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Rob Crow › Living well

14 titres - 37:36 min

  • 1 Bam Bam (1:23)
  • 2 I Hate You, Rob Crow (Album Version) (1:13)
  • 3 Taste (3:28)
  • 4 Over Your Heart (3:30)
  • 5 Up (2:26)
  • 6 Chucked (2:37)
  • 7 Burns (4:08)
  • 8 Liefeld (1:47)
  • 9 Leveling (3:26)
  • 10 Ring (3:35)
  • 11 Focus (3:19)
  • 12 If Wade Would Call (3:04)
  • 13 No Sun (1:31)
  • 14 I Hate You, Rob Crow (Single Version) (2:09)

enregistrement

“Toutes les chansons sont enregistrées, produites et jouées par Rob dans sa chambre, sauf quelques parties probablement enregistrées dans la maison de Zach pendant qu’il déjeunait. » - Masterisé par John Golden

line up

Rob Crow (chant, guitares, basse, boite à rythmes, synthétiseurs)

remarques

chronique

Styles
pop
rock
indie rock
Styles personnels
power pop endormie

Il est là, sur le seuil de sa maison, sirotant son café de l’aube, posant en bermuda kaki, pas thibulaire. Rob Crow, sur la pochette de son deuxième album sol – enregistré chez lui justement, ainsi que chez ce vampire de Zach Smith, son acolyte au sein de The Ladies - semble humer l’air de la trentaine apaisée. Celle qui retourne aux choses simples après des années incertaines. Il est loin le Rob Crow diaphane, transparent à vrai dire, qu’on pouvait entre apercevoir sur les rares photos de Pinback (duo de San Diego nimbé de mystère). Une autre photo de presse le montre en T-Shirt Drive Like Jehu, ce qui illustre bien le spectre large que peut incarner la scène underground californienne aujourd’hui, puisque le présent "Living Well" est aux antipodes de la formation emocore. Comme le laisse suggérer son titre, cet album est un concentré de plaisir immédiat, persuasif, et pas prise de tête. Ceux qui ont aimé la voix de velours du monsieur sur Team Sleep la retrouveront inchangée ici, accompagnée de son jeu de guitare génial, tout à l’économie, quasiment sans effets. Mais quand il y en a, c’est bien sûr pour nous faire instantanément entrer en lévitation ; en témoignent les percussions discrètes et industrielles de "Burns", dont la coda semble figer le temps ; ou encore le métronome hanté de "Ring", qui nous donne l’impression de pénétrer dans une forêt inviolée depuis la nuit des temps. L’effet sépulcral ajouté sur la voix lors de la fin de la chanson est du plus bel effet. Certains morceaux transpirent la quiétude californienne plus que d’autres, tel ce "No Sun" d’une simplicité Ramonesque, ou "If Wade Would Call", digression nocturne qui semble échouée des sessions Team Sleep, tout comme les 3 accords parfaits du riff de "Taste", d’un gris immaculé. Tous, en tout cas, ne perdent pas avec le temps leur charme distillant bien-être et mystère, dès la première écoute. "Living Well" réconcilie les américains avec la pop la plus pure, comme Grandaddy (ces autres barbus skaters en bermuda) l’a fait avant lui : avec une totale décontraction, mais en étant sur de faire mouche à 100 %. Rob Crow, la force tranquille.

note       Publiée le mercredi 27 février 2008

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ezekiel › jeudi 28 février 2008 - 16:02  message privé !
j'ai pas encore ecouter les projets de solo de Rob Crow mais je confirme que Pinback c'est énorme !!!!