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Michael White › Spirit dance

  • 1971 • Impulse! AS-9215 • 1 LP 33 tours

7 titres - 41:01 min

  • 1/ Spirit dance (3:18)
  • 2/ The tenth pyramid (4:37)
  • 3/ John Coltrane Was here (6:03)
  • 4/ Ballad for mother Frankie White (7:21)
  • 5/ Samba (9:00)
  • 6/ Unlocking the twelfth house (7:24)
  • 7/ Praise innocence (3:18)

enregistrement

ABC Recording Studios, Los Angeles, Californie, États-Unis, 21 septembre 1971

line up

Michael White (violon, chant), Edwin Kelly (piano), Ray Drummond (basse), Baba Omson (percussions, flûte, chant), Makeda (choeurs), Wanika King (choeurs)

remarques

chronique

Michael White. Ce nom ne vous est peut-être pas étranger puisque ce violoniste noir américain a joué pour quelques unes des plus grandes figures du jazz moderne, des artistes dont Guts of Darkness vous a par ailleurs déjà entretenu. Je parle de Joe Henderson (sur l'album "The Elements"). Je parle de McCoy Tyner. Mais je pense surtout à Phaorah Sanders et Sun Ra avec qui les collaborations furent de plus longue durée. C'est donc très logiquement que l'on retrouve le violoniste pour une série d'albums chez Impulse! Mais l'âge d'or est déjà derrière nous. La carrière de l'artiste suivra d'ailleurs la même pente glissante surlaquelle le label ira s'engager, quittant les routes aventureuses au profit de sentiers balisées. Sa première réalisation, l'album "Spirit Dance", publié en 1971, ressemble presque à un hommage Coltranien. Ses accords ouverts, ses progressions modales, son habillage spartiate, son lyrisme à fleur de peau... Entre sa plage titulaire en guise d'entrée en matière et le final de "Praise Innocence" avec sa chorale d'enfants, "The Tenth Pyramid", "John Coltrane Was Here" puis "Ballad for Mother Frankie White" renouent avec cette quête du divin, assez emblématique d'une large portion des productions afro jazz qui fleurissent alors. La grande particularité ici, c'est bien sûr l'utilisation du violon, un instrument dont nous avons que trop rarement l'occasion d'écouter dans la formule jazz. Admirablement secondé par le pianiste Edwin Kelly, Michael White se montre souvent très audacieux, n'hésitant jamais à tenter le diable en faisant frétiller son archet, s'adonnant sans remords à une approche ouvertement free ("Unlocking The Twelfth House"). Si "Spirit Dance" est un bon Michael White, oeuvre sincère et pleine de candeur, elle reste malgré tout un rien en dessous d'autres réalisations signées par Impulse! à la même époque.

note       Publiée le dimanche 31 août 2008

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