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Esoteric › Epistemological Despondency

6 titres - 97 min

  • 1/ Bereft (20:28)
  • 2/ Only Hate (Baresark) (2:45)
  • 3/ The Noise Of Depression (18:59)
  • 4/ Lamented Despondency (12:40)
  • 5/ Eradification (Of Thorns) (7:23)
  • 6/ Awaiting My Death (26:07)

remarques

chronique

Styles
metal extrême
doom metal
Styles personnels
extreme psyché doom

Le vrai défaut d'Esoteric, c’est qu'il ne sait pas happer l'auditeur : c'est l'auditeur qui doit se livrer à lui. Parce qu’Esoteric est un groupe peu enclin aux compromis, quelques descriptions s’imposent pour les néophytes, à commencer par le fait que les titres semblent n’avoir ni début ni fin, que les paroles sont inintelligibles ou réduites à d’interminables raclements de gorge et ce même avec le livret sous les yeux, que tout avance le plus lentement possible quand on n’a pas affaire à quelques brèves explosion de vitesse ( ‘Only hate (Baresark’), que la plupart du temps tout ce qui n’est pas une batterie est noyée d’effets psychédéliques (flanger, réverbération, écho) et pour finir que la production étouffée et miséreuse oblige à s’armer d’un sacré amplificateur. Mais alors, en quoi Esoteric est-il un groupe génial et respectable ? C’est qu’une fois que l’on fait l’effort d’entrer dans la ronde, tout prend son sens. Esoteric est une formation redoutable qui nous fait plonger tête la première en plein trip nauséeux, à mi-chemin entre un voyage astral qui tourne à l’eau de boudin et un waterboarding dans la soupe cosmique primordiale. On navigue à vue au milieu d’immenses titres qui semblent n’être que les détails d’une circonvolution bien plus grande et qui nous échappera à jamais. Les morceaux ne semblent même pas construits ; ils ‘avancent’ littéralement : chaque coup de batterie amène son nouveau lot de formes et de couleurs quand ils ne se perdent pas dans des interludes psyché quasi bruitistes (les montées de ‘Bereft’) voire à l’inverse des pas dans le vide (les syncopes silencieuses sur ‘The Noise of Depression’) nous entraînant malgré nous dans leur univers organique à la fois opaque et protéiforme ; profondément noir, hermétique, vertigineux et qui trouvera son paroxysme sur l’album suivant...

note       Publiée le vendredi 13 juin 2008

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Dead26 › lundi 4 septembre 2017 - 20:28  message privé !

Album de malade, du vrai doom extrême comme je l'entends. À mon sens aussi bon qu’un Thergothon ou un Winter.

Note donnée au disque :       
michel rocard › vendredi 5 septembre 2008 - 01:26  message privé !
Oh ta gueule. Tue-philantrope va!
Note donnée au disque :       
Theyoungod › mercredi 27 août 2008 - 23:37  message privé !
Etant pourtant grand amateur de Doom et tout à fait apte à la pesanteur de l'ambiant je me suis personnellement bien ennuyé à l'écoute de cet album. Comme le dit Bernard, effectivement l'album date de 1994 et je dirais qu'à la qualité de la production et même au ton général qui s'en dégage on sent le doom old school, autrement dit crade et chiant. Je pense qu'il faudrait des fois arrêter de chercher un sens à ce qui n'en a pas car la seule vue de cette pochette sent le pseudo-mysticisme facile à plein nez . J'aime Esoteric mais il ne ressort rien à l'écoute de cette album qu'un sentiment d'ennui face à l'absence d'originalité. En bref pour les amateurs de Doom à l'ancienne (et encore), les autres passez votre chemin.
Wotzenknecht › lundi 16 juin 2008 - 16:11  message privé !
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indeed.
Bernard › lundi 16 juin 2008 - 15:03  message privé !
L'année de sortie, c'est pas plutôt 1994? C'est le suivant qui date de 1997.