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Ataraxia › Paris spleen

cd • 12 titres

  • 1Bienvenue à l'Enfer
  • 2Où vont les chiens
  • 3N'importe où
  • 4Mon cher toutou...
  • 5Le marchand de nuages
  • 6Le saltimbanque décrépit
  • 7La reine des hommes aux yeux verts
  • 8Tango des astres
  • 9Longtemps Pierette d'Orient
  • 10Oh Rhadamante
  • 11Petite chanson lycanthrope
  • 12A votre guise

enregistrement

Novembre 2005-août 2006

line up

Francesca Nicoli (chant, orgue de barbarie), Vittorio Vandelli (guitare électrique, guitare sèche, choeurs), Giovanni Pagliari (piano, accordéon, orgue, choeurs), Riccardo Spaggiari (percussions), Madame Bistouri (vocaux), Rêverie de Bal D.Rak (bandonéon, musette, orgue, voix), Gabor Szebedei Szentendrei (cymbales, voix), Sibelius (basse), Lunette Namair (glockenspiel, cymbales), J.Amphora (violon, violoncelle, flûte), Safran UdU (trombone, voix)

remarques

chronique

Styles
chanson
gothique
dark wave
heavenly
Styles personnels
cabaret gothique

En insatiables voyageurs, les Italiens d'Ataraxia ont délaissé l'espace d'un album leurs périples médiévaux ou ethniques pour s'arrêter dans le Paris de la seconde moitié du XIXème, plus précisément celui de Charles Baudelaire, pour venir taquiner la musette et le cabaret. A mi-chemin entre spectacle de monstres, cirque macabre et théâtre, le groupe nous emmène dans une étrange farandole baignée de foule, de cris, de fonds de taverne...Promenade tantôt ironique, tantôt désespérée, tendre parfois. Le ton est donné avec 'Bienvenue à l'enfer'; orgue, roulements de tambours, présentation des artistes digne de 'La Strada'...Et ça continue sur l'excellente valse folle de 'Où vont les chiens' portée par les sons d'accordéon, les orgues barbarie, la guitare et les percussions dans la plus pure tradition musette. Francesca Nicoli se révèle très à l'aise dans l'exercice, son étrange voix se prêtant à merveille à cette atmosphère de fête foraine décalée. Certes, son français reste fortement marqué par l'accent italien mais si l'on peut déplorer que meilleure justice ne soit pas rendue aux textes du grand Charles, je trouve pour ma part que cela confère aux paroles une aura mystérieuse dont on ne capte que quelques bribes, d'où l'envie d'en découvrir plus. 'Paris Spleen' est une invitation à laisser flâner son esprit, à respirer les parfums d'une autre époque, une invitation, pas un produit imposé...Pour ma part, le charme a opéré, les atmosphères sont très prenantes, légèrement frivoles en apparence mais de-ci de-là apparaissent des bribes de vers qui rappellent le talent et la force poignante du Poète; on a alors la gorge qui se noue ('A votre guise'). Si le ton général reste marqué par des orchestrations cabaret, Ataraxia s'offre quelques incursions jazzy ('N'importe où'), ethniques ('Le Marchand de nuages'), une plongée sombre et inquiétante dans un tango étrange ('Tango des astres')...et toujours percent comme des petits flashs des lambeaux de phrases au détour d'une chanson, d'un refrain...J'aime ce Ataraxia-là, plus proche des débuts, et si 'Saphir', déjà marqué par Paris ne m'avait que peu convaincu, cet hommage au 'Spleen de Paris' m'a énormément plu. J'irai jusqu'à dire qu'il s'agit d'un de mes favoris des Italiens et qu'il m'a sacrément donné envie de relire Baudelaire; n'était-ce pas le but en fin de compte ?

note       Publiée le vendredi 14 mars 2008

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Wotzenknecht › vendredi 14 mars 2008 - 13:14  message privé !
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j'ai beaucoup aimé celui-ci, complètement barge, avec son ambiance de cirque Barnum. faudra que je le remette...