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Crass › Christ, the album

cd 1 • 15 titres

  • 1Have a nice day
  • 2Mother love
  • 3Nineteen eighty bore
  • 4I know there's love
  • 5Beg your pardon
  • 6Birth control'n'rock'n'roll
  • 7Reality whitewash
  • 8It's the greatest working class rip-off
  • 9Deadhead
  • 10You can be who ?
  • 11Buy now pays as you go
  • 12Rival tribal revel rebel (pt.2)
  • 13Bumhooler
  • 14Sentiment (white feathers)
  • 15Major general despair

cd 2 • 25 titres

  • 1Banned from the Roxy
  • 2The sound of one hand
  • 3Punk is dead
  • 4Nagasaki nightmare
  • 5Darling
  • 6Bata Motel Blues
  • 7Berkertex Motel Blues
  • 8Fold it in half
  • 9Big hands
  • 10Heart-throb of the mortuary
  • 11Bumhooler
  • 12Big a little A
  • 13First woman
  • 14Arlington 73
  • 15Bomb plus bomb tape
  • 16Contaminational power
  • 17I ain't thick
  • 18G's song
  • 19Securicor
  • 20I can't stand it
  • 21Shaved woman
  • 22A part of life
  • 23Do they owe us a living
  • 24So what
  • 25Salt'n'pepper

enregistrement

Southern Studios, Londres, Angleterre, juillet 1981-février 1982. Les titres du second cd sont tirés d'un concert au 100 Club, Londres, Angleterre, le 9 juin 1981.

line up

Phil Free (guitare, synthé), Steve Ignorant (chant), Joy De Vivre (voix féminine), Eve Libertine (Peeve Libido) (chœurs), N.a.palmer (Sri Hari Nana B.A) (cithare), Penny Rimbaud (Elvis Rimbaud) (batterie, radio), Gee Vaucher (G.Sus) (collages sonores), Pete Wright (Sybil Right) (basse)

remarques

Le Box d'origine incluait deux LPs, un poster et un livre.

chronique

Styles
punk
Styles personnels
anarcho-punk/punk expérimental

Quatrième album de Crass, 'Christ the album' fut à la base produit sous forme de coffret incluant deux vinyls, l'un de nouvelles compositions, le second de titres live; on trouvait en outre un livre ainsi qu'un poster. Cet opus est une étape particulière dans l'histoire du groupe car durant la production du disque éclata la Guerre des Malouines (entre la Grande-Bretagne et l'Argentine). Pour Crass dont la raison d'être était de réagir sur des thèmes sociaux et politiques, un tel événement signifiait qu'ils avaient été dépassé par la réalité, ce qui modifiera leur manière de concevoir l'enregistrement. Dès lors, les Anglais reviendront à une technique de composition plus brute et rapide dont ils commençaient à s'éloigner. Musicalement, 'Christ the album' pourrait presque être taxé de punk expérimental. Si la rythmique reste classique, les sonorités de guitare frisent l'industriel par moment tant elles sont grinçantes, distordues, grésillantes, préfigurant l'avènement de formations comme Big Black. Niveau structures, les musiciens restent fidèles à leur manière de s'affranchir de toute forme conventionnellement rock: nulle alternance de refrain-couplet, breaks, changements de rythmes, silences, collages sonores...Certains morceaux se distinguent tout particulièrement comme le bon 'I know there's love', 'Beg your pardon', plus oï dans ses inspirations, le tribal 'Birth control'n'roll', un 'Reality whitewash' plus mélodique et mélancolique (aux envolées symphoniques grandiloquentes du plus bel effet) ou encore le final 'Major general despair'. Contrairement au précédent essai, 'Penis envy', les vocaux féminins sont très peu présents ici (Joy de Vivre ne faisant une apparition que sur une chanson), d'où une impression plus agressive. Globalement, 'Christ, the album' requiert une série d'écoutes attentives tant il se présente de prime abord comme un chaos désorganisé dans lequel l'auditeur découvre peu à peu des repères, des structures travaillées et efficaces (le disque aura pris un an à finir), des sentiments complexes et profonds. En apparence facile, la musique de Crass n'en finit pas de brouiller les pistes, de désorienter, non par la difficulté de ses lignes mais bien par la complexité de ses arrangements. L'album live a été capturé au 100 Club, à Londres, en juin 1981. Etonnemment, la qualité n'est pas trop mauvaise malgré le fait que la notice précise que tout a été réalisé à partir d'un simple quatre-pistes. En ajout, on trouve également les deux premières chansons travaillées en studio en 1977 ('Heart-throb of the mortuary' et 'I can't stand it'). La guitare était alors tenue par un certain Steve Herman, décédé en 1989 à qui une dédicace est adressée au dos du cd. Beaucoup considèrent 'Christ, the album' comme le meilleur essai de Crass; c'est assurément du très bon travail.

note       Publiée le lundi 2 juin 2008

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notes

Note moyenne        6 votes

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Klarinetthor › mercredi 7 septembre 2016 - 21:36  message privé !

J'ai de plus en plus de mal avec celui-ci tout y est (oui, a part les voix feminines oubliées) mais ce ne sont vraiment pas leurs meilleurs morceaux qui pour leur periode noise-punk se situeraient plutot sur the Feeding, Penis Envy et sur les singles.

Note donnée au disque :       
Harry Dickson › samedi 29 juin 2013 - 22:32  message privé !

Tout à fait bien vu Twilight, Crass c'est cet incroyable contraste entre le combat militant pour un projet anarcho/peace/humaniste assez baba (puisque certains du groupe venaient de là et avaient l'âge en conséquence...) et la virulence cruelle, désespérée et noire de la musique et des grattes proto Big Black, tout en nous faisant un petit rappel sur le vieux Can. Des expérimentations ou techniques d'échantillonnage venant sûrement de Throbbing Gristle. Et même un côté Dark/Goth. Un pied dans le Punk (même s'il est Dead), l'autre dans l'after, Crass, dans ce coffret funèbre, c'est un des meilleurs trucs qui me soit arrivé.

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht › lundi 3 novembre 2008 - 13:00  message privé !
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Le groupe qui te fait grincer les dents. C'est promis, je m'offre les autres.

Wotzenknecht › mardi 2 septembre 2008 - 18:58  message privé !
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Ayé - acheté tout beau tout neuf, réédition identique (2 x LP + livre + poster) en espérant qu'il n'y a pas eu de remaster
Maitre Capelllo › samedi 2 août 2008 - 10:27  message privé !
Putain, Crass ! Le fameux poster de ce double-LP a trôné dans ma chambre d’adolescent pendant de nombreuses années. Si le message politique est indéniablement très fouillé, musicalement quand même, ça a moins bien vieillit que, par exemple dans le même genre, Flux of Pink Indians ou Zounds.