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Rudimentary Peni › Cacophony

cd | 30 titres

  • 1 Nightgaunts
  • 2 The horrors of the museum
  • 3 The only child
  • 4 Architectonic and dominant
  • 5 The evil clergyman
  • 6 Brown Jenkin
  • 7 Crazed couplet
  • 8 Sarcophagus
  • 9 Lovecraft baby
  • 10 Dream city
  • 11 C12 H22 O11
  • 12 Zenophobia
  • 13 Sunset of the lords of Venus
  • 14 Beyond the Tanarian hills
  • 15 Imps of the perverse
  • 16 The dead loved
  • 17 Periwig power
  • 18 Kappa Alpha Tau
  • 19 American anglophile in the world turned upside down
  • 20 Memento Mori
  • 21 Better not born
  • 22 Arkham hearse
  • 23 The old man is not so terribly misanthropic
  • 24 Gentlemen prefer blood
  • 25 Sonia
  • 26 The day the universe ceased (March 15th 1937)
  • 27 The crime of the century
  • 28 Musick in diabola
  • 29 Shard
  • 30 Black on gold

extraits vidéo

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enregistrement

Southern Studios, Angleterre

line up

Nick Blinko (chant, guitare), Grant Brand (basse), Jon Greville (batterie)

chronique

Débuter avec un album qui porte si bien son nom n'est pas la chose la plus aisée que j'aie pu faire; le style Rudimentary Peni étant déjà assez particulier à aborder à la base, se payer leur galette la plus expérimentale relevait de la gageur et il m'en a fallu des écoutes pour trouver des mots à poser sur une musique aussi spéciale. Crée au début des 80's, le groupe, en raison de ses liens avec CRASS, est décrit comme issu de la mouvance anarcho-punk ou encore dark punk. Cette dernière image colle bien mieux aux compositions que la première, d'ailleurs le chanteur Nick Blinko décrit volontiers son combo comme 'gothique' au sens le plus noir du terme. Du punk, Rudimentary Peni a retenu le goût des morceaux très courts (les plus longs dépassant rarement les deux minutes), du goth une noirceur toute existentialiste que confirment volontiers l'artwork torturé et macabre des pochettes, lesquelles étant réalisées par Nick himslef. Musicalement, on se rapproche volontiers du deathrock pour cette basse plombée et ces guitares déchirées, ces atmosphères glauques et étouffantes, avec de temps à autres de petites explosions bien punkoïdes ('Black on gold')...Quant à la démarche, elle est anti-commerciale au possible, il est pratiquement impossible de s'immerger dans un titre puisqu'il se termine au moment où l'auditeur l'identifie. La particularité de 'Cacophony' est d'ajouter en plus des tas de bruits en arrière-fond, de ponctuer certaines plages de passages parlés, de raclements de gorge, de borborigmes divers ('Dream city', 'C12 H22 011'))...une vraie B.O pour asile d'aliénés ! Si je reconnais l'audace de la démarche, je reste mitigé quant au résultat. Il est frustrant de ne pouvoir s'immerger plus dans certaines chansons lorsque l'on identifie un riff efficace, une mélodie porteuse ('Beyond the Tanarian hills', 'Better not born' ou encore l'excellent 'Shard') et l'on se trouve presque condamné à ressentir l'album dans son entier. A noter que le travail vocal est particulièrement riche sur cet opus, Nick Blinko alternant timbre grave, hurlements, voix travestie à la Virgin Prunes...mais une fois encore il n'est pas toujours possible d'en profiter pleinement. Je vous ai dit que cet album est influencé par Lovecraft ? Ceci expliquerait cela ?

note       Publiée le mercredi 16 avril 2008

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Klarinetthor › lundi 25 août 2014 - 20:06  message privé !

et dans les influences, en plus de ce qui a été dit, alors que le RPs furent très avares en propos (une exception ici : http://www.deathrock.com/rudimentarypeni/interviewcake2.html et notamment concernant ce qu'ils écoutaient, ça sent fortement Zappa et les Cardiacs (c.f. Sonia https://www.youtube.com/watch?v=mUI4qllGpdI) noyés dans le malaise.

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Klarinetthor › lundi 25 août 2014 - 20:01  message privé !

Terrible cette réédition, je ne peux comparer à l'original (que je ne connaissais que par cough*mp3*cough interposés), mais ça sonne comme on peut espérer que RP sonne, strident mais plutot puissant.

Note donnée au disque :       
22goingon23 › mercredi 5 juin 2013 - 19:35  message privé !

L'album va être réédité par Southern Records pour fin juin. Voila un label sympa, humain qui à chaque commande envoie un mot doux de remerciement ! Une certaine Mignonne Elizabeth ... À l'amabilité ils joignent un sens de la qualité et du perfectionnisme (un peu de pub ouai, car ils le méritent hautement)

cyberghost › dimanche 18 juillet 2010 - 15:43  message privé !

Complètement fou ce disque en effet, il a un côté un peu schizoïde à la Old Lady Drivers, en plus punk évidemment, ça reste du RudiPeni ! J'ai quand même l'impression qu'ils ne se prenaient pas encore trop au sérieux, le côté Lovecraftien développé ici prend même par un instant un côté parodique, je trouve

Note donnée au disque :       
born to gulo › mardi 26 mai 2009 - 23:55  message privé !

merci à toi, à naga, et au lentéchrist