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Jeffrey Koepper › Sequentaria

9 titres - 70:56 min

  • 1 Blue Sector 8:12
  • 2 Astral Projection 7:06
  • 3 Timeline 8:43
  • 4 Near Machinery 9:02
  • 5 Interphase 6:09
  • 6 Synchronous 7:56
  • 7 Parallel Being 6:31
  • 8 One Hundred Memories 6:59
  • 9 Creation 10:13

line up

Jeffrey Koepper : Oberheim, Arp séquenceur, Moog, Mini Moog, PPG Wave, Emu, Prophet 5 Korg Wavestation et Roland Jupiter

remarques

Pour en savoir plus sur Jeffrey Koepper et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://www.jeffreykoepper.com/press.html

chronique

Sequentaria continue l’exploration des complexités analogues de Jeffrey Koepper avec une approche instrumentale hybride. Plus aéré que Momentium, Sequenteria se veut un véritable retour aux sources analogues où gravitent de lourds cercles réverbérants, des ondes astrales plongeantes sur des cadences parfois sobres, parfois débridés. Des rythmes pulsatifs complexes animés de séquences aux débits aléatoires dans des tourbillons synthétisés à la Jean Michel Jarre accouplé à du Tangerine Dream de l’ère numérique. Une étrange fusion qui laisse de belles empreintes sonores.
Blue Sector démarre ce voyage musical intemporel avec une intro cosmique nappée de vapeurs légèrement métalliques. À peine perceptibles, les cymbales animent une cadence progressive qui s’éveille sur des strates aux odes vocales et une séquence en cascade au rythme sautillant. Les couches de synthés sont denses et s’entrecroisent en multiples variances à des effets vocaux saisissants et des ondes sombres qui balaient ce fond sonore étoilé. De lourdes sirènes synthétisées, aux sonorités aussi métalliques que mielleuses, déchirent cet univers cosmique avec des chœurs aux angéliques effluves Tangerine Dreamiennes qui brillent dans une atmosphère truffée d’effets sonores analogues sur un rythme séquentiel soutenu. Astral Projection glisse vers une atmosphère plus claustrophobe. Statique, sombre et syncrétique, les pulsations synthétisées gémissent dans cette sphère atonale enveloppée d’un synthé cosmique aux effets analogues qui s’égrainent dans une confusion lyrique. Un délire astral qui se fond dans l’ouverture de Timeline où séquences et synthés s’unissent dans une rythmique hoquetante avant de choir dans les vapeurs cosmiques de Near Machinery. Noir est le silence. Sombre est l’introduction. Near Machinery s’active sur lourde réverbération circulaire aux bourdonnements gutturaux, comme dans un film de sci-fi où le monstre est tapit entre deux unités. Le rythme se dessine sur une séquence névrotique truffée de jets cosmiques qui font offices de percussions dépareillées. Une belle onde enveloppe cette incohérence rythmique, suivie de fines enveloppes synthétisées qui moulent une valse cosmique harmonieuse. Mélodieux, le titre plonge dans une anarchie séquentielle où percussions déboulent dans une tempête synthétisée qui rappelle les bons moments de Synergie. Le calme après la tempête, Interphase fond comme une belle rumba cosmique où effets sonores galactiques se moulent à un synthé lyrique qui épouse une cadence langoureuse séquencée.
Le rythme nerveux de Synchronous vrille en boucle sur un mouvement circulaire captif. Un cercle minimalisme sur séquence lourde et tournoyante avec des courbes hypnotiques qui modulent une spirale musicale croissante mais atonique, assortie de brèves incartades synthétisées. Un titre sombre et atonique, tout comme One Hundred Memories, qui est une lente intro au splendide Parallel Being. Un beau ballet cosmique, secoué de fines percussions crotales, dans une forêt galactique boréale aux belles strates mellotronnées d’une flûte enchanteresse. Tout à fait délicieux. Creation conclut ce 3ième opus de Jeffrey Koepper avec une intro pulsative à la Charriots of Fire. Une intro minimalisme et obsessive qui débouche sur une séquence ondulante et une percussion solitaire, avant d’atteindre un paroxysme sonore névrotique titanesque. Une multitude de séquences entrecroisées s’entremêlent à une fusion de synthés bouillonnants où stries indisciplinées se moulent à des odes lyriques, formant une complexité rythmique qui défend les bases d’un opus fougueux et sombre du début à sa finale.

note       Publiée le samedi 10 mai 2008

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