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Yaary Erez › Blind Vision

7 titres - 62:32 min

  • 1 Analog 9:28
  • 2 Digital 12:12
  • 3 Crystal 8:00
  • 4 Timing 4:31
  • 5 Blind Vision 13:47
  • 6 Hybrid 5:57
  • 7 Lucid Dream 8:39

enregistrement

Enregistré et mixé entre Janvier et Decembre 2005 au studio Skylight. Remasterisé par Bernd Scholl en 2007

line up

Erez Yaary : Claviers, synthé et FX

remarques

Pour en savoir plus sur Erez Yaary et entendre des échantillonnages musicaux, visitez son site web à l’adresse suivante; http://www.mellowjet.de/artists/erez_yaary/bio.htm

chronique

Décidément le nouveau label Allemand MellowJet Records continu d’enligner les surprises musicales et de nous en mettre plein les oreilles. Après Moonbooter et Exposed, Bernd Scholl nous convie à la musique du synthésiste d’Israël; Erez Yaary. Un musicien qui roule sa bosse depuis plus de 20 ans, avec des influences très variées, allant du techno pop mélodieux à la Jarre, tout en bifurquant sur du Berlin School rétro et nouveau genre. Et c’est un peu de toutes ses influences qui nourrissent Blind Vision, son 10ième opus. Un cd étonnant et bien structuré, avec une faune sonore aussi dense que mélodieuse bien structurée où EY insère des sonorités annexes, de percussions incertaines et une multitude de structures ambivalentes qui permute et modifie constamment les rythmes.
L’aventure musicale débute avec Analog et Digital, car chaque titre sur Blind Vision se suivent sans vraiment y avoir de causes à effets. Analog ouvre les valves avec des séquences tournoyantes, aux voltes indisciplinées, nappées d’un synthé forgé de chœurs éthérés. Une brève incartade atmosphérique avant qu’une pulsation robotique croise ces séquences qui s’entassent en serpentin hachuré, plongeant Analog dans un techno vieillot aux odeurs de Pop Corn. Un techno souple, pas agressif, qui roule sur de belles séquences ondulantes, aux soubresauts syncopés, et un synthé riche en strates enveloppantes et solos mélodieux qui contrebalancent la rectitude du beat. Un beat qui plie sous le poids de ses courbes stroboscopiques, pour s’éteindre docilement dans les vapes brumeuses qui initient Digital et son introduction aux sillons cahoteux et pulsations frivoles qui glanent sur une structure ambiante aux sonorités composites. L’univers est aussi étrange que les balbutiements des insectes qui y flirtent et des battements désordonnés qui laissent planer une éruption latente. Ondes louvoyantes et strates déviantes, le monde de Digital semble être d’un parallélisme inquiétant jusqu’à ce qu’il explose vers la 6ième minute, avec des séquences percussionnées à la Namlook/Schulze sur TDSOTM. Le tempo devient ceinturé sur des frappes hypnotiques et des percussions aux échos syncopés qui se moulent à une structure plus harmonieuse.
Crystal ouvre avec une belle séquence mélodieuse rappelant Mark Shreeve sur Legion. Un mouvement hypnotique qui se dandine sur un synthé romanesque teinté d’arrangements orchestraux enveloppants. Le tempo devient plus lourd et mystérieux, un peu comme ces vieilles routes Anglaises embrumées aux embuscades séquencées. Un bon titre sur des structures en constantes évolutions et toujours mélodieuses. Timing est très caricatural avec une approche atmosphérique troublante aux bruits d’horloges et de tic tac dans une ambiance fantomatique.
C’est sur les derniers étranges chuchotements de Timing que débute Blind Vision. Séquences ondulantes et cymbales papillonnantes errent sur un rythme imprécis, subdivisé par les sombres atmosphères qui y rodent tout autour. Un long Berlin School aux subdivisions tant atoniques que rythmées sur des séquences cahoteuses et fébriles, un synthé enveloppant et de beaux effets sonores. Un Berlin School qui poursuit sa quête sur Hybrid et sur l’intro de Lucid Dream qui conclut Blind Vision avec la même inspiration musicale qui avait séduite en ouverture. Une belle et mélodieuse EM sur des séquences vrillantes qui ondulent dans une ambiance légèrement rythmée et cette faune sonore si riche à Blind Vision.
Blind Vision de Erez Yaary est un bel album qui plaira aux amateurs de sons. Une MÉ aux structures ambiguës qui parfois nagent dans une facilité Jarrienne, mais très souvent plonge en plein cœur d’une faune indomptable aux structures ambivalentes pour un plus grand plaisir des sens. Une belle trouvaille du label Allemand MellowJet Records.

note       Publiée le samedi 5 avril 2008

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oeil de fée › vendredi 27 janvier 2012 - 23:39  message privé !

Je l'ai découvert il y a peu avec son album "Moab", et ça donne envie d'en entendre plus. Il y a d'ailleurs là petit sample de logos absolument génial.