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Radio Massacre International › October Gallery (Redux)

10 titres - 107:27 min

  • 1 Only Just Begun / Frozen North II 14:58
  • 2 Organ Harvest 14:51
  • 3 Improvisation I 11:24
  • 4 (Come to) Sunny Teesside (Mrs Emerson) 10:05
  • CD 2
  • 1 Improvisation II 16:47
  • 2 Geiger 8:09
  • 3 Fire & the Monster 6:48
  • 4 Ha'Penny Bridge 7:49
  • 5 Improvisation III 11:25
  • 6 A Minute's Silence 5:11

enregistrement

Enregistré au October Gallery, Holborn Londres le 09 Février 1997

line up

Steve Dinsdale: Synthétiseur et percussions Duncan Goddard: Synthétiseur et basse Gary Houghton: Guitares et synthétiseur

remarques

chronique

Mythe, réalité ou coup publicitaire? Toujours est-il que la parution de ce vieux concert de Radio Massacre International a de quoi alimenter les débats des passionnés. October Gallery est une vieille prestation de Février 1997. Généreux, RMI offrait un enregistrement de ce concert aux spectateurs présents. Un CD single qui reflétait sommairement le concert, créant ainsi une pièce de collection pour les fans du groupe que devenaient de plus en plus nombreux. Parallèlement un enregistrement pirate de 93 minutes, circulait dans le milieu. De fil en aiguille, une forte pression serait venue des fans pour que le trio Anglais reproduise l’intégral du concert, donnant ainsi October Gallery Redux, un album en version téléchargeable qui est le fidèle reflet d’une solide prestation de RMI.
À l’époque Dinsdale, Goddard et Houghton donnaient dans une MÉ, majoritairement improvisée, avec une forte influence des années TD 70. Et c’est l’essence même de cet enregistrement en concert. De la MÉ pure avec un bon dosage de séquences minimalistes, houleuses et frétillantes sur des effets sonores créatifs avec un bon mélange synthé, mellotron et guitare électrique multipliant tous genres d’ambiances.
Après une intro très pop, à la Quentin Tarantino, une ondée de stries hululantes déferle dans une noirceur galactique. Ondes sur ondes, les synthé fantomatiques et symphoniques réchauffent une atmosphère extra-terrestorial avec Frozen North II et ses belles séquences pulsatives sur ondes mellotronnées fantomales sous une pluie de stries galactiques. Une guitare éthérée, à la Richard Pinhas, orne une ambiance cosmique qui graduellement s’anime sur une séquence ondoyante accompagnée d’une percussion au tic-tac hypnotique. Organ Harvest est une étrange mélodie minimalisme, empreinte d’une brume verte, qui zigzague dans une harmonie surréelle sur ses séquences hoquetantes et libertine. Le mouvement est lent et coule dans une légèreté louvoyante sur une structure spectrale où chœurs lugubres, solos de guitares perdues, et mellotron dense fusionnent dans une ivresse paresseuse sur fond de vague astrale.
Improvisation est sans doute la pierre angulaire de ce concert. RMI offre près de 40 minutes d’une nouvelle musique séquencée où le rythme y est haletant, nerveux et multivalent avec des séquences galopantes noyées dans un mellotron aux souffles et aux chœurs chthoniens. Des effets sonores crotales serpente cette belle structure bourrée de séquences minimalistes et sinueuses, dans un univers hybride où strates épeurantes vaguent dans les cordes d’une guitare électrique qui taille les exhalations vaporeuses de solos bien ciselés. Le 1ier CD termine sur (Come to) Sunny Teesside (Mrs Emerson). Un titre planant, flottant et dérivant avec mellotron flûté et des pulsations aléatoires hypnotiques dans un univers statique.
Après un Improvisation II plus puissant avec de fortes ondulations basses, Geiger pulse sur une séquence tortueuse lourde, déviant sur une ligne hypnotique lente truffée de carillons angéliques et enveloppée d’une brumeuse mellotronnée. Un titre hypnogène, sur séquences cristallines, aux vertus rêvasseuses qui se dandine innocemment sous les stries d’une six-cordes tout aussi pensive. Fire & the Monster offre une structure frétillante à la Improvisation, mais avec une sonorité plus feutrée. Un ballet qui hoquette d’une séquence échotique dans un univers plein d’étrangéité sonore qui enchevêtre des stries d’une six-cordes lunatique et d’un mellotron aux densités vaporeuses. Un titre aux ambiguïtés harmonieuses qui plaira aux amateurs de Heldon. Ha'Penny Bridge nous plonge dans une atmosphère galactique avec un piano sous la pluie. Une tendresse hétéroclite métallique qui fait beaucoup trop de bruits pour le peu d’émotion qui y crèche. Après Improvisation III et son rythme ciselé, A Minute's Silence conclut cette prestation en concert sur une touche de blues. Le tempo martèle une sensualité aguichante sur percussions lourdes, alors que la guitare transperce le voile mellotronné d’un synthé aux sonorités discrètes. Une superbe tendresse de fesse qui démontre la polyvalence d’un groupe qui nous en mettra plein les oreilles dans les années à venir.

note       Publiée le lundi 21 avril 2008

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