message privé !

Pas été particulièrement réceptif, touché ou marqué par le timbre de voix, au demeurant très agréable, de Laura Allan mais l’ensemble est il est vrai très lumineux, doré, chatoyant: la harpe égraine ses notes cristallines en d’incessants mouvements aquatiques (Waterfall)… Je l’ai écouté ce matin, et ce devait être le bon moment, car le disque est "passé tout seul". Un disque de chérubin sans doute, pas "gutsien" pour un sou, mais vraiment très chouette.

Wotzenknecht › dimanche 28 septembre 2008 - 16:46  message privé !
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alors je veux.

Hellman › dimanche 28 septembre 2008 - 13:07  message privé !
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Astley est plus bucolique

Wotzenknecht › dimanche 28 septembre 2008 - 12:19  message privé !
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Et paraport à Virginia Astley ?