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Steve Roach › Fever Dreams I

  • 2004 • Projekt PRO154 • 1 CD digipack

4 titres - 73:23 min

  • 1 Wicked Dream 18:41
  • 2 Fever Pulse 10:34
  • 3 Tantra Mantra 29:36
  • 4 Moved Beyond 14:30

line up

Steve Roach : Synthétiseur et guitares Byron Metcalf: Percussions Patrick O'Hearn: Basse

remarques

Pour plus d'info sur Steve Roach et son étonnant monde musical, visitez son site web à l'adresse suivante: http://www.steveroach.com/store/store.php

chronique

C’est en commençant par la fin que j’ai découvert la trilogie Fever Dreams de Steve Roach. Si Fever Dreams III aura mis quelques écoutes pour me charmer, ce premier volet m’a tout de suite séduit avec cette approche analogue de western Spaces habilement assortie sur une ambiance tribale. Une recette unique à Roach.
Un faible vent désertique s’anime sous des percussions crotales de style tribale, et voilà que défile l’univers ambiant, clanique et désertique du Western Spaceman. Mais faut faire attention lorsque l’on décrit la musique de Steve Roach. Le synthésiste de la Californie aime étendre de longs souffles vaporeux sur des percussions qui appartiennent aux ancêtres aborigènes. Et c’est la sublimité d’un monde ambiant hybride ; soit une douce atonie qui migre sur des percussions irréelles ou encore désertiques, même claniques.Un peu comme sur Western Spaces, l’ambiance de ce Fever Dreams est très rehaussé.
Wicked Dream présente un rythme confus, transporter par la basse discrète de Patrick O’Hearn. Un grand musicien oublié. Sa basse dessine des courbes lentes qui sillonnent un mouvement où les percussions syncrétiques jouent un rôle majeur sur un titre au faible dépit synthétisé, moulé à de sombres strates qui flottent à mi hauteur. De l’abstrait magique et unique qui est la marque de Roach.
Si Fever Pulse démontre une progression rythmique sur de bonnes percussions, des effets carillonnés et un synthé onctueusement vaporeux, Tantra Mantra se démarque avec une approche plus constante où percussion désertique flirte avec de beaux synthés spectraux. Le mouvement est fluide et il y existe une sorte de charme hypnotique à cause des peaux dont les sonorités envoûtent dans un espace serein. Nous sommes aux portes de Western Spaces. Moved Beyond est un titre tout en contraste. Si les ondes synthétisées sont d’une obscurité azurée, les percussions fourmillent un tempo qui sépare le mouvement ambiant d’une quelconque rêverie. Un peu comme si Steve Roach voudrait que l’on entende le constant bouillonnement des strates, aux élans d’une steel guitare, sur des percussions aux roulements désertiques en constante opposition. Un bon titre, aux atmosphères riches et aux structures créatives comme on retrouve à la grandeur de ce premier volet de Fever Dreams.
Du bon Roach qui exploite à merveille le clair obscur dans un monde tribal propre à son imagination. Moi j’ai bien aimé cet univers hybride où les percussions coupent les flancs de l’atonie. Mais je cherche toujours le contexte idéal pour en faire l’écoute. La lecture ça va, la relaxation pas trop et pour les dodos, c’est trop tribal. Mais Dieu que ça filtre entre les deux oreilles.

note       Publiée le samedi 8 mars 2008

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