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Remy › This is not the End

7 titres - 71:48 min

  • 1 Return To The Dream 12:34
  • 2 There's Something In The Air 6:37
  • 3 Because It's Said 11:42
  • 4 Those Days 9:36
  • 5 The Great Escape 13:28
  • 6 You And I 6:23
  • 7 The Day Before We Die 11:24

enregistrement

Enregistré dans les studios AKH entre Décembre 2007 et Février 2008

line up

Remy Stroomer: Claviers, synthé, PC et électroniques

remarques

Pour en connaître plus sur Remy, entendre des échantillons sonores et communiquer avec l'artsite, visitez son site web: http://www.remy.akhrecords.nl/

chronique

Variations séquentielles sur des thèmes angoissants, This is not the End est un album audacieux où la MÉ croise les obscurs méandres d’une musique progressive contemporaine sur des séquences cristallines ceinturées de synthés aux arômes aussi apocalyptiques que ses chœurs. This is not the End est un opus catalyseur qui animera vos soirées d’interrogation et d’angoisse à coup sûr. Return to the Dream ouvre sur une intro abyssale. Les frottements de cordes d’un violoncelle imaginaire animent des errances qui flottent doucement dans un cosmos dantesque. Une sombre ambiance sidérurgique règne dans cette hermétique sphère bourdonnante. Un monde de paranoïa qui s’éveille sous le doux tintement d’une séquence cristalline, prémisse d’une attirante mélodie hypnotique qui cille dans la brume. Doux, doux. Le mouvement emprunte une tangente dramatique avec des arrangements orchestraux digne d’un polar cauchemardesque avec de fines stries synthétisées qui enveloppent une ambiance de plus en plus lourde. Ces ondes réverbérantes épousent des strates menaçantes, ouvrant la porte à une finale qui explose de sensualité avec une belle ligne de basse, de bonnes percussions et un synthé râleur. There's Something In The Air poursuit dans cette atmosphère surréaliste. D’étranges cercles sonores moulent une nébulosité astrale où chœurs galactiques et souffles éthérés de sirènes fantomales croissent dans une pénombre atonale suggestive, truffé de percussions cliquetantes et dictalographiques. Un monde Arcadien qui s’enfonce dans les douceurs stratifiées de Because It's Said et son intro feutrée de douces percussions et d’ondes résonnantes qui s’écrasent dans le néant. Graduellement, le tempo s’agite sous une fine ligne de basse et des séquences nerveuses aux papillonnements métalliques. Fusion de l’atonie et du rythme figé, Because It's Said accentue une cadence processionnelle avant de fondre dans un chaos percutant où percussions fébriles se moulent à une séquence spiralée zombiesque, une lourde basse pleine de résonances et ses chœurs soumis. Du théâtre musical exceptionnel qui révèle une audace unique aux grands compositeurs contemporains. Those Days foule un moule ambiant qui s’éveille langoureusement sur une cadence ‘’groovy jazz’’ avec un synthé à la saveur d’un accordéon enrhumé. Superbement lascif avec un synthé plus que musical, Those Days est fumant d’un désir abscons avant de sombrer dans la folie névrotique de The Great Escape et son jeu de rythmes non rythmes sur des synthés survoltés. Un titre aux frontières des folies d’un certains Klaus Schulze qui évolue dans une complexité très musical et qui s’appui sur un solide jeu de synthé et percussions. Du délire électronique qu’on entend, malheureusement, plus de nos jours. Après cette folie des grandeurs, la superbe You and I porte à la rêverie avec sa douce séquence introductive qui ondule dans les obscurs corridors de la finale de Return to the Dream et sa ligne indolemment sensuelle. The Day Before we Die reprend cette séquence avec une approche plus cristalline. Une intro qui se dandine sur une comptine minimalisme limpide, ceinturé d’un synthé aux souffles spectraux mi aigus. Une étrange trame sonore d’un cauchemar virginal qui reprend ses chœurs moulés de souffles ensorcelants qui charment sous des percussions aux frappes de dactylos. Une belle finale au prélude désarmant de Return to the Dream. Ce 7ième opus de Remy est une œuvre audacieuse, pleine de rebondissements musicaux aux similitudes séquentielles qui étonnent et charment, tant par leurs imprévisibilités que leurs dénouements lyriques, voire poétiques. Un opus comme il s’en fait que trop rarement dans cet univers aseptisé de redondances en panne d’inspiration. De la grande musique obsessionnelle qui étonne et étonne à chaque écoute. Beau, bon. Un incontournable qui deviendra un classique de la MÉ contemporaine..

note       Publiée le mercredi 7 mai 2008

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