Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesZZao (FRA) › Typhareth

Zao (FRA) › Typhareth

  • 1996 • Musea FGBG 4146.AR • 1 CD

5 titres - 37:19 min

  • 1/ Merci Jacky (7:19)
  • 2/ Typhareth (Beauté) (12:43)
  • 3/ Troupeau de bisons sous un crâne (3:31)
  • 4/ Binah (compréhension feminine) (5:03)
  • 5/ Les temps changent (8:43)

enregistrement

France, 1977

line up

François Cahen (piano, piano électrique, synthétiseur), François Debricon (saxophone, flûtes), Manu Katché (batterie), Gérard Prévost (basse), Michel Seguin (percussions), Hamid Belhocine (trombone)

remarques

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
fusion

Le divorce entre François Cahen et Yochk'o Seffer au sortir de la tournée promotionnelle du très réussi "Kawana" est définitivement consommé. Bien avant sa reformation obligée pour "Akhenaton" en 2005, "Typhareth" sera le dernier tour de chant de Zao, son chant du cygne pour être plus exact. Avec un line up méconnaissable où ne subsistent que Gérard Prévost à la basse et François Cahen aux claviers, devenant aussi par la force des choses leur seule plume, on découvre une nouvelle génération de musiciens : Michel Seguin aux percussions, François Debricon aux saxophones, Hamid Belhocine au trombone et un jeune Manu Katché au poste de batteur. L'exécution est de haute tenue et n'a rien à envier aux prestations de leurs illustres prédécesseurs. Néanmoins, Zao souffre d'un manque de souffle dans des compositions finalement très figées. La plage titre en est un cruel exemple ; bien que riche au niveau des textures, la chanson avance à pas feutré sur un sol verglacé, comme tétanisé à l'idée que la glace puisse se briser d'un instant à l'autre. Du coup, rien ne se passe ou presque rien, si ce n'est une suite de chorus interminables sur un thème qui s'étire sur plus de douze minutes. "Troupeau de Bisons sous un Crâne" et l'éloquent "Les Temps Changent" font regretter l'époque toute récente où Zao affublait ses chansons de titres exotico-mystiques dont la portée avait réellement un sens. Sur "Typhareth", le tempo lent fait tâche d'huile, ce qui lui donne un aspect lunaire, introspectif, assez inhabituel dans le chef de Zao. Le revers de la médaille, c'est qu'il lui confère aussi un côté pour trop mollasson. "Binah" est juste joli, petite parenthèse délicate au charme désuet similaire à un "Mad Man Moon" (Genesis) ou un "The Moon, I Sing" (Happy The Man). Pour son regrettable dernier tour de piste, Zao paye un lourd tribut au manque de confiance flagrant dont il fait preuve tout au long de l'album. Perdu, sans repères, Zao a voulu joué la sécurité et s'est oublié en chemin. Et nous ferons de même en oubliant "Typhareth".

note       Publiée le dimanche 27 juillet 2008

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Typhareth".

notes

Note moyenne Aucune note pour ce disque pour le moment. N'hésitez pas à participer...

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Typhareth".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Typhareth".