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Namlook & Schulze › The Dark Side of the Moog VIII - Careful with the AKS, Peter

  • 1999 • Fax PK 08/146 • 1 CD

8 titres - 76:51 min

  • Part I 25:16
  • Part II 01:12
  • Part III 06:18
  • Part IV 08:08
  • Part V 04:35
  • Part VI 15:39
  • Part VII 06:58
  • Part VIII 08:39

enregistrement

Enregistré lors du 23ième Festival de Jazz d'Hamburg

line up

Klaus Schulze (claviers, électronique et effets), Pete Namlook : Keyboards, électroniques, programmation & FX

remarques

chronique

Enregistré lors d’un festival de jazz, Careful with the AKS, Peter est un opus qui se divise en 2 structures. Part 1 emprunte les effluves d’un jazz futuriste qui trempe dans une ambiance très électronique où bizarreries sonores flottent en étrange harmonie avec des voix syncrétiques. Fortement teintée de l’univers improvisé des derniers concerts de Schulze, Part 1 évolue avec un mouvement de basse groovy sur tam-tams discrets, dans un environnement aérien dominé par striures et solos de synthés tordus. En mi-parcours la structure sonore atteint son paroxysme d’étrangéité de métal en souffrance, initiant un crescendo rythmique avec séquences nerveuses et une bride mélodieuse qui se perd dans une atmosphère moins lourde de sens que de sons.
Cette propension à exploiter les sons souffrants, caustiques et biscornus dans des sphères aussi étroites peut irriter, autant que charmer. Pour moi, Part 2 est un passage sonore désagréable qui se moule, tout en y laissant un hoquet, au doux Part 3 qui flotte d’une belle errance spatiale avec ses ondes moulantes et orchestrales, noyées dans de belles striures lourdes à la Vangelis. Un beau titre qui ulule aux étoiles, dans un paysage sonore à la limite de la tolérance, pour se fondre aux rythmes tribaux cosmiques de Part 4. La cadence crescende sur une structure ondulante aux pulsations fines et aux striures métalliques hurlantes. Un beau titre de Drum’n’Bass, sans l’approche électro acoustique qui s’éteint tranquillement pour se mouler aux vapes de Part 5, un titre planant qui met la table au superbe Part 6. Du beat sur des atmosphères autant animales que spatiales, Part 6 traverse de superbes séquences à la Schulze sur solos lyriques qui nous rapproche très près de Body Love (si, si écoutez et vous entendrez). Du Schulze grand cru noyé dans les sonorités ‘’paranoïantes’’ de Namlook. Un titre qui aurait dû se retrouver sa la compil pour sur.
Quoique très dynamique, intempestive et super technoïde, Part 7 ne nous émerge pas de notre nostalgie ‘’Schulzienne’’. Du gros techno sur effets sonores tirebouchonnés et percussions aussi dingo qu’une machine à écrire. Bref du techno à la Autechre pour Mad DJ sur des ondes flottantes et errantes. Tout comme Part 8, machines à écrire en moins, mais tout une superbe symphonie pour synthé.

note       Publiée le dimanche 9 mars 2008

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snooky › dimanche 12 septembre 2010 - 10:20  message privé !

Force est de constater que plus les volumes avancent, plus la musique se bonifie.Le 6 était bien, le 7 très bien et le 8(Careful with the AKS, Peter) excellent.Et pourtant ça peine à démarrer.La partie 1 me semble un peu longue.Il faut dire que les voix "vocodées" me m'ont jamais très intéressées.En fait, le tour de force de cet album, c'est quand même les rythmes assez fous et complétement débridés.La partie 4 par exemple où là, vraiment, ça cogne dur.Mais la 6eme partie, certainement le "clou" de ses 78 mn musicales, est encore plus délirante.Ca s'accélère et Klaus Schulze se déchaîne sur ses synthies dans une frénésie qui donne une irresistible envie de taper du pied.C'est complétement étonnant et bluffant pour un Schulze visiblement en très grande forme.Je n'aime pas trop la partie 7 qui sonne plus "tintamarredesque" que véritablement technoïde.Quant aux parties3 et 5, ce sont de superbes mélodies qui font office de transitions.En résumé, un excellent album même si j'ai trouvé le démarrage est un peu long.

Note donnée au disque :       
Walter Benjamin › lundi 10 mars 2008 - 13:18  message privé !
Ah, je n'avais pas lu les chroniques des autres volumes ! Par conséquent, je ne m'étais pas aperçu qu'une bonne partie de la série portait ce genre titres référentiels (y compris à l'horrible Final Cut - personnellement je m'arrête bien avant celui-là pour Pink Floyd). Mais alors si ça n'a rien à voir ni sur la forme ni dans l'esprit : pourquoi ce procédé ? Des avis documentés là dessus ?
ForceMajeure › lundi 10 mars 2008 - 09:48  message privé !
@Walter : non, cette série n'a rien à voir avec la musique des Floyd... (ce qui est d'ailleurs bien dommage...)
gkar02300 › lundi 10 mars 2008 - 08:20  message privé !
Cet opus annonce le chef d'oeuvre de la série qu'est le volume 9.
Note donnée au disque :       
Solvant › lundi 10 mars 2008 - 03:35  message privé !
Phaé est beau.