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Hoahio › Ohayo ! Hoahio !

  • 2000 • Tzadik TZ7230 • 1 CD

10 titres - 45:28 min

  • 1/ Hoahio Song
  • 2/ Happy Mail
  • 3/ Seeds
  • 4/ Marimo
  • 5/ Chatchat
  • 6/ Jellyfish
  • 7/ Sea Wall III
  • 8/ Invisible Fireworks II
  • 9/ Dundun
  • 10/ Less than Lovers, More than Friends

enregistrement

Enregistré au studio ok Sound, Tokyo, par Kodo YOSHIAKI. Enregistrements additionnels par HACO à Mescalina, Kobe. Enregistrements live à Silver Elephant, Tokyo, par Kurita MASAKTO.Produit par HACO. Producteur Executif : John Zorn. Producteur associé : Kazunori SUGIYAMA. Masterisé par Alan TUCKER à Foothill Digital, NYC.

line up

Haco (voix, sampler, mandoline électrique, synthétiseur-basse, percussion électronique, synthétiseur, tambour marocain, tasse en plastique, guitare), Sachiko M (sampler, voix,’trigger synthesizer’, micro-contact avec effet), Michiyo Yagi (koto à 20 et 17 cordes, voix)

remarques

chronique

Styles
pop
Styles personnels
freejpop>dragibusmdma

C’est qu’elles aiment jouer, ces trois-là ! Pour commencer elles nous appâtent avec un mignon dessin, propre à ravir ce qui sommeille en nous -c’est au choix- du gosse naïf qui croit encore aux fées ou de l’amateur (pas toujours franchement éclairé) obnubilé de Frêles Nippones aux charmes point trop mûrs. (Ne niez pas, j‘en vois déjà qui bavent). Puis juste après, elles nous ramènent sur terre en se riant de nous, prenant un malin plaisir à orthographier de toutes les manières possible le nom quelles se sont choisi pour mieux nous embrouiller. Gentille moquerie aux dépends du gaijn, déjà bien perplexe face à cette langue inconnue. Ohayo, oayo, oyo : Salut ! Ohio… l’État d’Amérique ? La musique, tout de suite, nous prend par la main pour nous égarer plus loin. La première plage répète ce même mot -titre et manifeste- en aspirant les ‘H’ exagérément, en scandant la litanie de souffles courts glissés à notre oreille. Musicalement, il y a quelque chose qui cloche. Indéniablement, c’est de la J-pop : voix enfantines, mélodies euphoriques, rythme enjoué au-delà du ridicule… Mais le son n’est pas lisse. Il y a comme une claudication, un rouage qui grippe. La deuxième chanson, avec ses lignes de koto graciles et ses claps sans complexe, cette voix si particulière souvent à la limite du faux et pourtant mise très en avant, est carrément contagieuse. Difficile, en effet, de résister à sa plaisante bizarrerie, sa fraîcheur spéciale. On est déjà très loin, à bien y regarder, de cette pornographie de l’innocence où se complait sans le dire une grande partie de la pop d’aujourd’hui (ici ou là-bas). Là aussi, bien sûr, on nous drague. Mais l’ambiguïté n’est pas une hypocrite stratégie. Elle n’est pas niée, pas lissée. Elle échappe au crible industriel pour déraper dans l’enchantement. Nous voilà donc bien en confiance, bien heureux du dépaysement, prêts à suivre dans leur monde -serait-ce à tâtons comme à Colin-Maillard- les trois vivides créatures. C’est ce moment qu’elles choisissent pour nous faire glisser tout à fait... Le troisième morceau, dénué de tout chant, est un pur bidouillage électronique, aux confins du glitch le plus abscons, de l’acousmatique dévoyée, avec sur la fin une pointe de percussion aux accents presque berbères ! Oui, décidément : ces trois filles aiment s’amuser. Pour ce qui est de la chanteuse Haco -cerveau et cœur palpitants des regrettés After Dinner- on n’en doutait guère. On la savait bien versatile et portée sur la comptine, la ritournelle non-alignée pour adultes en relâche. De ses camarades de studio, on ne l’aurait pas parié. Yagi Michiyo -étonnante joueuse de koto aussi à l’aise dans les cascades de notes et les lignes apaisées de la tradition classique que dans le free-jazz le plus amplifié- nous avait habitué à une séduction plus grave, une sensualité rarement souriante ou futile, fut-ce en apparence. Quant à Sachiko M, austère pourvoyeuse de fréquences pures dans Filament et divers autres projets (avec Yoshihide Otomo, notamment)… Qu’avait-elle fait, jusqu'ici, de son humour ? Nous avait-il simplement échappé ? Sans aucun doute, la rencontre est heureuse. Le trio déforme tout ce qu’il touche pour le rendre plus attrayant, anormalement agréable. La variété devient aventureuse. Les expériences d’avant-garde tournent à la partie de cache-cache ou de Chat-Perché. On les poursuit, elles disparaissent. Elles surgissent dans notre dos sans qu’on ait soupçonné leur course. D’une composition méditative, élégiaque, de la kotoïste (Ai no Corrida), elles font une parfaite ballade pop nimbée de gazes flottantes (Marimo). Et quand Haco pousse des petits cris de surprise excitée -ceux-là même qui font inévitablement dresser l’oreille (oui…) du spectateur masculin dans nos salles de projection-, c’est baignée dans une semi pénombre, irisée de reflets liquides et fugitif (Chatchat). Inquiétant ? Non. Ou si, peut-être bien. Séduisant, toujours. Délicieusement déstabilisant. Quand s’achève la dernière plage, le mystère demeure. Difficile de dire pourquoi c’était si bon. Elles ne vous diront pas où elles voulaient en venir. "Moins qu’amants, plus qu’amis", nous préviennent-elles en anglais. Quelques mots susceptibles -il n’y en aura pas d’autres- d’être largement compris sous nos latitudes. Eh oui : pour en aimer le jeu, ces trois-là n’en sont pas pour autant des filles faciles. Sous leurs allures d’évidence, leurs mines aguicheuses, leurs chansons ne se livrent pas sans réserve. L’écoute, pourtant, n’a rien de frustrant. C’est l’expérience, plutôt, d’une curieuse plénitude. Le plaisir particulier de se perdre dans un dédale où chaque mur serait familier. Très vite on y retourne. Ohayo !, attaquent les trois fées, avant de s’esquiver d’un geste vif. Ou bien sont-ce trois Renards ? Au fond, peu importe : on se lance à leur suite. Ohaio. Hohaio. Hohahiho… On n'est toujours pas sûr de savoir bien l'écrire.

note       Publiée le mercredi 17 septembre 2008

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Moonloop › dimanche 13 juin 2010 - 10:58  message privé !

L'album suivant "Peek-ara-boo" est bien plus sympa je trouve. Celui-là a tendance à m'ennuyer un peu à la longue...

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Alliage › dimanche 13 juin 2010 - 02:53  message privé !

Ma porte d'entrée. C'est pas fini.

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Alliage › lundi 26 janvier 2009 - 10:24  message privé !

Hoahio reprend pas mal de matériel d'une de ses membres, Yagi Michiyo, ça permet d'ajouter une certaine dimension, l'idée n'est pas mauvaise. L'album suivant, "Peek-ara-boo", vaut aussi le détour, avec une ouverture mémorable. Mais ça, il en parle mieux que moi.

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Dioneo › jeudi 18 septembre 2008 - 00:31  message privé !
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Go East, Young Man... @Gulo : En la circonstance, je m'étonne que tu nous aies pas encore exhumé Luna Parker !

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saïmone › jeudi 18 septembre 2008 - 00:22  message privé !
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T'as trouvé ton client, je suis so prévisible. Et puis les Jordaniens sont moches