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Red › Social Hide And Seek

12 titres - 79:27 min

  • 1/ Wrong Horses
  • 2/ Social Hide And Seek
  • 3/ Black Dog And Me
  • 4/ Song For Beatrice
  • 5/ In Your Bed
  • 6/ Last Song
  • 7/ Scarecrow
  • 8/ I’m Not A Yoyo
  • 9/ Fuckin’ Hell
  • 10/ New Life
  • 11/ Six Women In One
  • 12/ Go Fuck Yourself Religion

extraits vidéo

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enregistrement

Le Vauban (Brest), La Malterie (Lille). Produit par RED.

line up

Noël Akchoté (guitare, ampli), Tonino Marinescu (batterie, percussion, glockenspiel, chant), Neman (batterie, percussion), Red (chant, guitare, basse, batterie), Leo88Man (piano, orgue, scie musicale, chant), Jeex (guitare, chant), Simon Imbert (basse)

chronique

Styles
folk
pop
rock
Styles personnels
semi conducteur

Je ne sais pas trop, un mauvais pressentiment. Cette pochette peut-être, avec son pop-art rabaché. Ce titre (référence probable au Gun Club soit dit en passant) avec son cynisme un peu mondain. Et puis ces photos. Les décors attendus. Le pittoresque du musicien en tournée, chambre d’hôtel fatiguée, postures à la coule, l'élégance un peu gommeuse. Les premières secondes d’écoute ne rassurent guère : une syncope de batterie vaguement funky amorce un riff de basse sur deux notes, facile, mécanique. Comme si Red et les siens voulaient prouver qu’ils peuvent jouer rock, basique, binaire. Une musique générique. Le goût du jour, là où le merveilleux des disques précédents tenait aussi en leur parfait mépris des standards de production, de jeu, d’influences à la mode. Le deuxième morceau nous ramène en terrain plus intime, avec son orgue magnifique et cette singularité d’écriture qui rendait si attachant "Nothin’ to Celebrate". Un cran au-dessous, toutefois. Black Dog and Me (hommage à Led Zeppelin ?) relance la pompe. Cette volonté manifeste de sonner "live", brut, sans chichi... Taillés pour le show. Tout au long du disque, l’alternance continue, presque automatique : un morceau efficace, une chanson plus calme et sophistiquée. Rien de vraiment mauvais ou déplaisant, non. Quelques réussites évidentes même (Song for Beatrice). Mais rien non plus qui accroche vraiment, qui grippe ou qui dérape. Il faut attendre Scarecrow, sa subtile montée en intensité, ses fin accents caraïbes et balkaniques, pour toucher à l’enchantement, l’impression de tenir une vraie grande chanson. Puis Fucking Hell pour que l’électricité si ostensiblement affichée jusqu'alors tourne enfin au frisson, à la brûlure. New Life, ensuite, est de toute évidence une bonne chanson. Six Women in One ne semble pas vouloir sortir du rang. Le disque se referme sur un curieux blues électrique parlé-chanté, aux allures de raga saturé, acide (la guitare de Noël Akchoté), un peu intrigant. Go Fuck Yourself Religion. Une conclusion qui en vaut une autre... Sensation de trop peu, de non survenu. Mais minute ! Conclusion ai-je dit ? Que non ! En guise de post-scriptum, comme en cachette, presque, Red enchaîne trois chansons (dont Song For Beatrice) totalement dépouillées, versions acoustiques proches de l’os, peuplées d’inquiétants non-dits. Ces quelques minutes durant on flotte de nouveau, non loin de cette zone libre et ambigüe, séduisante et dangereuse, jadis explorée tout au long de "33". Le charme, l’insidieux, le magique, opèrent enfin. Par contraste, les tentatives non abouties, les facilités de ce qui précède paraissent encore plus frustrantes, plus cruellement légères. On voudrait se convaincre qu’on s’est trompé, qu’on a mal écouté, mal compris, qu’on n’était pas d’humeur. Comme on a la certitude, aussi -j’insiste- de tenir en Red un très grand, on donnera une autre chance à ce disque. Et c’est entendu, au fil des écoutes, des richesses se révèlent, des subtilités inaudibles au premier abord (le carillon sur New Life, les très beaux arrangements vocaux sur le morceau titre). La voix, par moment, est plus belle que jamais, certes (In Your Bed notamment). La lente montée de Last Song finit par déployer sa puissance d’obsession… On ne met plus en doute la sincérité de la démarche. Mais rien n’y fait : Social Hide And Seek reste un demi ratage, un essai trop timide. On le garde par devers soi pour l’illumination de ses dernières minutes, sans haïr le reste. On espère qu’il ne sera qu’une pause, une hésitation, une transition ou un coup de fatigue. Mais surtout on attend la suite, avec l'impatience du désir.

note       Publiée le mercredi 16 juillet 2008

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Dioneo › lundi 28 novembre 2011 - 21:43  message privé !
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(Et j'en rajoute un là en lien, aussi... Et je me dis en l'écoutant que - peut-être - j'avais un peu raboté la note, mal goûté les vinaigres et les jus... Sous le coup que j'étais qu'il m'ait tant dit "33").

Note donnée au disque :       
Dioneo › lundi 28 novembre 2011 - 21:31  message privé !
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Oh !

Il n'a donc pas cessé... Va falloir que j'en trouve la piste, à ce Rampeur de Nuit que mon œil ne trouvait plus.

Note donnée au disque :       
empreznor › mercredi 16 juillet 2008 - 13:41  message privé !
sick and destroy, le wotzy. Moi je croyais au vieux jeu de mot...
Wotzenknecht › mercredi 16 juillet 2008 - 13:20  message privé !
Seek, pas Sick, Lait-abricot !