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The Brian Jonestown Massacre › My bloody underground

  • 2008 • A Records nuk011cd • 1 CD digipack

cd • 14 titres

  • 1"Bring Me The Head of Paul McCartney on Heather Mill's Wooden Peg (Dropping Bombs On The White House)"
  • 2"Infinite Wisdom Tooth / My Last Night In Bed With You"
  • 3"Who Fucking Pissed In My Well"
  • 4"We Are The Niggers Of The World"
  • 5"Who Cares Why"
  • 6"Yeah-Yeah"
  • 7"Golden Frost"
  • 8"Just Like Kicking Jesus"
  • 9"Ljosmyndir"
  • 10"Auto-Matic-Faggot For The People"
  • 11"Dark-Wave-Driver/Big Drill Car"
  • 12"Monkey Powder"
  • 13"Black-Hole-Symphony"
  • 14"The Origin Of Love" (hidden track)

enregistrement

Enregistré en Aout 2007 à Liverpool et en Octobre 2007 à Reykjavik

line up

Anton Newcombe (guitare, voix) Frankie “Teardrop” Emerson (guitares), Rob Campanella (guitares, orgue, mellotron), Ricky Maymi (guitares), Collin Hegna (basse), Dan Allaire (batterie), Joel Gion (tambourin, maracas)

remarques

Le titre « My Bloody Underground » est censé être un double hommage au Velvet Underground et au morceau « My Little Underground » de Jesus And Mary Chain. Selon Newcombe, le mot bloody a été rajouté pour remplacer le mot « fucking »… L’album est bien sur en téléchargement légal gratuit sur leur site, comme tous les autres.

chronique

Styles
rock
Styles personnels
fatras

Qu’à fait le groupe d’Anton Newcombe depuis l’Ep « We are the radio » de 2005 ? A part ramasser une maigre partie de la thune qu’ils auraient du gagner depuis 15 ans en tournant, pas grand-chose, il faut l’admettre. Comme pour s’excuser de l’absence prolongée du groupe (qui publiait 3 albums pleins à craquer par an à sa grande époque), les voilà qui balancent un album de 80 minutes, où les bons morceaux sont à trier parmi les outtakes et les faces-b. Les mauvaises langues diront que ça a toujours été le cas avec ce groupe, sauf que là, le génie de composition s’est vraiment dilué dans les vapeurs de narguilé. Si autrefois, la dèche leur allait bien, leur prodiguant un son garage en parfaite adéquation avec leurs ambitions, et les forçant à bricoler en mode DIY ce que leurs idoles des 60’s faisaient dans de bien meilleurs conditions, aujourd’hui, la situation n’est plus la même. Le Brian Jonestown est attendu au tournant. C’est probablement pour dire « allez pourrir » à tous ceux qui – comme moi – ont attendu le film Dig ! pour les découvrir que Newcombe a voulu d’un 13ème album aussi hermétique, aussi lointain. Enregistré avec Mark Gardener (Ex-Ride, les ténors du shoegazing anglais) entre Liverpool (bon choix… Lee Mavers doit approuver la conduite du groupe) et l’Islande, la patrie d’adoption de Newcombe (qui a depuis adopté le bonnet phrygien mano chao/sigur ros/bobo français de merde), « My Bloody Underground » est ce qu’on pourrait appeler un album-suicide. C’est pas qu’il soit mauvais, mais il s’agit de leur livraison la plus radicale, alors que c’est la première fois que le groupe est correctement distribué ! Tout y est plongé dans une brume acide qui étouffe même le chant, qui est par ailleurs quasiment absent… Les tièdes en prennent pour leur grade avec des titres aux airs de sabotage s’en prenant à McCartney et REM. Automatic Faggot for the People (beau détournement du titre d’un de leurs meilleurs skeuds), justement, gratte mollement à la porte du black metal sans vraiment dégager de la puissance, et quant à Darkwave River, c’est la meilleure pièce de l’album : un riff tout simplement magique, ganté de reverb aquatique, en boucle sur 7 minutes comme arrachées au monde des rêves. Dans le même genre, We are the niggers of the world est un solo de piano, d’une tristesse absolue, posé en plein milieu du disque. Tel un Aphex Twin de l’analogique, Newcombe ricane, quelque part en Islande. L’ouverture du disque, plus Brian Jonesienne (le guitariste, hein, pas le groupe) que jamais, laisse augurer un album bien orientalisant, avec tambourins et danse du ventre à tous les étages, un peu comme l’était « Their Satanic.. ». Et en effet, Who fucking pissed in my well, folk tribal avec tams tams mal dégrossi, suit cette piste-là. Mais des pistes, il y en a bien trop sur cet album. Who cares why est une collision shoegaze/noise avec des sortes de mantras indiens en fond. Très hypnotique ; Yeah – yeah, le seul morceau proche du BJM tel qu’on le connaît de tout le disque… comme d’habitude, classieux, planant et tubesque. Avec toujours ces cris d’éléphant en sourdine lors de la fin du morceau. Golden frost et Just like kicking jesus (& Mary Chain... oups pardon) semblent polluées par des bruits parasites alors que Bjornmunir, récitée en Islandais, est une superbe pièce ambient apaisée et méditative… Et le skeud finit sur un Black Hole Symphony bien Spacemen 3 dans l’esprit mais d’une inutilité évidente. Alors oui, c’est super, le BJM reste underground, comme le laisse le suggérer le titre (rendez moi mon foutu underground !), mais quand on sait qu’ils seraient capable d’un numéro un mondial, ça frustre un peu, forcément. « Keep music evil », ok, mais c’est pas en prêchant les convertis que ça va se faire, non ?

note       Publiée le lundi 7 avril 2008

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Solvant Envoyez un message privé àSolvant

Who's killed Sgt Pepper ?

Seijitsu Envoyez un message privé àSeijitsu

Effectivement c'est plus un sabotage qu'un véritable album... Néanmoins, je sauve de ce gros boxon Just Like Kicking Jesus et Dark Wave Driver (ce riff... On dirait du Ennio Morricone). A quand les chroniques des autres albums ? Surtout Take It From The Man! et Bravery Repetition & Noise, mes deux préférés.

Note donnée au disque :       
Fryer Envoyez un message privé àFryer

jviens d'écouter Cold The Touch sur l'album Their satanic majesty second request et je suis grave sous le charme. Je chope l'album de suite.

cyprine Envoyez un message privé àcyprine
Enfin une chro de BJM ! Le meilleur reste à chroniquer mais merci Dariev !
michel rocard Envoyez un message privé àmichel rocard
Rien à voir, mais juste pour dire que l'activité du site est appréciable en ce moment entre tes chros et celle de Raven.