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Hoahio › Ohayo ! Hoahio !

10 titres - 45:28 min

  • 1/ Hoahio Song
  • 2/ Happy Mail
  • 3/ Seeds
  • 4/ Marimo
  • 5/ Chatchat
  • 6/ Jellyfish
  • 7/ Sea Wall III
  • 8/ Invisible Fireworks II
  • 9/ Dundun
  • 10/ Less than Lovers, More than Friends

informations

Enregistré au studio ok Sound, Tokyo, par Kodo YOSHIAKI. Enregistrements additionnels par HACO à Mescalina, Kobe. Enregistrements live à Silver Elephant, Tokyo, par Kurita MASAKTO.Produit par HACO. Producteur Executif : John Zorn. Producteur associé : Kazunori SUGIYAMA. Masterisé par Alan TUCKER à Foothill Digital, NYC.

line up

Haco (voix, sampler, mandoline électrique, synthétiseur-basse, percussion électronique, synthétiseur, tambour marocain, tasse en plastique, guitare), Sachiko M (sampler, voix,’trigger synthesizer’, micro-contact avec effet), Michiyo Yagi (koto à 20 et 17 cordes, voix)

chronique

  • freejpop>dragibusmdma

Ohayo, oayo, oyo : Salut ! Ohio… l’État d’Amérique ? La musique, tout de suite, nous prend par la main pour nous égarer plus loin. La première plage répète ce même mot - titre et manifeste - en aspirant les ‘H’ exagérément, en scandant la litanie de souffles courts glissés à notre oreille. Musicalement, il y a quelque chose qui cloche. Indéniablement, c’est de la J-pop : voix enfantines, mélodies euphoriques, rythme enjoué au-delà du ridicule… Mais le son n’est pas lisse. Il y a comme une claudication, un rouage qui grippe. La deuxième chanson, avec ses lignes de koto graciles et ses claps sans complexe, cette voix si particulière souvent à la limite du faux et pourtant mise très en avant, est carrément contagieuse. Difficile, en effet, de résister à sa plaisante bizarrerie, sa fraîcheur spéciale. Nous voilà donc bien en confiance, bien heureux du dépaysement, prêts à les suivre dans leur monde rose - serait-ce à tâtons comme à Colin-Maillard. C’est ce moment qu’elles choisissent pour nous faire glisser tout à fait... Le troisième morceau, dénué de tout chant, est un pur bidouillage électronique, aux confins du glitch le plus abscons, de l’acousmatique dévoyée, avec sur la fin une pointe de percussion aux accents presque berbères !

Oui, décidément : ces trois nanas s'amusent. Pour ce qui est de la chanteuse Haco - cerveau et cœur palpitants des regrettés After Dinner - on n’en doutait guère. On la savait bien versatile et portée sur la comptine, la ritournelle non-alignée pour adultes en relâche. De ses camarades de studio, on ne l’aurait pas parié. Yagi Michiyo - étonnante joueuse de koto aussi à l’aise dans les cascades de notes et les lignes apaisées de la tradition classique que dans le free-jazz le plus amplifié - nous avait habitué à une approche plus grave. Quant à Sachiko M, austère pourvoyeuse de fréquences pures dans Filament et divers autres projets (avec Otomo Yoshihide, notamment)… Qu’avait-elle fait, jusqu'ici, de son humour ? Nous avait-il simplement échappé ?

Sans aucun doute, la rencontre est heureuse. Le trio déforme tout ce qu’il touche pour le rendre plus attrayant, anormalement agréable. La variété devient aventureuse. Les expériences d’avant-garde tournent à la partie de cache-cache ou de Chat-Perché. On les poursuit, elles disparaissent. Elles surgissent dans notre dos sans qu’on ait soupçonné leur course. D’une composition méditative, élégiaque, de la kotoïste (Ai no Corrida), elles font une parfaite ballade pop nimbée de gazes flottantes (Marimo). Et quand Haco pousse des petits cris de surprise excitée - ceux-là même qui font inévitablement dresser l’oreille du spectateur masculin dans nos salles de projection - c’est baignée dans une semi pénombre, irisée de reflets liquides et fugitif (Chatchat). Inquiétant ? Non. Ou si, peut-être bien. Savoureusement déstabilisant.

Quand s’achève la dernière plage, le mystère demeure. Difficile de dire pourquoi c’était si bien. Elles ne vous diront pas où elles voulaient en venir. "Moins qu’amants, plus qu’amis", nous préviennent-elles, en anglais... Quelques mots - il n’y en aura pas d'autres dans cette chanson, il n'y en a pas eus dans celles d'avnat - d’être largement compris sous nos latitudes. L’écoute, pourtant, n’a rien de frustrant. C’est l’expérience, plutôt, d’une curieuse plénitude. Le plaisir particulier de se perdre dans un dédale où chaque mur serait familier. Très vite on y retourne, pas forcément soucieux de savoir déchiffrer davantage.

Ohaio. Hohaio. Hohahiho… On n'est toujours pas sûr de savoir bien l'écrire.

note       Publiée le mercredi 17 septembre 2008

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    Moonloop Envoyez un message privé àMoonloop

    L'album suivant "Peek-ara-boo" est bien plus sympa je trouve. Celui-là a tendance à m'ennuyer un peu à la longue...

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    Alliage Envoyez un message privé àAlliage

    Ma porte d'entrée. C'est pas fini.

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    Alliage Envoyez un message privé àAlliage

    Hoahio reprend pas mal de matériel d'une de ses membres, Yagi Michiyo, ça permet d'ajouter une certaine dimension, l'idée n'est pas mauvaise. L'album suivant, "Peek-ara-boo", vaut aussi le détour, avec une ouverture mémorable. Mais ça, il en parle mieux que moi.

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    Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
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    Go East, Young Man... @Gulo : En la circonstance, je m'étonne que tu nous aies pas encore exhumé Luna Parker !

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    saïmone Envoyez un message privé àsaïmone
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    T'as trouvé ton client, je suis so prévisible. Et puis les Jordaniens sont moches