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Lesbians On Ecstasy › We know you know

10 titres - 41 :00 min

  • 1/ Sisters On The Struggle (5:17)
  • 2/ Sedition (4:26)
  • 3/ The Cold Touch Of Leather (3:14)
  • 4/ Victoria's Secret (3:25)
  • 5/ We Won't Give It Back (4:25)
  • 6/ Party Time (A Womyn's Luv) (3:54)
  • 7/ Is This Way? (3:53)
  • 8/ Alone In Madness (5:14)
  • 9/ It's Practically Freedom (3:45)
  • 10/ Mortified (3:27)

enregistrement

Produit par les Lesbians on Ecstasy – Enregistré au sur magnéto au « thee mighty Hotel2Tango » par Efrim (pistes 1, 5, 7, 8, 9), au studio Pom Pom par L.O.E. (piste 2), au studio Tout Terrain par I-Speed Bike (pistes 3 & 4), et à Telepathetique Records par Orson Presence (pistes 6 & 10) - Mixé par John Collins aux studios JC/DC (piste 1), par L.O.E. au studio Pom Pom (piste 2), par Efrim au Hotel2Tango (pistes 3,4,5,7,8,9), par I-Speed Bike au studio Tout Terrain (piste 6), par Orson Presence à Telepathetique Records (piste 10). - Vocaux aditionnels sur les pistes 1,3,5,6 enregistrés à Telepathetique par Orson Presence – - Masterisé par Tim Hecker

line up

Jackie the Jackhammer (Octapad), Bernie Bankrupt (Machines), Veronique Mystique (basse & guitare), Fruity Frankie (voxy), Josée B (guest vocals sur pistes 1,3,7, 9 et clavier aditionnel sur piste1), Natasha Desmarais & Evalyn Parry (guest vocals sur pistes 1,3,7,9), Mitt (guest vocals sur piste 3), I-Speed Bike (Drum sequencing sur pistes 3 & 4), Jordan Dare (drum programming sur piste 6), DJ Mini (Samples sur piste 9), Brian Damage (Claviers aditionnels sur piste 9), Shelby (Dance testing & metal queening sur piste 2).

remarques

Il y a un caniche sur la pochette. Comme chez Zappa. Moi je dis ça, je dis rien.

chronique

Styles
electro
electroclash
pop
indie rock
rock
Styles personnels
trash-disco/beastie girls

Non, je ne vais pas vous présenter les Lesbians On Ecstasy. D’abord parce que leur nom le fait mieux que moi, et ensuite parce que cette miraculeuse pochette imitation vinyle en dit déjà plus long que cette chronique le pourrait. Elles sont lesbiennes de source sûre, c’est tout ce que je peux vous dire. De toutes façons il suffit de regarder les 2 photos du livret : 4 sosies de Dominique Voynet assises dans l’herbe telle une communauté hippie coupée du monde depuis les 70’s, avec bandanas, ray-ban et ponchos. L’explication, elle est quelques centimètres plus loin : sous l’annotation "about the women in music & the music in women", le groupe explique avoir repris les compos des artistes d’Olivia Records, label indé activiste féminin des années 70. Ce qui n’empêche pas "We know you know" d’être aussi un vibrant hommage au disco, musicalement parlant. Les lesbiennes sous ecsta s’amusent beaucoup sur cet album, visiblement... que ce soit en répétant "Play Me Backwards" sur Sedition (je n’ai pas essayé, y’a des révélations ?), en proférant des insanités en rappant à un débit hilarant sur le régressif "Party Time" ou encore en citant les gros tubes dance les plus infantiles de l’histoire en mode chorale folk défoncée sur "Mortified" ("I like to move it move it" et "We are your friends" pour ne pas les citer). Et la réussite de cet album, c’est de faire cohabiter ces moments de pure rigolade avec des morceaux nettement plus sérieux dans leur message, comme le politique et quasi-biblique "It’s practically freedom", le poignant et glacé "Alone in Madness" - comme traversé par la voix de Siouxsie, ou encore "Victoria’s Secret" qui semble être le simple support sonore destiné à occuper le corps à danser pendant que la tête médite sur la phrase samplée ad-lib tout du long : "The subject of lesbianism is very ordinary. It’s the question of male domination that makes everybody angry". Tu l’as dit, bouffie. Mais peut-être que les choses évoluent, après tout : Peaches et le Tigre (cités en remerciement… avec Laibach, ha ha !) cartonnent et les Lesbians On Ecstasy sont sorties de l’anonymat dans lequel leur nom un brin "too much" les avait logiquement plongé pour leur deux premiers lps. Il y a combien de temps qu’un nom pareil est devenu possible ? 10 ans, 5 ans ? Quoi qu’il en soit, ce disque fait plaisir à voir, et il n’est guère surprenant de constater qu’Efrim, le grand méchant gourou des Godspeed You Black Et cætera, a pris le groupe sous son aile pour l’enregistrement de l’album, vu la singularité des deux formations, politisées et éveillées, dans un paysage musical anesthésié par le fric. Un album débordant d’espoir, de sincérité et d’ondes positives, auquel on aurait aimé donné une note supérieure, mais qui se voit un peu pénalisé par ces 4 morceaux electro-crades, voire un electro-creux, en milieu d’album. Le reste n’est que tubes, dignes de figurer entre Sister Sledge et le groupe de folk féministe fictif de Valérie Mairesse dans "L’une chante, l’autre pas" (désolé, c’est la seule référence que j’ai trouvé). Un groupe adorable.

note       Publiée le dimanche 2 mars 2008

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dariev stands › lundi 3 mars 2008 - 18:29  message privé !
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C'est les lesbiennes sous X qui ont copié les gonzesses sous speed, de leur propre aveu. De toutes évidence elles aiment bien s'approprier ce qui n'est pas à elles puis en faire un truc bien funky...
empreznor › dimanche 2 mars 2008 - 22:31  message privé !
lesbians on xtasy, chicks on speed, lesquelles ont copié les autres?